mercredi 28 janvier 2026

Dans la jurisprudence imamite, que certains voudraient « orthodoxiser » et faire passer comme islamiquement correcte (comme une cinquième école juridique, sous le doux nom de Fiqh Ja’farite), un homme n’est pas tenu de demander à une femme à qui il propose le mariage temporaire, si elle est déjà mariée ou pas, et cela même si des gens l’informent que la femme en question est déjà mariée ou si lui même en a le pressentiment !
Cheikh al-Tusî, surnommé Cheikh al-Tâ’ifah, rapporte dans son ouvrage Tahdhib al-Ahkâm, un des quatre ouvrages de références de la tradition Imamite, les deux hadith suivants :

وعنه عن أيوب بن نوح عن مهران بن محمد عن بعض اصحابنا عن ابى عبدالله عليه السلام قال: قيل له ان فلانا تزوج امرأة متعة فقيل له ان لها زوجا فسألها فقال ابوعبدالله عليه السلام: ولم سألها؟
On a demandé à Abu Abdallah (le 6ème Imâm Ja’far al-Sâdiq) : Untel s’est marié avec une femme en faisant un [mariage] mut’ah, puis on informa [cet homme] que la femme avait déjà un mari. Alors il s’enquit de cela auprès de la femme. Abu Abdallah (as) a alors dit : mais pourquoi il lui a demandé ?

et :

عن فضل مولى محمد بن راشد عن ابى عبدالله عليه السلام قال: قلت اني تزوجت امرأة متعة فوقع في نفسي أن لها زوجا ففتشت عن ذلك فوجدت لها زوجا قال: ولم فتشت؟
D’après Fadl Mawlâ Muhammad ibn Râchid :
J’ai dit à Abu Abdallah (as) : J’ai fait un mariage temporaire (mut’ah) avec une femme et ensuite j’ai soupçonné en moi qu’elle avait déjà un mari, j’ai donc fait des recherches et j’ai effectivement trouvé qu’elle avait un mari.
Abu Abdallah a alors dit : mais pourquoi as-tu chercher à savoir/vérifier ?1

Et ne croyez pas que ce sont là des textes sans valeurs aucune, rejetés ou ignorés, bien au contraire les Ayatollahs se basent précisément sur ces récits attribués aux Imams dits infaillibles dans leurs Fatwa pour considérer comme valide un mariage temporaire avec une femme déjà mariée. En effet les Chiites ayant pris 12 Imams comme Guides infaillibles et mis de côté le Prophète qui n’est qu’un faire-valoir qui a uniquement passé son temps à désigner son successeur2, les Ayatollah vont donc se baser uniquement sur les récits des Imams. Et loin de remettre en cause les propos abjectes qu’ils leur attribuent ici, les Ayatollah vont reprendre littéralement le contenu de ces Hadith et donc encourager leurs adeptes à la débauche et à fermer les yeux sur le statut des femmes qu’ils vont épouser temporairement.
Voici trois Fatwa de savants de référence contemporains qui reprennent les propos attribués aux Imams ici.

Le Grand Ayatollah al-Sistani
Celui-ci dit dans son ouvrage intitulé Minhâj al-Sâlihîn et que l’on pourrait traduire par « La voie des Vertueux » (sic) écrit :

مسألة 260 : يستحب ان تكون المتمتع بها مؤمنة عفيفة، وان يسأل عن حالها قبل الزواج مع التهمة من انّها ذات بعل أو ذات عدة أم لا، واما بعد الزواج فلا يستحب السؤال، وليس السؤال والفحص عن حالها شرطاً في الصحة.
Question 260 : il est recommandé que l’épouse temporaire soit croyante et vertueuse. [Il est recommandé que l’homme] demande à propos de sa situation avant le mariage, dans le souci de savoir si elle possède un mari ou si elle est en période de viduité. Par contre, après le mariage, il n’est pas recommandé de questionner (sur ces choses là). Et le questionnement et la vérification (enquête) sur sa situation n’est pas une condition de la validité [du mariage temporaire].3

Le Grand Ayatollah Sayyid Abd al-‘Ala al-Moussawi
Celui-ci écrit dans son ouvrage de Fiqh, Jâmi’ al-ahkâm ach-Char’iyât, les propos suivants :

يستحب أن تكون المتمتع بها مؤمنة عفيفة , والسؤال عن حالها وأنها ذات بعل أو ذات عدة أم لا , وليس السؤال والفحص عن حالها شرطاً فى الصحة .
Il est recommandé que l’épouse temporaire soit croyante et vertueuse, ainsi que le questionnement au sujet de sa situation et pour voir s’il est possède déjà un mari ou si elle est en période de viduité.
Et le questionnement et l’enquête au sujet de sa situation n’est pas une condition de validité [du mariage temporaire].4

Le Grand Ayatollah al-Moussawi al-Khomeyni
On peut lire ses propos dans son ouvrage intitulé Tahrîr al-Wasîlah :

يستحب أن تكون المتمتع بها مؤمنة عفيفة ، و السؤال عن حالها قبل التزويج و أنها ذات بعل أو ذات عدة أم لا ، و أما بعده فمكروه ، و ليس السؤال و الفحص عن حالها شرطا فى الصحة .
Il est recommandé que l’épouse temporaire soit croyante et vertueuse, ainsi que le questionnement au sujet de sa situation avant le mariage, et [vérifier] que celle ci ne possède pas un mari ou si elle est en période de viduité. Et après le mariage, ce questionnement est detesté (makrouh). Et le questionnement et la vérification au sujet de sa situation n’est pas une condition de validité [du mariage temporaire].5

Comme vous pouvez l’observer, la formulation employée par ces trois Ayatollah est identique, un copié-collé en bonne et due forme et pourtant ce sont ces prêcheurs qui usent et abusent de l’expression des « portes de l’Ijtihad qui sont restées ouvertes dans le Chiisme Imamite contrairement aux Écoles de Fiqh Sunnite », alors qu’on peut voir ici un exemple parmi d’autres d’imitation aveugle du propos cité dans les Hadith sans aucune réflexion sur les conséquences d’une telle autorisation.
Peut-on croire un seul instant que des personnages aussi distingués que Ja’far al-Sâdiq, tel que nous le connaissons selon nos propres sources islamiques (Sunnites), ait pu à un seul instant tenir ce genre de propos ? Jamais, par Allah, nous jurons que Ja’far al-Sâdiq, ainsi que tous les autres personnages distingués des Ahl al-Bayt, issus des reins de Fatima sont innocents de tous ces mensonges et ignominies que leur attribuent les Imamites.
Mais malheureusement comme vous pouvez le voir, ces mensonges sont relayés par les Ayatollah Chiites pour pervertir la société. Et tout ça au nom des enseignements de la « Sainte Famille Purifiée » du Prophète , selon la formule employée par les propagandistes Imamites6.
{quranar}وَلَوْلَا إِذْ سَمِعْتُمُوهُ قُلْتُمْ مَا يَكُونُ لَنَا أَنْ نَتَكَلَّمَ بِهَذَا سُبْحَانَكَ هَذَا بُهْتَانٌ عَظِيمٌ{/quranar}
{quranfr}Que n’avez-vous dit, en entendant cela [calomnies] : «Il ne nous sied pas de tenir de tels propos ! Gloire et Pureté à Toi [Ô Allah]! C’est une calomnie énorme !» {/quranfr}

N’importe quel non musulman qui lira ce genre de récits et de propos (Fatwa), ne croira pas un seul instant que ceci puisse exister dans la religion Musulmane. Et même un Chiite Imamite qui a su garder ne serait-ce qu’une once de sa Fitra et de lucidité, ne pourra qu’être choqué par ces infamies et les rejeter.
Nous avons souhaité illustrer notre propos en incluant cet extrait vidéo où un intervenant [ex-]Imamite explique qu’il a rejeté l’Imamisme pour embrasser l’Islam, en raison, précisément de cette ignominie qu’il a découvert lorsqu’il a fait part à son Cheikh [Imamite] de son projet de contracter un mariage temporaire avec une femme, dont il a découvert par la suite qu’elle était déjà mariée.
Il explique que son Cheikh l’incita quand même à accomplir ce mariage temporaire avec cette femme mariée, et de lui expliquer l’énorme récompense divine qu’il obtiendrait en jouissant de cette femme !
L’intervenant poursuit ensuite, en disant que deux jours après il a expliqué et posé son cas à un Cheikh Sunnite et que celui-ci l’a vivement exhorté en lui disant « L’œil fornique et sa fornication est le regard ! » L’intervenant, littéralement écœuré, explique que c’est cette monstruosité et perversité qui l’a poussé à rejeter l’Imamisme :

Pour ceux qui parmi les Imamites seront aveuglés par leur sectarisme et qui oseront dire qu’il s’agit ici d’un montage, d’une mise en scène « Wahabito-Sioniste » nous les invitons à relire les Fatwa ci-dessus émises par des grandes sommités Imamites contemporaines qui approuvent et valident un tel comportement. Quant aux lecteurs Imamites non-sectaires et autres, nous les invitons à réfléchir sur les croyances dont les adeptes disent tirer leur origine des Infaillibles comptant parmi eux la fille du Prophète , Fatima .
Remarque :
L’intervenant [ex-]Imamite explique dans cet extrait vidéo que son Cheikh lui déclara que l’homme qui accomplit un mariage temporaire, lorsqu’il accomplit son bain rituel (Ghusl) après avoir eu un rapport sexuel dans le cadre d’un mariage temporaire, se verra créés par la grâce d’Allah 70 000 anges pour chaque goutte du Ghusl qui s’égouttera de son corps.
Et n’allez pas croire encore ici qu’il s’agit ici d’ affabulations de ce Cheikh Imamite car cette croyance existe bel et bien dans les ouvrages de traditions imamites, ce sont les propos d’un Infaillible tels que rapportés par les traditionalistes Imamites.
Al-Hurr al-‘Âmilî et al-Allâmah al-Majlissî, les deux célèbres traditionalistes Imamites rapportent ce récit dans leurs ouvrages respectifs :

عن أبي عبد الله قال : ما من رجل تمتع ثم اغتسل إلا خلق الله من كل قطرة تقطر منه سبعين ملكا يستغفرون له إلى يوم القيامة ويلعنون متجنبها إلى أن تقوم الساعة.
D’après Abu Abdallah (as) : « Aucun homme n’effectue un mariage Mut’ah et prend ensuite son bain rituel (Ghusl), sans qu’Allah ne crée pour chaque goutte qui s’égoutte de son corps 70 000 anges qui demandent le pardon pour lui jusqu’au Jour Dernier et maudissent celui qui s’en écarte [de la pratique du mariage Mut’ah !] jusqu’à ce que l’Heure arrive7.

JNuvTCE-
En dépit de ce que les apparences pourraient laisser penser, il ne faut pas croire que les liens politiques entre les Iraniens Imâmites et le Hamas (Sunnite) aplatissent du même coup les divergences doctrinales et dogmatiques. Nous vous proposons de découvrir un des cadres éminents du Hamas, de surcroit professeur d’Université des Sciences  Islamiques, Salih al-Ruqba, et l’ouvrage الوشيعة في كشف شنائع وضلالات الشيعة (al-Wachî’ah fî Kachfi Chanâ’i’ wa Dalâlât al-Chî’ah, Les preuves solides (lit. bobine du tisserand) dans le dévoilement des vilenies et égarements des chiites) qu’il a écrit pour décrire ce qu’il dénonce comme la secte la plus dangereuse pour la Oumma, la plus égarée et la pire dans les dissensions (fitna) [qu’elle provoque].

Son site officiel  : www.drsregeb.com.
L’ouvrage dont nous parlons est disponible en téléchargement dans sa section « Mes ouvrages » : cliquez ici.
Voici reproduit ici l’intégrale de l’introduction de cet ouvrage, avec la traduction :

المقدمة:
الحمد لله وحد ه..والصلاة والسلام على رسول ا لله وعلى آله وصحبه وسّلم تسليمًا كثيرًا. أما بعد:
فيقول الله تعالى:(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله حق تقاته ولا تموتن إلا وأنتم مسلمون)آل عمرا ن: ١٢٠ .(يا أيها الناس اتقوا ربكم الذي خلقكم من نفس واحدة وخلق منها زوجها وبث منهما رجالا كثيرًا ونساء واتقوا ا لله الذي تساءلون به والأرحام إن الله كان عليكم رقيبًا) النساء: ١.(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله وقولوا قولا سديدًا يصلح لكم أعمالكم ويغفر لكم ذنوبكم ومن يطع الله ورس وله فقد فاز .٧١- فوزًا عظيمًا)الأحزاب ٧٠-٧١
فإن الباعث على إعداد هذا الك تاب هو ما لوحظ م ن زيادة نشاط الدعوة للشيعة الإثنى عشرية في الآونة الأخيرة على مستوى قطاع غزة خاصة من بعض الشباب المسلم المخدوع المغرر ب ه- ممن وقعوا ضحية التقية والجه ل- ولما حصل من غفلة كثير من عوام المسلمين عن خطر هذه الفرقة على الدين الإسلامي، وما في عقيدتها من كفريات، وبدع، وضلالات، وسقائم ، وشنائ ع ومن أ مثلتها:الطعن في القرآن الكريم، والطعن السنة النبوية الصحيحة، والطعن في الصحابة رضوان الله عليه م، والغلو في الأئم ة إلى حد التألي ه، وتكفير أهل السنة، وعبادة القبور ، وتحليل المتعة الجنسية ، وضرب الصدور والرأس بالس لاسل وا لسيوف.وشنائع الإمام المنتظر، والرجعة، والتق ية، والبداء، والطينة، والغيبة..الخ.
كما أن الرافضة من أخطر الفرق على الأمة، وأشدها فتنة وتضلي ً لا، خصوصًا على العامة الذين لم يقفوا على حقيقة أمرهم، وفساد معتقدهم..والشيعة في هذا الزمان قد أحدثوا حي ً لا جديد ة لاصطياد من لا علم عنده من أهل السنة، والتأثير عليه بعقيدتهم الفاسدة الكاسدة. فمن ذلك ما أحدثوه من دعوة التقريب بين السنة والشيعة، والدعوة إلى تناسي الخلافات بين الطائفتين. وما هذه الدعوة إلا ستار جديد للدعوة للرفض والتشيع، ونشر هذه العقيدة الفاسدة بين صفوف أهل السنة، وإلاَّ فالشيعة لا يقبلون التنازل عن شيء من عقيدتهم.
ولقد عزمت على إعداد وجمع هذا الكتاب تبصيرًا للشباب المسل م، وتعريفًا وتوعية لهم، وإقامة الحجة على من وقع فريسة التضليل والخداع، والجهل والتقية، واعتمدت في جمعه على ما كتبه علماء الشيعة الإثنى عشرية المعروفون والمشهورون عندهم، وما كتبه أهل العلم المتخصصون المطلعون على دين وضلالات الشيعة من علماء أهل السن ة. ولعل أهم كتاب في ذل ك:أصول مذهب ال شيعة الإمامية الإثنى عشري ة عرض ونق د:ال دكتور ناصر بن عبد الله بن علي القفار ي. الذي هو في الأصل رسالة دكتوراه قدمت لقسم العقيدة بكلية أصول الدين، جامعة الإمام محمد بن سعود الإسلامية، والكتاب فريد في نوعه، ولعّله موسوعة جامعة في بيان كفريات وضلالات الشيعة الروافض، ونقدها بأسلوب علمي، جزى الله تعالى مؤلفه خيرًا.
وقد التزمنت ف ي إعداد هذا الكتاب (الذي سميته الوشيعة في كشف كفريات وشنائع الشيعة) الموضوعية، والحيادية، فلم أجمع عن القوم إلا ما كان موثقًا من مراجعهم ومؤلفاتهم المعتمدة عند القوم.
وهذا ا لكتاب تذكرة للنا س، وتبيان الح ق، وكشف لأسرار ال شيعة وما عندهم من معتقدا ت فاسدة ، وما يعتقدونه من شركيات ، وما يعتقدونه ف ي القرآن الكريم، وخلفاء رسو لنا الكريم وسنته صلى الله عليه وسلم إذ أن كل معتقد لديهم فيما ذكر مخرج من المل ة. ويأبى الله إلا أن يتم نوره ويحفظ هذا الدين ويظهره على الدين كله ولو كره المشركون.
وأخيرًا وما أريد إ لا البلا غ والإصلاح والهداية، وإ قامة الحج ة..اللهم أشهد أني بلغت..اللهم أشهد أني بلغت.

الدكتور صالح الرقب
الأستاذ المشارك بقسم العقيدة
الجامعة الإسلامية – غزة
Introduction :
La louange est à Allah Seul, que la prière et le salut soit sur le Messager d’Allah, sur sa famille et sur ses Compagnons, et qu’ils soient salués abondamment.
Allah dit : «Ô croyants ! Craignez Dieu comme Il mérite d’être craint et veillez à mourir en étant musulmans (soumis) ! 8» et Il dit : «Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être et qui, ayant tiré de celui-ci son épouse , fit naître de ce couple tant d’êtres humains, hommes et femmes ! Craignez Dieu au nom duquel vous vous demandez mutuellement assistance ! Respectez les liens du sang. En vérité, Dieu vous observe en permanence.9» et Il dit : «Ô croyants ! Craignez Dieu et dites des choses conformes à la vérité, afin qu’Il rende vos œuvres plus méritoires et absolve vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète obtiendra un immense succès.10».
La raison qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est ce que chacun a pu remarquer concernant l’intensification de l’activité des Chiites Duodécimains (Imamites) dans leurs efforts de Da’wah (prêche, propagande) ces derniers temps, principalement dans la bande de Gaza. Notamment en direction de certains jeunes musulmans qui se sont fait duper, tromper et ont été les victimes de la taqiya (mensonges dans le but de faire des adhérents) et de l’ignorance. Ceci est également dû à la méconnaissance que les gens de la masse ont du danger que le chiisme représente pour la religion islamique, de toutes les croyances païennes que contient ce dogme, ainsi que ses innovations, ses égarements, ses défectuosités, ses horreurs, …
Par exemple : leurs accusations (de falsification) au sujet du Coran, leurs accusations (critiques mensongères) au sujet de la Sunna authentique, leurs attaques calomnieuses vis à vis des Compagnons -qu’Allah les agrée-, l’exagération au sujet des Imams au point de les diviniser, l’excommunication des Sunnites (qu’ils considèrent mécréants), l’adoration des tombeaux, l’autorisation de la jouissance sexuelle temporaire (à travers le mariage mut’ah), l’auto-flagellation avec des chaînes et des sabres, les atrocités (chanâi’) [croyance] au sujet de l’Imam Attendu (al Mehdi), la [croyance au sujet de] Raja’ah (le retour)11, la dissimulation/tromperie (taqiya), la [croyance au sujet de] Badâ’ 12, la [croyance au sujet de] Tînah13, la [croyance au sujet de] Ghayba (l’occultation, l’Imam occulté), et autres hérésies…
Les Rafidites (Chiites Imamites) constituent l’un des groupes les plus dangereux de cette communauté, celui qui a produit le plus de désordre et qui égare le plus. Il est surtout dangereux pour les gens de la masse, ceux qui n’ont pas connaissance de la réalité de ce groupe, et de la dépravation de leurs croyances.
Les Chiites d’aujourd’hui ont inventé une nouvelle stratégie pour piéger, parmi les Sunnites, ceux qui ne (les) connaîssent pas, et ainsi répercuter sur eux leurs mauvaises croyances invendables. Parmi les nouveaux moyens qu’ils utilisent : l’appel au rapprochement entre les Sunnites et les Chiites et (l’appel) à oublier les divergences qui les divisent. Or, cet appel n’est qu’un moyen de convertir les gens au rafidisme et au chiisme. Un moyen de répandre cette croyance corrompue dans les rangs des Sunnites. Car en effet, les Chiites n’acceptent de délaisser aucune de leurs croyances.
Je me suis donc décidé à préparer et écrire ce livre pour ouvrir les yeux au jeunes musulmans, pour qu’ils prennent connaissance (de ce dogme) et éveiller leur conscience, et aussi pour établir la preuve contre ceux qui se font les chevaliers de l’égarement et de la tromperie, de l’ignorance et de la taqiya (dissimulation).
[Pour écrire ce livre], je me suis basé sur ce qu’ont écrit les savants Chiites duodécimains les plus connus et réputés chez eux, ainsi que sur ce qu’ont écrit les spécialistes parmi les savants des partisans de la Sunna (ahl al-Sunna) qui ont étudié la religion chiite et ses égarements. Le (livre le) plus importants à ce sujet est probablement : «Les fondements de l’école chiite imamite duodécimain : présentation et critique» du Docteur Nâsir ibn ‘Abdullah Ali al-Qafârî, qui est à la base une thèse de doctorat qui a été défendue dans la section dogme (al ‘Aqîda) dans la faculté des fondements de la religion, à l’Université de al-imâm Mohammed ibn Sa’ûd al islâmiya. Le livre est unique en son genre, il constitue quasiment une encyclopédie complète qui démontre les mécréances et égarements des Chiites Rafidites en les critiquant d’une manière scientifique. Qu’Allah récompense en bien son auteur. En écrivant ce livre que j’ai appelé « al-Washi’a fi Kashfi Kufriyyât wa Chanâi’ al-Shî’a« , je me suis imposé, l’objectivité et la neutralité. Je n’ai donc repris, de ce groupe, qu’en puisant chez leurs savants reconnus et leurs livres de référence.
Ce livre est un rappel pour les gens, pour exposer la vérité, dévoiler les secrets des Chiites et tout ce qu’ils possèdent comme croyances erronées, ce qu’ils ont comme croyances polythéistes, ce qu’ils croient au sujet du Noble Coran, des Califes de notre Noble Prophète ainsi que de sa Sunna (saw). Car toutes leurs croyances au sujet de ce qui a été évoqué (ci-dessus) fait sortir de la voie de l’islam. Et Allah ne fera rien d’autre que d’étendre Sa Lumière, protéger cette religion et lui donner la suprématie sur toutes les autres religions, n’en déplaise aux polythéistes.
Et enfin, je [précise que je] ne cherche que la transmission [de la vérité], la réforme, la guidance et établir la preuve.
Ô Allah soit témoin que j’ai transmis [cette vérité]. Ô Allah soit témoin que j’ai transmis [cette vérité].
Docteur Sâlih al-Ruqbah
Professeur co-associé  du département de la Croyance (Aqidah).
Université Islamique de Gazza.

On comprend ici la motivation du Docteur Salih al-Ruqbah, il a pu observer à Gazza les effets dévastateurs de la propagande imamite (notamment sur les jeunes qui ignorent la réalité de cette secte) et il explique ici qu’il a écrit son ouvrage en réponse à cette propagande sournoise qui avance à visage couvert, motivé soit disant par le rapprochement et la fraternité entre les sunnites et chiites.
Il dit explicitement que le chiisme imâmite représente « un danger pour la religion Musulmane » !
Et comme on peut le voir ci-dessus, il énonce ensuite un échantillon des hérésies de cette secte :
– un dogme hérétique parsemés de mécréance.
– des innovations
– des égarements
– des tromperies
– des horreurs (dogmatiques)
Il cite plus précisément des exemples :
– accusation de falsification du Coran
– accusation envers les compagnons
– extrémisme hérétique dans la croyance vis à vis de leurs Imams
Takfir des Gens de la Sunna
– Adoration des tombes
– Légalisation du mariage Mut’ah
– Processions folklorique et sanguinaire de Ashura avec des chaines et épées.
– Croyance hérétique sur l’Imam occulté
– La doctrine du retour de l’Imam occulté (al-Raja’a)
– la Taqiya
– Doctrine hérétique du Bada’

Parmi les questions qui ont embarrassé les prêcheurs Imamites, est celle qui consiste à demander pourquoi l’Imam Ali a donné à certains de ses enfants des prénoms identiques à ceux des trois premiers Califes, qui comme vous le savez sont dans le Chiisme Imamite de véritables hypocrites et les pires ennemis du Prophète . Pour tenter de masquer cette contradiction, les Imamites vont inventer toute sorte de motifs plus irrationnels les uns que les autres.
En voici un qui permettra aux lecteurs de comprendre jusqu’où peut aller ce déni de la part des Imamites, il s’agit d’une parole attribuée à l’Imam Ali dans l’ouvrage intitulé Kitâb Sulaym Ibn Qays :

إني قد سميت ثلاثة بنين لي أبا بكر وعمر وعثمان ، فإذا سمعتموني أترحم على أحد من أئمة الضلالة فإني أعني بذلك بني
J’ai appelé trois de mes enfants Abu Bakr, Omar et Othman. Ainsi lorsque vous m’entendez invoquer la miséricorde d’Allah (rahma) sur l’un des Imams de l’égarement, [et bien sachez] que je désigne en réalité mes enfants14.

L’auteur imamite de l’ouvrage « Réfutation du Livre Questions qui conduit des jeunes chiites à la vérité » (radd kitâb as’ilat qâdat shabâb al-Chi’at ilâ al-haqq), n’hésite pas de son côté à ajouter le commentaire suivant :

ولعل التسمية حفظا لهم من القتل
Et il se peut que ces noms leur aient été donnés pour les protéger de se faire tuer.

Pour celui qui raisonne un tant soit peu, il est clair que ce genre de propos ne peut convaincre et qu’il s’agit de tentatives plutôt saugrenues visant à masquer l’évidence, en l’occurrence que Ali Ibn Abi Talib ait nommé certains de ses enfants des prénoms des trois premier califes, et cela en leur hommage.
L’on peut également trouver sur les sites de propagande Imamite et sur certains forums dans lesquels les Chiites prêchent ce genre de propos :

Penser que l’Imam Ali (as) a donné à l’un de ses Fils le prénom de Omar, en l’honneur de Omar Ibn Abi Salma (ra), est une hypothèse très plausible, solide et justifiée.

Ainsi Ali aurait donné le nom de Omar à l’un de ses fils en hommage à son proche compagnon Omar ibn Abi Salma. Et l’Imamite de citer les arguments suivants :

1) Asadul Al-Ghaba fi Ma’rifatou al –Sahaba, de ibn Al-Athir, toujours sous les chapitres ‘Ayn, ou il est dit dit:
Traduction ( Uniquement des passages soulignés): Omar bin Abi Salma Ibn Al-Asad A-Kurachi El-Makhzumi , le beau fils du Prophète car sa mère était Oum Salma, la femme du Prophète … Il était dans le rang de Ali dans la bataille de Jamal, qui l’a designé gouverneur de Bahrayn et Faris.
2) Tarîkh Al-Rousoul wal Mouloûk, de l’historien Al-Tabari, page 1023:
Oum Salma dit à l’Imam Ali, concernant la bataille d’al-djamal, qui opposait l’Imam Ali (ps) à la mere des croyants Aïcha , Talha et Zubeyr:
Traduction: Ô le Commandeur des croyants (Ali), si ce n’est parce que je crains de désobéir à Allah Azza wa jal, et que tu le refuserais, je serais sortie à tes cotés! Ceci est mon fils, Par Allah, il m’est plus chère que ma propre personne. Il sortira avec toi pour être (combattre) à tes cotés »…

Dans leurs tentatives de vouloir à tout prix fournir un argument visant à s’opposer aux Sunnites, les prêcheurs Chiites ne se rendent pas compte de l’incohérence de leurs citations, quand bien même celles-ci seraient de « sources sunnites ». Il ne suffit pas seulement qu’elles émanent du référentiel de leurs interlocuteurs, encore faut-il qu’elles aient une certaine cohérence avec l’élément discuté.
En effet, pour répondre de la manière la plus simple et concise qu’il soit, il nous suffit de mentionner que ce Omar ibn Salma est né durant l’an 2 de l’hégire en Abyssinie15 et que Omar ibn Ali ibn Abi Talib, surnommé Omar al-Atraf est né entre l’an 12 et 17 de l’hégire16. Ce qui nous permet de dire qu’au moment de la naissance de Omar le fils de Ali ibn Abi Talib, Omar ibn Salma avait entre 10 et 15 ans. A cet âge là, il ne représentait encore rien pour Ali , il était encore un jeune adolescent, c’est par la suite, notamment durant les campagnes de Ali , la bataille du Chameau ou la bataille de Siffin ou plus tard les batailles que Ali a mené contre les Khawârij que Omar ibn Salma est devenu proche de Ali . Mais à l’époque de la naissance de son fils Omar, il n’avait encore aucune signification du point de vue compagnonnage, l’argument que mettent en avant les Imamites à l’image de celui cité ci-dessus.
Voici quelques récits « de sources sunnites » également qui permettront aux lecteurs de voir que le choix de ces prénoms par Ali pour certains de ses enfants n’est pas anodin mais était plutôt lié à l’amour et la vénération qu’il éprouvait à l’égard de ces compagnons honnis par les Chiites. À l’exemple de ce que rapporte l’Imam Dhahabi dans son Târîkh à propos de Omar [al-Atraf] ibn Ali ibn Abi Talib :

قال الزبير بن بكار: حدثني محمد بن سلام، حدثني عيسى بن عبد الله بن محمد بن عمر بن علي قال: سألت أبي، فحدثني عن أبيه، قال: عمر بن علي: ولدت لأبي بعدما استخلف عمر، فقال له: يا أمير المؤمنين ولد لي الليلة غلامٌ، فقال: هبه لي. قال: هو لك. قال: قد سميته عمر ونحلته غلامي مورقاً. قال ابن الزبير: فلقيت عيسى فحدثني بذلك.
D’après Issa ibn Abd Allah Ibn Muhammad ibn Omar ibn Ali : j’ai questionné mon père et il m’a rapporté d’après son père Omar ibn Ali qui a dit :
Je suis né après que Omar ait accédé au califat, et il (Ali) a alors demandé (à Omar) : « Ô Commandeur des croyants j’ai eu un fils cette nuit ». Il (Omar) a dit : « Laisse moi lui choisir son nom »17. J’ai répondu : « Il est à toi ». Il (Omar) a dit : « Je le nomme Omar et je lui offre mon jeune serviteur18 Muwaraq ».
Ibn Zubayr ajoute : « j’ai rencontré ‘Issa (le petit fils de Omar ibn Ali) et il m’a raconté la même chose ».19

Récit corroboré par al-Baladhûri qui précise dans son ouvrage al-Ansâb que :

وكان عمر بن الخطاب سمى عمر بن علي باسمه ووهب له غلاما سمي مورقا
Et Omar ibn al-Khattab a nommé Omar ibn Ali en lui donnant son nom et lui a offert un jeune serviteur du nom de Muwaraq [comme esclave]20

Enfin al-Muhib al-Tabari mentionne de son côté :

عن أبي سعيد قال: رأيت غلاما ما أدرى غلام هو أم جارية ما رأيت أحسن منه جالساً إلى جنب علي بن أبي طالب، فقلت له: عافاك الله!! من هذا الفتى إلى جانبك؟ قال: هذا عثمان بن علي، سميته بعثمان بن عفان، وقد سميت بعمر وبالعباس عم رسول الله صلى الله عليه وسلم، وسميت بخير البرية محمد صلى الله عليه وسلم، وأما حسن وحسين ومحسن فإنما سماهم رسول الله صلى الله عليه وسلم.
D’après Abu Sa’id : J’ai aperçu un enfant et je n’ai pas su si c’était un garçon ou une fille, je n’ai pas vu [d’enfant] mieux/plus beau que lui, assis à côté de Ali ibn Abi Talib, et je lui (à Ali) ai demandé : « Qu’Allah te protège, quel est donc ce jeune enfant qui se tient à tes côtés ? » Il a répondu « Celui-ci est Othman ibn Ali, je l’ai appelé [ainsi] en raison de Othman ibn Affan, et j’ai également donné le nom [à mes enfants] de Omar et d’al-Abbas, oncle du Prophète, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, et j’ai également donné le nom [à mes enfants] du meilleur des créatures, Muhammad, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, mais en ce qui concerne Hassan, Houssein et Muhsine, c’est le Messager d’Allah, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, qui les a nommé ainsi21.

Ces citations parlent d’elles-mêmes, à moins là encore de décrire Ali comme une personne peureuse qui n’a pu donner les prénoms qu’il voulait à tous ses enfants et que les Califes se sont une fois de plus imposés, en plus d’avoir usurpé le Califat, agressé sa noble épouse Fatima (radiallahou anha) au point de tuer son fils Al-Muhsin encore en elle, et elle de mourir quelques mois plus tard de ses blessures. La haine des Imamites envers les Compagnons étant incommensurable, la réécriture de l’Histoire est une constante chez eux, ils en arrivent même à nier le mariage de Omar avec la fille de Ali et Fatima (raaf), la dénommée Um Kulthum, mariage qui évidemment est confirmé autant par les sources Chiites que par les sources Sunnites22. Là encore les prêcheurs imamites nient son existence au point d’inventer des récits qui nous paraitraient cocasses si tant est qu’il nous soit permis d’utiliser cette expression tant le sujet est sérieux et grave23.
C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que se fait le retour.
A l’image de l’Imam Ali nombreux sont les descendants du Prophète à avoir donné à leurs enfants ces noms que les Chiites détestent, Abu Bakr, Umar, Aïsha, Hafsa et cela indique clairement qu’ils n’éprouvaient aucune hostilité envers les compagnons et épouses du Prophète . Voici quelques descendants de Ali qui portaient ces noms.

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Abû Bakr :
– Abû Bakr ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Abû Bakr ibn al-Hassan ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Abû Bakr, kunya (surnom) de Zîn al ‘Âbidîn (4ème Imam)
– Abû Bakr ibn Mûsa al Kâdhim (7ème Imam)
– Abû Bakr, kunya (surnom) de Alî al-Ridâ (8ème Imam)
– Abû Bakr ibn Abdillah ibn Ja’far ibn Abî Tâlib (frère de l’Imam Alî ibn Abî Tâlib)
– Abû Bakr ibn al-Hassan al-Muthannâ ibn al-Hassan al-Sibt ibn Alî ibn Abî Tâlib

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Omar :
– Omar al Atraf ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn al-Hassan ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn al-Houssein ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar al-Achraf ibn Alî zîn al-‘Âbidin ibn al-Houssein ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn Mussâ al-Kâdhim ibn Ja’far al-Sâdiq
– Omar ibn Yahya ibn al-Hussein ibn Zayd al-Shâhid ibn Alî zîn al-‘Âbidin ibn al-Hussein ibn Alî ibn Abî Tâlib

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Othmân :
– Othmân ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Othmân ibn ‘Aqîl ibn Abî Tâlib (‘Aqîl : frère de Alî ibn Abî Talîb)

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Aïcha :
– Aïha bint Ali Zîn al-‘Âbidin (4ème Imam)
– Aïcha bint Ja’far al-Sâdiq (6ème Imam)
– Aïcha bint Mussâ al-Kâdhim (7ème Imam)
– Aïcha bint Ali al-Ridâ (8ème Imam)
– Aïcha bint Ali al-Hadî (10ème Imam)

Nombreuses sont les sources sunnites et imamites qui mentionnent les noms de ces descendants du Prophète , issus de l’union entre Alî ibn Abî Tâlib et Fâtima (radiallahou anha) fille du Prophète , mais nous ne nous sommes basés ici que sur des sources imamites24.

Ces noms n’ont pas été donnés par hasard, et nous pouvons affirmer que ces mêmes descendants de Ali et Fatima ne ressentaient aucune hostilité envers ces compagnons et épouses du Prophète car en effet, quel être humain donnerait le nom de l’homme ou la femme qui a tué ses parents ? Pensez-vous que vous trouveriez un Juif portant le nom Hitler par exemple ? Ou un Tchétchène qui s’appellerait Poutine ? Ou un Palestinien qui porterait le prénom Sharon ? Ou un Chiite irakien qui a perdu son père durant le règne de Saddam Hussein donner le prénom Saddam à son fils ? Car logiquement dans l’imaginaire d’une personne victime d’un crime, celle-ci aura en horreur le lieu de cette agression, le visage de son agresseur mais aussi le nom de l’auteur de ce crime, c’est ainsi que les Chiites s’associant à cette position de victime des Ahl al-Bayt, ont en horreur les noms des ennemis du Prophète Muhammad et de sa Famille.

Et il faut savoir que dans le Chiisme Imamite, les injustices citées précédemment ne valent rien à côté de l’injustice subie par les membres des Ahl al-Bayt par les « usurpateurs » que furent Abu Bakr et Omar. Des noms qui aujourd’hui encore, dans l’Irak post-Saddam Hussein, soit plus de 1000 ans après ces évènements, valent à ceux qui les portent une condamnation à mort d’office, on rapporte dans de nombreux articles à propos du chaos actuel irakien le danger de s’appeler Omar, des personnes obligées de changer de nom sur leur papiers d’identité, d’apprendre également les noms des douze Imams car tombés entre les mains des milices Chiites, ceux-ci n’ont que peu de chances de survivre.25 Ou l’on peut lire encore de manière générale dans les sites Chiites, des prêcheurs encourager les Chiites à changer de nom, au cas où l’on porterait ceux des « criminels » comme Aïsha l’épouse du Prophète , voir cette fatwa Chiite sur un site sous la supervision de l’Ayatullâh Sistâni :

SALAAM
I HAVE A SISTER HER NAME IS HUMERA, MANY PEOPLE TOLD MY FAMILY THAT THIS IS NOT A GOOD NAME TO KEEP BECAUSE IT IS REFERENCE TO THE PROPHET WIFE AISHA? WHAT IS THE MEANING OF HUMERA IN ARABIC AND FARSI?
Dear brother,
HUMEYRA means a red girl. It is not a bad name, But if you are in an environment that this name remembers and revives AISHA and her crimes against the Prophet Mohammad and Imam Ali and Imam Hasan, it would be better for your sister to change her name. I propose the name of FATEMA for her.
Many thanks.
Yazdani
Traduction :
Question : J’ai une sœur et son prénom est Humeira, beaucoup de gens disent à ma famille que ce n’est pas un bon prénom à garder car il fait référence à l’épouse du Prophète . Quelle est la signification de Humeira en arabe et en perse ?
Réponse : Humeira veut dire blanche (lit. rousse). Ce n’est pas un mauvais prénom, mais si vous êtes dans un environnement dans lequel ce prénom rappelle Aïsha et ses crimes contre le Prophète Muhammad et les Imams Ali et Hassan, il est préférable pour votre sœur de changer son prénom. Je propose pour elle le prénom Fatima.
Yazdani

Ici même question et même réponse, donné par le docteur Liyakatali du réseau de savants imamites « Aalim Network QA » :

QUESTION : as salaam alaikum
I have a brief question for you concerning the name A’isha. I am fairly new to Islam and me and my wife are expecting our first child. At any rate, I was wondering if such a name would be discouraged within the Shi’a Islamic community due to the association she had with rebelling against ‘Ali etc. or if it is a common enough name so as to not have relevence in such matters. Your advice will be much appreciated.
ANSWER : Salaamun ‘alaykum,
Due to her actions against Imam Ali during the times of the Prophet and after his death (including the famous battle of the Camel), the followers of the ahl al-bayt are not encouraged to keep her name for their children.
Wasallamu ‘alaykum
Traduction :
QUESTION : as-salâm alaykum
J’ai une petite question pour vous au sujet du nom de A’icha. Je suis nouveau dans l’Islam et moi et ma femme nous attendons notre premier enfant. Je me demandais si un tel nom était découragé (désapprouvé) au sein de la communauté islamique Chiite en raison de l’association [de ce nom] avec celle qui s’était rebellé contre Ali etc…Ou bien est-ce un nom commun si répandu qu’il ne peut être associé à une telle chose ? Votre conseil sera beaucoup apprécié.
REPONSE :

Tous ces éléments nous poussent donc à affirmer que dans l’imaginaire Chiite, le nom Umar ne sera pas associé à Omar Ibn Salma mais bien à Omar Ibn al-Khattab l’ennemi du Prophète et de Ali , et que si les Imams Infaillibles, nous devons le rappeler, ont donné ces noms à leurs enfants c’est qu’il n’y avait aucune hostilité entre eux et les Compagnons du Prophète , et que de toute évidence, ces noms ont même été donnés en l’honneur ou en souvenir de ces Compagnons.
Et comment se fait-il que les Imams aient donné ces noms à leurs enfants alors que les savants imamites découragent et invitent leurs disciples à éviter ces noms ?
Trouvons nous aujourd’hui des Chiites imamites qui portent ces noms ?
Plus encore, ces liens entre membres de la Famille prophétique ne se sont pas arrêtés à de simples noms, qui en soit représentent déjà énormément de choses car un nom pour son enfant ne se donne pas au hasard, nombreux sont les Hadiths prophétiques dans lesquels note bien-aimé Prophète Muhammad a parlé de l’importance du choix du nom pour le nouveau-né ou a proposé des noms plus en phase avec l’Islam à des hommes nouvellement convertis à cette Religion car notre Maître savait l’importance des noms, lesquels serviront à être appelés tant ici-bas que dans l’au-delà d’après de nombreux Hadiths prophétiques.
Ainsi donc le choix du nom n’était pas le seul lien qui unissait membres de la Famille Prothétique et Compagnons, il y eut des unions entre eux, à l’exemple de la plus fameuse et la plus niée par les Chiites Imamites celle qui unit Omar Ibn al-Khattab et Um Kulthum Bint Ali Ibn Abi Talib qui fera l’objet d’un article à lui seul tellement ce sujet a soulevé une polémique de la part des prêcheurs Chiites alors que vous le verrez, les preuves de l’existence de ce mariage tant du côté Sunnite que Chiite ne manquent pas, mais un cœur qui se nourrit de haine ne peut admettre l’évidence, et c’est auprès d’Allah que se purifient les cœurs.

Pourquoi ne trouve t-on aucun hadith authentique dans les ouvrages et sources Chiites ?26
Louange à Allâh Seigneur des Univers.

Louange à Allâh qui dit : « Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparait. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez [injustement à Allâh]« 27
Que les bénédictions et la paix soient sur le Messager, miséricorde pour les Univers, ainsi que sur les siens, et ses compagnons et ceux qui les ont suivis de la meilleure des manières jusqu’au jour de la Rétribution.

Ces propos s’adressent à nos chers lecteurs pour leur expliquer qu’il ne se trouve aucun hadith authentique du Prophète dans les ouvrages de référence Imâmites (selon leurs propres standards et règles d’authentification).

I Quelle est la définition du hadith authentique chez les Chiites ?

al-Hassan ibn Zayn al-Din al-Amili :

ما اتصل سنده إلى المعصوم بنقل العدل الضابط عن مثله في جميع الطبقات

Un hadith authentique est un hadith dont « la chaine de transmission est ininterrompue et remonte jusqu’à l’[Imam] Infaillible, en étant composée de rapporteurs droits (‘Adl), précis (Dhâbit) à tous les niveaux [de la chaîne de transmission]28. »

Hussein ibn Abdassamad al-Amilî dit :

ما اتصل سنده بالعدل الإمامي الضابط عن مثله حتّى يصل إلى المعصوم من غير شذوذ ولا علة

Un hadith authentique est un hadith dont « la chaine de transmission est ininterrompue et part d’un Imamite droit (‘Adl) et précis (Dhâbit) rapportant de son semblable et cela jusqu’à l’Infaillible, et sans [que le hadith ne comporte de] de singularité (Chudhudh) ni de défauts cachés, non apparents (‘Illa)29. »

Conclusion (à travers une autre citation) :

وهذا يعني أن الحديث الصحيح هو المسند الذي تتامت فيه سلسلة السند من آخر راو له حتى المعصوم الذي صدر منه الحديث، مع اشتراط أن يكون كل واحد من الرواة في جميع أجيال الرواية إمامياً عادلاً ضابطاً في حفظه للحديث ونقله له
« Tout ceci indique que le hadith authentique (Sahih) est [le hadith dont la] chaîne de transmission débute par le dernier rapporteur jusqu’à l’Infaillible, auteur des paroles (hadith), avec la condition que chaque rapporteur à tous les niveaux (génération) de la chaine soit un imâmite, droit (Adil), précis (Dhâbit) [fiable, n’ayant pas de défaut de mémoire] dans la mémorisation du hadith et dans sa transmission30. »

II Qu’est ce que le [rapporteur/l’homme] droit et qu’est ce que la droiture ?

L’Imam Khomeini dit :

العدالة عبارة عن ملكة راسخة باعثة على ملازمة التقوى مِن ترك المحرّمات وفِعل الواجبات
« Question 28: La droiture est une qualité fermement ancrée (à l’intérieur d’un individu) le poussant à la piété, en abandonnant les interdictions (muharramat) et s’acquittant de ses obligations31.« 

Le savant érudit al-Majlissi dit :

ثم اعلم أن المتأخرين من علمائنا اعتبروا في العدالة الملكة، وهي صفة راسخة في النفس تبعث على ملازمة التقوى والمروة، ولم أجدها في النصوص، ولا في كلام من تقدم على العلامة من علمائنا، ولا وجه لاعتبارها
« Et sache que ceux qui sont venus après parmi nos savants ont établi que la droiture est une qualité, une qualité fermement établie chez l’individu et qui le pousse à rechercher la piété et la moralité [dans ses œuvres]. Et je n’ai trouvé nul texte à ce sujet [sur la notion de droiture] et nul propos de nos savants parmi ceux qui ont précédés al-Allamah et ils ne lui ont accordé aucune considération32. »

Remarque : Al-Allamah ici désigne un savant imamite du 7ème siècle de l’Hégre, Ibn Mutahhar al-Hillî surnommé al-Allamah al-Hilli, contemporain de l’époque d’ibn Taimiyya [ra].  

Observez cette contradiction et ces divergences dans la définition de droiture. Et ce qu’il faut retenir dans tous cela, c’est que les savants Imâmites du hadith n’ont établi (ne se sont prononcés) la droiture que d’une infime minorité de leurs rapporteurs.

La grand savant du hadith al-Hurr al-Amili a dit :

لم ينصوا على عدالة أحد من الرواة، إلا نادراً، وإنما نصوا على التوثيق، وهو لا يستلزم العدالة قطعاً بل بينهما عموم من وجه، كما صرح به الشهيد الثاني وغيره
« Or, [les spécialistes] n’ont que rarement établi la droiture (‘Adâla) d’un transmetteur, ne se prononçant uniquement que sur sa fiabilité (Tawthîq), laquelle n’implique pas nécessairement la droiture. Bien au contraire, puisqu’il y a entre les deux des points de divergence comme l’a attesté le deuxième martyr et d’autres33. »

Remarque : Le « deuxième martyr » (ach-Chahid ath-Thani) est le surnom donné au grand savant imamite al-Hassan ibn Zayn al-Din al-Amili (mort en 965 de l’hégire).

III Question : Est ce que la fiabilité implique la droiture ?

Sayyid Mohyiddin al-Musawi Al-Ghurayfi a dit :

ولا شك في أن هذا التوثيق شهادة منهم بأمانة الموثق، وصدقه في الحديث فحسب، فلا تثبت به عدالته
« Et il ne fait aucun doute que ces témoignage de fiabilité de leurs parts [des savants biographistes Imamites] portent uniquement sur la bonne foi du rapporteur jugé fiable, et sur sa probité (Sidq) dans la transmission du Hadith, c’est tout, mais cela n’établit nullement sa droiture [la droiture du rapporteur)]34. »

La grand savant du hadith al-Hurr al-Amili a dit :

ودعوى بعض المتأخرين: أن (الثقة) بمعنى (العدل، الضابط) ممنوعة، وهو مطالب بدليلها. وكيف؟ وهم مصرحون بخلافها حيث يوثقون من يعتقدون فسقه، وكفره وفساد مذهبه؟!
« Et la prétention de certains modernes comme quoi « fiable » (Thiqa) signifierait « droit – juste » (‘Adl) et « précis »[dans ce qu’il rapporte] (Dhâbit) est irrecevable et il leur incombe d’en fournir la preuve. Comment donc, alors qu’ils disent explicitement le contraire, puisqu’ils jugent [parfois] fiable quelqu’un qu’ils présument coupable d’impiété, de mécréance et d’hérésie ? »35

IV Tout cela signifierait il qu’aucun des hadith imamites ne serait authentique ?

La grand savant du hadith al-Hurr al-Amili a dit :

فيلزم من ذلك ضعف جميع أحاديثنا لعدم العلم بعدالة أحد منهم إلا نادراً
« Et par conséquent, il s’ensuivrait [de tout cela] que nous devrions affaiblir [classer comme faible, da’if] tous nos Hadiths, du fait que l’on n’a que rarement connaissance de la droiture de l’un d’entre eux [rapporteurs Imamites]36. »

Et il (Hurr al-Amili) a dit aussi à un autre passage :

ومن المعلوم – قطعاً – أن الكتب التي أمروا عليهم السلام بها كان كثير من رواتها ضعفاء ومجاهيل وكثير منها مراسيل
« Et il est bien connu et dûment établi que les livres sur lesquels ils [les Imams] nous ont dit de nous baser pour œuvrer, contiennent de nombreux rapporteurs faibles ou inconnus et [contiennent également] de nombreux [Hadith] Marasil37. »

Et il (Hurr al-Amili) a dit aussi à un autre passage :

ومثله يأتي في رواية الثقات، الأجلاء – كأصحاب الإجماع، ونحوهم – عن الضعفاء والكذابين، والمجاهيل، حيث يعلمون حالهم ويروون عنهم ويعملون بحديثهم ويشهدون بصحته. وخصوصا مع العلم بكثرة طرقهم، وكثرة الأصول الصحيحة عندهم.
« Et de la même façon, pour les récits des « Thuqât« , Al-Ajilla’38– comme les Ashab al-Ijma’ ou autres – d’après les faibles, les menteurs et les inconnus, du fait qu’ils connaissent leur situation [de faibles, menteurs ou inconnus] et qu’ils rapportent cependant d’eux, et ils œuvrent d’après les Hadith qu’ils rapportent d’eux et qui cependant témoignent de l’authenticité de ces Hadith. Et ceci d’autant plus qu’ils avaient connaissance de plusieurs [autres] voies [de ces Hadith] et avaient en leur possession de nombreuses sources authentiques [Al-Usul As-Sahiha, les sources primaires des Hadith d’après les Chiites]39. »

Remarque : Ashab al Ijma’ renvoie à un groupe bien précis chez les savants Imamites du Hadith : il s’agit de dix-huit personnes considérées comme Thiqa (le pluriel est Thuqat) et qui sont nommément désignées. Il s’agit de six disciples d’Al-Baqir, de six disciples de Jaafar As-Siddiq et six disciples de Moussa Al-Kadhim. Les Chiites Imamites ont instauré cette règle qui stipule que tous les récits rapportés par ces 18 rapporteurs sont jugés authentiques même si ces derniers les ont rapportés d’après des rapporteurs faibles, menteurs ou même hérétique (Zindiq).

Et pour cette raison, le savant Yussuf Al-Bahrani a dit :

والواجب إما الأخذ بهذه الأخبار، كما هو عليه متقدمو علمائنا الأبرار، أو تحصيل دين غير هذا الدين، وشريعة أخرى غير هذه الشريعة، لنقصانها وعدم تمامها، لعدم الدليل على جملة من أحكامها
« Et de deux choses l’une, soit nous prenons toutes ces informations (Hadith) [en les considérant fiables] comme l’ont fait les prédécesseurs parmi nos savants, soit nous prenons une religion autre que celle-ci [l’Imamisme] et une Voie (Shari’âh) autre que celle-ci, ceci en raison de sa déficience et de son incomplétude, ainsi que de l’absence de preuves sur un ensemble de ses jugements juridiques (Ahkâm)40.’

V En conclusion

Après avoir vu ensemble qu’il ne se trouve aucun hadith authentique (suivant leurs propres règles) chez les Imamites dans leurs livres, le [lecteur] impartial est en droit de s’interroger :

D’où prenez vous votre religion [Ô vous les Chiites Imamites] ?

Souvenez vous des articles « Fiction ou Réalité ? » et « Fiction ou Réalité ? (Acte II) » que nous vous avions présentés comme des récits [à peine] fictifs pour illustrer le Fiqh Imamite du mariage temporaire. Aujourd’hui nous vous présentons une Fatwa qui vient comme pour donner forme à un tel scénario. C’est le Grand Ayatollah al-Sistani qui la donne en réponse à une question posée.

Sur un site Imamite (www.alseraj.net) qui regroupe les fatawi du Grand Ayatollah al-Sistani, nous pouvons lire à la page suivante (cliquez ici), la fatwa numéro 30 (tout en bas de la page) :

30 السؤال:
هل يجوز تعاقب أكثر من رجل للتمتع بأمراة واحدة من دون ادخال ، وما الحكم مع الادخال اذا كانت المرأة يائس ؟
الفتوى:
يجوز من دون دخول اذا لم تكن يائساً ويجوز مع الدخول اذا كانت يائساً كل ذلك بعد انتهاء مدة الزوج السابق او هبة المدة لها .
Question : Est il permis à plusieurs hommes d’enchainer un mariage temporaire [sans durée de viduité] avec une seule femme sans qu’il y ait pénétration (consommation du mariage) ? Et quel est le jugement avec pénétration (consommation du mariage) si la femme a atteint l’age de la ménopause ?
Réponse : Pour le cas de la femme non ménopausée, cela est permis sans la pénétration. Et pour le cas de la femme ménopausée, cela est permis avec pénétration. Et tout cela après le terme de la durée du mariage [temporaire] ou avec remise de la durée (par son « mari » précédent).

alseraj.net

Nous avons fait une copie d’écran que vous trouverez ci-dessus, au cas où la fatwa serait retirée de ce site. Une telle fatwa en tant que telle n’est pas surprenante, nous avions vu lors du premier article « Fiction ou Réalité ? » que le Fiqh Imamite permettait un tel scénario. Elle est intéressante en ce sens, où elle précise très clairement les choses pour celui qui veut se voiler la face.
Cette fatwa révèle clairement la situation : même pour une femme non ménopausée, une fillette même, elle peut enchaîner les mariages temporaires d’une dizaine de minutes, sans pénétration vaginale, les uns à la suite des autres. Quelle est donc la différence avec la prostitution ?
Et cela d’autant plus que l’on trouve une autre fatwa tout aussi choquante où le Grand Ayatollah al-Sistani permet à une femme de vivre et gagner sa vie en faisant du mariage temporaire une activité lucrative !

السؤال : هل يجوز أن تمتعهن المرأة ، أو الفتاة زواج المتعة كمهنة ضمن الضوابط الشرعية تعيش وتتكسب من خلالها ؟
الفتوى: يجوز
Question : Est ce qu’il est permis à la femme ou à la jeune fille de pratiquer la mariage temporaire (mut’a) [dans le cadre de la législation islamique] comme travail pour vivre et gagner sa vie?
Réponse : Oui cela est permis.

Cette fatwa se trouve sur le même site que le précédent, dans la même rubrique (« mariage temporaire »), elle se trouve sur cette page (cliquez ici), c’est la numéro 201.

Nous avons préféré faire une copie d’écran de la page où se trouve cette fatwa au cas où celle-ci venait à disparaître :

alseraj.net2

Zakariya Boutrous est un célèbre prêcheur copte orthodoxe qui officie sur la chaîne al-Hayat et dont l’objet consiste à réfuter et critiquer l’Islam. Sur cet extrait vidéo, vous pourrez l’observez en action sur la critique du Coran. Son propos ici, vise à démontrer que le Coran a été falsifié et pour ce faire, en quoi consiste la démarche de Zakariya Boutros ?
Regardez par vous même :

Vous l’aurez compris, son argumentaire repose exclusivement sur les propos des savants imâmites qui déclarent que le Coran a été falsifié par les compagnons ! Il cite pas moins de 5 grands savants imâmites parmi les plus éminents, en donnant les références précises de leurs ouvrages.

On connaissait la Taqyah36, dissimulation religieuse, sous sa forme classique comme une œuvre pieuse41 mais ici nous parlerons d’une autre forme de dissimulation. L’ayatollah al-Hajj as-Sayyed Mohammad al-Housseyn al-Housseyni at-Tahrânî nous rapporte dans son ouvrage Ma’rifat al-Imam (connaissance de l’Imam) un récit pour le moins intéressant.

Un récit entre deux monuments parmi les savants Imâmites (Cheikh Abbas al-Qommi, élève du fameux Mirza Hossein al-Nûri al-Tabarsi et auteur du fameux ouvrage d’invocations chiites Mafatih al-Jinane et Sayyed Muhsin al-Amîn, auteur de l’ouvrage d’Histoire A’yiân ach-Chi’a) qui en dit long sur l’honnêteté intellectuelle qui règne chez ces savants. L’ayatollah at-Tahrânî rapporte dans son ouvrage Ma’rifat al-Imam, le récit suivant :

انتقاد رأي‌ المحدِّث‌ القمّي‌ّ في‌ عدم‌ ذكر بعض‌ الحقائق‌ التأريخيّة‌

نقل‌ لي‌ المرحـوم‌ صديقـي‌ البارّ الكريـم‌ سـماحة‌ آيـة‌ الله‌ السـيّد صدرالدين‌ الجزائري‌ّ أعلی‌ الله‌ مقامه‌ أ نّه‌ كان‌ ذات‌ يومٍ في‌ بيت‌ المرحوم‌ آية‌الله‌ السيّد محسن‌ الامين‌ العاملي‌ّ رحمه‌ الله‌ بالشام‌، واتّفق‌ حضور المرحوم‌ ثقة‌ المحدِّثين‌ الشيخ‌ عبّاس‌ القمّي‌ّ رحمه‌ الله‌ هناك‌. فجري‌ حوار بين‌ المرحومين‌ القمّي‌ّ والامين‌. فقال‌ المرحوم‌ القمّي‌ّ مخاطباً المرحوم‌ الامين‌: لِمَ ذكرتَ في‌ كتاب‌ « أعيان‌ الشيعة‌ » بيعة‌ الإمام‌ زين‌ العابدين‌ علیه‌ السلام‌ ليزيد بن‌ معاوية‌ علیه‌ وعلی‌ أبيه‌ اللعنة‌ والهاوية‌؟!

فقال‌: إنّ « أعيان‌ الشيعة‌ » كتاب‌ تأريخ‌ وسيرة‌. ولمّا ثبت‌ بالادلّة‌ القاطعة‌ أنّ مسلم‌ بن‌ عقبة‌ حين‌ هاجم‌ المدينة‌ بجيشه‌ الجرّار، وقتل‌ ونهب‌ وأباح‌ الدماء والنفوس‌ والفروج‌ والاموال‌ ثلاثة‌ أيّام‌ بأمر يزيد، وارتكب‌ من‌ الجرائم‌ ما يعجز القلم‌ عن‌ وصفها، فقد بايع‌ الإمام‌ السجّاد علیه‌ السلام‌، من‌ وحي‌ المصالح‌ الضروريّة‌ اللازمة‌، والتقيّة‌ حفظاً لنفسه‌ ونفوس‌ أهل‌ بيته‌ من‌ بني‌ هاشـم‌، فكيف‌ لا أكتب‌ ذلـك‌ ولا أذكـره‌ في‌ التأريخ‌؟! ومثل‌ هذه‌ البيعة‌ كبيعة‌ أميرالمؤمنين‌ علیه‌ السلام‌ أبا بكر بعد ستّة‌ أشهر من‌ وفاة‌ الرسول‌ الاكرم‌ واسـتشـهاد الصدِّيقة‌ الكبري‌ فاطـمة‌ الزهـراء سـلام‌الله‌ علیهما.

قال‌ المرحوم‌ القمّي‌ّ: لا يصلح‌ ذكر هذه‌ الاُمور وإن‌ كانت‌ ثابتة‌، لا نّها تؤدّي‌ إلی‌ ضعف‌ عقائد الناس‌ . وينبغي‌ دائماً أن‌ تُذكر الوقائع‌ التي‌ لا تتنافي‌ مع‌ عقيدة‌ الناس‌.

قال‌ المرحوم‌ الامين‌: أنا لا أدري‌ أي‌ّ الوقائع‌ فيها مصلحة‌، وأيّها ليس‌ فيها مصلحة‌. علیك‌ أن‌ تذكّرني‌ بالاُمور التي‌ ليس‌ فيها مصلحة‌، فلا أكتبها!

Traduction :

« Il m’a été rapporté par mon ami, le regretté, le Dévot, le Généreux, son Éminence, l’Ayatollah Sayyed Sadr-din al-Jazâ’irî, qu’Allah élève sa dignité, alors qu’il se trouvait un jour dans la demeure du regretté, l’Ayatollah sayyed Muhsin al-Amîn al-‘Amilî, qu’Allah lui fasse miséricorde, au Cham (ndlr : région de la Syrie) et trouva ici présent le regretté, le digne de confiance parmi les Mouhaddithin, le Cheikh ‘Abbâs al-Qommî, qu’Allah lui fasse miséricorde.

Et une discussion prit place entre al-Qummî et al-Amîn.

S’adressant à al-Amîn, al-Qommî lui dit : pourquoi as tu mentionné dans ton livre « A’yiân ach-Chi’a » le pacte d’allégeance de l’Imam Zîn al-‘Âbidîn (4ème Imam), que la Paix soit sur lui, à Yazîd fils de Mou’âwiya, sur lui et sur son père, la malédiction [d’Allah] et [les supplices de] l’Enfer.

Al-Amîn répondit : « A’yiân ach-Chi’a » est un livre d’histoire et une biographie (des Imams), et à partir du moment où il est dûment établi que Muslim fils de ‘Uqba, lorsqu’il assiégea Medina (al-Munawwara) avec son armée considérable, se livrant aux tueries, aux pillages, à rendre licite le sang [des habitants], la chasteté [des femmes] et des biens pendant 3 jours suivant l’ordre de Yazîd, et se livrant à des crimes que la plume est incapable de décrire, c’est alors que l’Imam Sajjâd (autre surnom du 4ème Imam), que la Paix soit sur lui, prêta serment d’allégeance, et cela pour des raisons nécessaires dictées par ces circonstances, et de taqiya (dissimulation religieuse) pour sauver sa vie et celle des gens de sa famille parmi le clan des Hâshim (Bani Hâshim).
Comment n’écrirais-je pas tout cela et ne le mentionnerais-je pas dans l’histoire.

Et il en est de ce pacte d’allégeance comme celui de l’Emir des Croyants Ali, que la Paix soit sur lui, envers Abu Bakr après que ce soit écoulé 6 mois après la mort du Prophète et du martyr de la Véridique Fâtima az-Zahra, que la Paix soit sur eux.

Al-Qommî dit alors : il ne convient pas de mentionner ces informations, quand bien même elles seraient dûment établies, car elles portent atteinte à la croyance des gens (les Imamites), et il convient de toujours mentionner les évènements qui ne contredisent pas à la croyance des gens.

Sur ce, al-Amîn dit : En ce qui me concerne, je ne sais pas quels sont les évènements qui présentent un intérêt (une utilité) et lesquels ne présentant pas d’intérêt. A toi de me dire quels sont ceux qui ne présentent pas un intérêt (et qui pourraient nuire à la croyance des gens) de sorte que je ne les écrive pas42. »

Il est question ici du serment d’allégeance prêté par l’Imam Ali Ibn al-Hossein Zîn al-‘Âbidîn à Yazid Ibn Mu’awiyah suite aux massacres commis par Muslim ibn ‘Uqba à Médine sous les ordres de Yazid. Bien qu’il soit islamiquement compréhensible qu’un homme prête serment d’allégeance à un tyran afin de lui laisser la vie sauve et celle de ses proches, et que donc il ne soit pas nécessaire de cacher quoi que ce soit aux gens, il est fort surprenant de lire cette invitation à cacher ce genre de récit, cela montre à quel point les savants Chiites souhaitent garder la main-mise sur l’esprit de leurs adeptes.

Nous apprenons également de la part de Muhsin al-Amîn (connu pourtant comme étant un adepte du rapprochement Sunnites – Chiites) que ce serment d’allégeance est comparable à celui de l’Imam Ali envers Abu Bakr , il a été prêté sous l’effet de la taqiya afin de se préserver et de préserver la vie de ses proches, bien que selon al-Amîn, l’épouse de l’Imam Ali , Fatima az-Zahra est morte en martyr. En effet, dans la version chiite de l’Histoire, Fatima la fille du Prophète est morte assassinée, ainsi que son fils al-Mohsin qu’elle portait encore dans son ventre, par les compagnons avec à leur tête Omar et Abu Bakr lors de l’investiture de ce dernier au Califat. Cet assassinat fait lui aussi l’objet d’une dissimulation de la part des prêcheurs chiites qui se gardent bien de le déclarer haut et fort.

 

Ce document vidéo exceptionnel illustre à merveille l’incohérence Imamite à propos de la désignation du Guide (ou du guide ?) censé guider les gens. Il illustre à merveille cette incohérence Imamite qui consiste à dénigrer et à rejeter comme une hérésie le principe de désignation de l’Emir (al-Chûra), en charge de l’autorité.
Or que voit-on dans cette vidéo ? al-Khomeyni sur son lit de mort et Rafsandjani qui impose Khamenei comme successeur et qui oriente les débats au sein du Majliss e-Khobragan43 et désigne le successeur de al-Khomeyni en invoquant une parole de l’Imam al-Khomeyni lui-même qui aurait désigné Khamenei comme candidat idéal à sa succession.
Ça ne vous rappelle rien ?

Des questions nous viennent à l’esprit à la vue de cette vidéo… Khamenei, Khomeyni ont-ils été désignés par Allah ? Sont-ils infaillibles ?
A quoi sert l’Imam occulté si les Imamites en sont réduits à choisir par mode de consultation, un des leurs, un faillible, pour conduire leur affaire et les guider. Le parallèle est le même pour les savants, les Marâji’, que les disciples Imamites choisissent comme référence à suivre et à qui ils donnent un cinquième de leurs revenus (le khums).
Ces Marâji’ sont désignés par leurs pairs, tous faillibles autant qu’ils sont, pour guider la masse Imamite… et concrètement l’Imam occulté, dont le rôle est faut-il le rappeler, de guider l’Humanité dans toutes les affaires, dans tout cela ne sert strictement à rien ! Un mythe, une fiction, tout simplement… mais nécessaire pour les besoins de la doctrine (un Imam Infaillible désigné par Allah à toute époque pour guider l’Humanité).
Et cette incohérence est d’autant plus indécente que ce sont ces gens, que l’on voit ici choisir et élire un des leurs qui critiquent et vilipendent le choix des Compagnons, Ansar et Mouhajiroûn, qui s’est porté par al-Chûra (consultation) sur Abu Bakr , puis Omar , puis Othman et enfin Ali .
Le parallèle est saisissant.

khoeiDans cet article vous aurez l’occasion de contempler à la fois un bel exemple de Taqiya dans toute sa splendeur mais également un condensé de haine exprimé par un des plus grands savants Chiites Imamites contemporains : le Grand Ayatollah Abû Al-Qassim al-Khu’ï. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Al-Khu’ï décédé il y a quelques années, était le Cheikh du Grand Ayatollah al-Sistani et de la majeure partie des Ayatollah actuels44. Sa notoriété est beaucoup plus grande que celle de l’Ayatollah al-Sistani, que le grand public a eu l’occasion de connaître de par l’actualité en Irak. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont le fameux recueil de biographies Al-Mu’jam fi Rijal Al-Hadîth wa Tafsil  Tabaqat Ar-Ruwah qui fait autorité en la matière.
C’est un document exceptionnel que vous allez découvrir en ce sens où les savants Chiites Imamites prennent toujours soin de  dissimuler leurs croyances et leurs sentiments vis à vis de la masse (c’est-à-dire les Sunnites et plus généralement toute personne qui n’est pas Chiite Imamite Duodécimain). Il s’avère que dans cet extrait tiré de son commentaire d’un ouvrage de Fiqh45 (et donc à l’attention d’un public Imamite), al-Khu’ï révèle ainsi ce qui doit être la croyance de tout Imamite de 7 à 77 ans vis à vis des non-Imamites.

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8) Les règles d’authentification des récits chez les Chiites Imâmites

Étant donné que la quasi totalité des récits Chiites seraient déclarés faibles ou forgés si l’on devait appliquer les règles de la Science du Hadith, notamment ceux sur lesquels se basent les fondements de la doctrine, il fallait impérativement imaginer des nouvelles « règles », synonymes de contorsions, pour réhabiliter ces récits. Les savants Chiites Imâmites redoublèrent donc d’imagination pour inventer des règles qui valideraient de nouveau les récits disqualifiés par les critères de le Science du Hadith qu’ils introduisirent eux-mêmes chez eux. Ces « règles » n’obéissaient à aucune logique ou méthodologie, elles n’avaient pour objectif que de sauver les récits que l’on avaient préalablement déclarés comme Vérité. Yûssuf al-Bahrânî écrit :

ولهذا ترى جملة منهم لضيق الخناق خرجوا من اصطلاحهم في مواضع عديدة ، وتستروا بأعذار غير سديدة
« C’est pour cela que tu vois beaucoup d’entre eux, à cause de la marge de manœuvre très serrée; qui s’écartent de leur [propre] terminologie dans de nombreux cas, et se cachent derrière des prétextes insensés (non solides)46. »

On comprend très clairement que cette Science du Hadith Chiite Imâmite n’était qu’une parade, son objet n’est qu’un artefact destiné à répondre aux critiques des Musulmans Sunnites, sa substance n’ayant jamais fait l’objet d’une sérieuse et conséquente remise en question.

Du jour au lendemain, l’étiquette « Faible » ou « Authentique » ou Bon » s’est vue posée, mais il ne s’agissait que de se donner un semblant de méthodologie, face à la masse Sunnite. Mais en interne on ne change rien : on perpétue la pratique des anciens (al-Mutaqaddimûn).

Ainsi, en dépit du label ou de l’étiquette « Faible » (que l’on expose bien en vue de la masse Sunnite), les savants postérieurs (al-Muta’akh-khirûn) rejetaient souvent les récits authentiques (selon la nouvelle terminologie introduite) et approuvaient les récits faibles, selon cette même terminologie.

La nouveauté est le label « introduit », mais la force d’argumentation du récit reste la même !

Conséquence de cela, comme l’explique al-Hurr al-‘Âmilî, on voit ces propres savants (al-Muta’akh-khirûn), ceux là même qui ont introduit et utilisé la nouvelle terminologie (et Science du Hadith), se baser sur des récits « Faibles » alors qu’ils écartent ou ignorent des récits « Authentiques » dont ils disposaient. Al-Hur al-’Amilî écrit :

رئيس الطائفة في كتابي الأخبار وغيره من علمائنا ، إلى وقت حدوث الاصطلاح الجديد بل بعده كثيرا ما يطرحون الأحاديث الصحيحة عند المتأخرين ويعملون بأحاديث ضعيفة على اصطلاحهم . فلولا ما ذكرناه لما صدر ذلك منهم عادة . وكثيرا ما يعتمدون على طرق ضعيفة مع تمكنهم من طرق أخرى صحيحة
« A de nombreuses occasions, Le Maitre du groupe (al-Tûssî) dans ses deux livres de traditions, et d’autres aussi parmi nos savants, jusqu’à l’apparition (l’institution) de la nouvelle terminologie et même après [cette apparition], rejetaient les récits authentiques du point de vue des contemporains (et adeptes de cette nouvelle terminologie) et œuvraient sur la base des Hadiths [considérés] faibles selon leur terminologie [nouvelle]. Et si ce n’était ce que nous avons cité, ils ne l’auraient pas fait. Et souvent ils se basaient sur des voies (chaînes de transmission) faibles alors qu’ils avaient en leur possession d’autres voies authentiques47. »

Ci-dessous, nous vous exposons un échantillon de quelques règles imaginées par les savants Chiites pour transformer un récit « Faible » et un récit « Authentique » :

a- L’utilisation d’un récit par les anciens savants (al-Mutaqaddimûn) authentifie sa chaîne
Il suffit qu’un ancien savant utilise et œuvre sur la base d’un récit pour que celui-ci devienne automatiquement « Authentique », et ceci sans aucune attention à sa chaîne de transmission, quand bien même serait-il rapporté par un Zindiq (hérétique). Al-Rûhânî dit:

إن عمل المتقدمين من الأصحاب به الذي هو الجابر لضعف السند
« Le fait que les anciens parmi nos compagnons (savants) œuvrent sur [la base du] récit, ceci répare la faiblesse de la chaîne [de ce récit]48. »

b- La non objection des anciens (al-Mutaqaddimûn) à un récit le rend authentique
Muhammed al-‘Amilî dit:

هذه الأخبار مع كثرتها سليمة من المعارض موافقة لفتوى الأصحاب فيتعين العمل بها .
« Ces récits, de par leur grand nombre sont à l’abri des objections et en accord avec les fatwas des savants, il convient donc de les appliquer49. »

Il déclare dans un autre passage :

قال : وهذه الرواية وإن كانت ضعيفة لكنها سليمة من المعارض. ولا بأس به
« Il a dit (al-Hillî): Et ce récit même s’il est faible reste cependant à l’abri de l’objection. Et il n’y a pas de mal [à l’accepter]50. »

Al-Kâdhimî va encore plus loin et selon lui il n’est plus nécessaire que les anciens utilisent le récit ou qu’ils s’y soient opposés pour qu’une chaîne Faible devienne Authentique, mais il suffit simplement qu’ils ne s’en détournèrent pas (de ce récit) ! Il écrit :

ولا نحتاج إلى إحراز عملهم به في المقام بل العبرة في الجبر هو عدم إعراضهم عنه
« Et nous n’avons pas besoin de savoir si les anciens l’appliquaient (œuvraient sur la base de celui-ci) mais l’essentiel dans la réparation [de la faiblesse de la chaîne] c’est plutôt [de savoir] qu’ils ne se détournaient pas de celui-ci (le récit)51. »

c- Le récit Faible non-délaissé devient Authentique (et le récit Authentique délaissé devient Faible)
L’Imamite Hâchim Ma’rûf al-Husseinî dit:

ومع شيوع هذا الاصطلاح بين المتأخرين وبنائهم عليه (أي اصطلاح الصحيح) فالفقهاء في مجاميعهم الفقهية لا يعتمدون على الرواية ولو كانت جامعة لشرائط الصحة حسب الاصطلاح الجديد إذا كانت مهجورة عند المتقدمين… ويعملون بالرواية الضعيفة إذا لم تكن مهجورة عند القدماء
« Et avec la propagation de cette terminologie parmi les contemporains et le fait qu’ils se basent dessus (la terminologie du Sahih), les juristes (Faqîh), dans leurs corpus de jurisprudence, ne se basaient pas sur un récit même s’il remplissait les conditions de l’authenticité selon la nouvelle terminologie si celui-ci était délaissé par les anciens…et ils appliquaient [œuvraient sur la base d’] un récit faible si celui-ci n’était pas délaissé chez les anciens52. »

d- Le récit devient Authentique s’il est compatible avec le Madh-hab (l’Ecole)
Al-Jawâhirî écrit dans son ouvrage Jawâhir al-kalâm :

والرواية وإن كانت ضعيفة إلا أنها مع أن المحكي عن ابن إدريس نفي الخلاف عن صحتها ( مناسبة للمذهب )
« Et le récit même si il est faible – sachant que ce qui est rapporté d’après Ibn Idrîs c’est la négation de la divergence quant à son authenticité – quand il concorde avec le Madh-hab53. »

Autrement dit, contrairement aux Musulmans Sunnites dont les fondements de la croyance (‘Aqida) et la jurisprudence (Fiqh) se basent sur le Hadith Authentique, chez les Imamites ce sont les Hadiths qui sont soumis à la doctrine et à la jurisprudence du Madh-hab. On invente la doctrine, la croyance et la jurisprudence et ensuite on « authentifie » les récits selon la compatibilité ou non à cette doctrine !

e- Le récit devient Authentique si son rapporteur est pardonnable
Âghâ Ridhâ al-Hamadhânî déclare :

فلا داعي لطرح الرواية وإن كانت ضعيفة بعد صحة مضمونها وكون موردها قابلا للمسامحة
« Il n’y a pas de raisons pour rejeter le récit même si celui-ci est faible alors que son contenu est authentique et que son rapporteur est pardonnable54. »

f- Le récit devient Authentique par la simple Fatwa d’un grand savant
al-Khawânsârî écrit dans Jâmi’ al-Madârik :

والرواية وإن كانت ضعيفة بحسب السند لكنها منجبرة بفتوى الأساطين ومن لا يعمل إلا بالقطعيات من الأخبار
« Et le récit, même si celui-ci est faible en raison de [la faiblesse de] sa chaîne de transmission, [et bien] il est réparable par la fatwa des grands savants et de ceux qui n’œuvrent que sur [la base] des récits sûrs et certains55. »

g- De l’Authentification selon le bon goût
Le récit faible devient authentique s’il a une certaine saveur ! Selon le Maître contemporain, sans conteste, de la science du hadith chez les Imamites l’ayatollah al-Khô’î :

. وقد ذكر هذا في جملة من الروايات وهي وإن كانت ضعيفة السند ، ولكن مفهومها موافق للذوق السليم
« Il a cité celui-ci (ce récit) parmi un ensemble d'[autres] récits. Et même si ces récits ont des chaînes faibles, leur sens demeurent en accord avec le bon goût56! »

h- Si al-Mufîd se base sur un récit faible alors ce dernier devient automatiquement Authentique
Alors qu’il se penche sur le cas d’un rapporteur connu comme menteur et escroc, et le déclare en tant que tel, al-Tustarî ne se gène pourtant pas de déclarer authentique un récit rapporté par ce dernier, et cela parce qu’al-Mufîd se basait sur ce récit ! Al-Tustarî écrit :

لكن عبارات الدعاء واعتماد المفيد عليه يصححه.
« Mais le contenu (les termes) de cette invocation [d’une part] et le fait qu’al-Mufîd se soit basé dessus (sur ce récit) [d’autre part], le rendent authentique57. »

i- De la Théorie dite « de la substitution de la chaîne »
Cette règle est sans nulle doute l’une des plus innovantes en la matière. Elle répond à un seul besoin : repêcher le plus grand nombre de récits et les faire passer du statut « Faible » au statut « Authentique », faisant fi de toute méthodologie et démarche scientifique. Il s’agit d’une opération de greffe : greffer un bout de chaîne « sain » à une autre chaîne déficiente.

Voici un exemple :

Si al-Tûssî rapporte un récit dont la chaîne est la suivante : al-Tûssî d’après A d’après B d’après C d’après D d’après l’Imam. Et que dans cette chaîne le rapporteur B est Faible ou menteur ou inconnu et que nous disposons par exemple d’une chaîne Authentique qui va d’al-Najâchî jusqu’aux ouvrages du rapporteur C, ainsi : al-Najâchî d’après X d’âpres Y d’après C. Alors on peut substituer le bout de la chaîne Faible (qui va d’al-Tussî à B) par l’autre segment de la chaîne authentique (d’al-Najachî jusqu’à Y) afin d’obtenir le résultat : al-Najâchî d’après X d’après Y d’après C d’après D d’après l’Imam !

Theorie de la substitution

Kadhim Al-Hâ’irî décrit le principe de cette théorie :

نظرية التعويض في السند : وبما أن نظرية التعويض تنفعنا في كثير من الموارد مما يمكن رفع نقص السند بها
« La théorie de substitution de la chaîne nous est utile pour nombre (beaucoup) de ressources (récits) dont nous pouvons, grâce à cette théorie, lever les imperfections/défauts de la chaîne58. »

Et il donne ensuite un exemple :

أننا نفترض أن الشيخ روى حديثا عن علي بن الحسن بن فضال ، وسند الشيخ إلى علي بن الحسن بن فضال فيه ضعف ، وللنجاشي سند تام إلى علي بن الحسن بن فضال ، فنعوض سند الشيخ بسند النجاشي
« On suppose [d’une part] que le Cheikh [al-Tûssî] a rapporté un Hadith d’après Ali Ibn al-Hassan Ibn Fudhâl, et que la chaîne jusqu’à Ali Ibn al-Hassan Ibn Fudhâl contienne un rapporteur faible et que [d’autre part] al-Najâchî possède une chaîne complète jusqu’à Ali Ibn al-Hassan Ibn Fudhâl, alors on substitue la chaîne d’al-Tûssî par la chaîne d’al-Najâchî59. »

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