jeudi 27 avril 2017

Réfutation

JNuvTCE-
En dépit de ce que les apparences pourraient laisser penser, il ne faut pas croire que les liens politiques entre les Iraniens Imâmites et le Hamas (Sunnite) aplatissent du même coup les divergences doctrinales et dogmatiques. Nous vous proposons de découvrir un des cadres éminents du Hamas, de surcroit professeur d’Université des Sciences  Islamiques, Salih al-Ruqba, et l’ouvrage الوشيعة في كشف شنائع وضلالات الشيعة (al-Wachî’ah fî Kachfi Chanâ’i’ wa Dalâlât al-Chî’ah, Les preuves solides (lit. bobine du tisserand) dans le dévoilement des vilenies et égarements des chiites) qu’il a écrit pour décrire ce qu’il dénonce comme la secte la plus dangereuse pour la Oumma, la plus égarée et la pire dans les dissensions (fitna) [qu’elle provoque].

Son site officiel  : www.drsregeb.com.
L’ouvrage dont nous parlons est disponible en téléchargement dans sa section « Mes ouvrages » : cliquez ici.
Voici reproduit ici l’intégrale de l’introduction de cet ouvrage, avec la traduction :

المقدمة:
الحمد لله وحد ه..والصلاة والسلام على رسول ا لله وعلى آله وصحبه وسّلم تسليمًا كثيرًا. أما بعد:
فيقول الله تعالى:(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله حق تقاته ولا تموتن إلا وأنتم مسلمون)آل عمرا ن: ١٢٠ .(يا أيها الناس اتقوا ربكم الذي خلقكم من نفس واحدة وخلق منها زوجها وبث منهما رجالا كثيرًا ونساء واتقوا ا لله الذي تساءلون به والأرحام إن الله كان عليكم رقيبًا) النساء: ١.(يا أيها الذين آمنوا اتقوا الله وقولوا قولا سديدًا يصلح لكم أعمالكم ويغفر لكم ذنوبكم ومن يطع الله ورس وله فقد فاز .٧١- فوزًا عظيمًا)الأحزاب ٧٠-٧١
فإن الباعث على إعداد هذا الك تاب هو ما لوحظ م ن زيادة نشاط الدعوة للشيعة الإثنى عشرية في الآونة الأخيرة على مستوى قطاع غزة خاصة من بعض الشباب المسلم المخدوع المغرر ب ه- ممن وقعوا ضحية التقية والجه ل- ولما حصل من غفلة كثير من عوام المسلمين عن خطر هذه الفرقة على الدين الإسلامي، وما في عقيدتها من كفريات، وبدع، وضلالات، وسقائم ، وشنائ ع ومن أ مثلتها:الطعن في القرآن الكريم، والطعن السنة النبوية الصحيحة، والطعن في الصحابة رضوان الله عليه م، والغلو في الأئم ة إلى حد التألي ه، وتكفير أهل السنة، وعبادة القبور ، وتحليل المتعة الجنسية ، وضرب الصدور والرأس بالس لاسل وا لسيوف.وشنائع الإمام المنتظر، والرجعة، والتق ية، والبداء، والطينة، والغيبة..الخ.
كما أن الرافضة من أخطر الفرق على الأمة، وأشدها فتنة وتضلي ً لا، خصوصًا على العامة الذين لم يقفوا على حقيقة أمرهم، وفساد معتقدهم..والشيعة في هذا الزمان قد أحدثوا حي ً لا جديد ة لاصطياد من لا علم عنده من أهل السنة، والتأثير عليه بعقيدتهم الفاسدة الكاسدة. فمن ذلك ما أحدثوه من دعوة التقريب بين السنة والشيعة، والدعوة إلى تناسي الخلافات بين الطائفتين. وما هذه الدعوة إلا ستار جديد للدعوة للرفض والتشيع، ونشر هذه العقيدة الفاسدة بين صفوف أهل السنة، وإلاَّ فالشيعة لا يقبلون التنازل عن شيء من عقيدتهم.
ولقد عزمت على إعداد وجمع هذا الكتاب تبصيرًا للشباب المسل م، وتعريفًا وتوعية لهم، وإقامة الحجة على من وقع فريسة التضليل والخداع، والجهل والتقية، واعتمدت في جمعه على ما كتبه علماء الشيعة الإثنى عشرية المعروفون والمشهورون عندهم، وما كتبه أهل العلم المتخصصون المطلعون على دين وضلالات الشيعة من علماء أهل السن ة. ولعل أهم كتاب في ذل ك:أصول مذهب ال شيعة الإمامية الإثنى عشري ة عرض ونق د:ال دكتور ناصر بن عبد الله بن علي القفار ي. الذي هو في الأصل رسالة دكتوراه قدمت لقسم العقيدة بكلية أصول الدين، جامعة الإمام محمد بن سعود الإسلامية، والكتاب فريد في نوعه، ولعّله موسوعة جامعة في بيان كفريات وضلالات الشيعة الروافض، ونقدها بأسلوب علمي، جزى الله تعالى مؤلفه خيرًا.
وقد التزمنت ف ي إعداد هذا الكتاب (الذي سميته الوشيعة في كشف كفريات وشنائع الشيعة) الموضوعية، والحيادية، فلم أجمع عن القوم إلا ما كان موثقًا من مراجعهم ومؤلفاتهم المعتمدة عند القوم.
وهذا ا لكتاب تذكرة للنا س، وتبيان الح ق، وكشف لأسرار ال شيعة وما عندهم من معتقدا ت فاسدة ، وما يعتقدونه من شركيات ، وما يعتقدونه ف ي القرآن الكريم، وخلفاء رسو لنا الكريم وسنته صلى الله عليه وسلم إذ أن كل معتقد لديهم فيما ذكر مخرج من المل ة. ويأبى الله إلا أن يتم نوره ويحفظ هذا الدين ويظهره على الدين كله ولو كره المشركون.
وأخيرًا وما أريد إ لا البلا غ والإصلاح والهداية، وإ قامة الحج ة..اللهم أشهد أني بلغت..اللهم أشهد أني بلغت.

الدكتور صالح الرقب
الأستاذ المشارك بقسم العقيدة
الجامعة الإسلامية – غزة
Introduction :
La louange est à Allah Seul, que la prière et le salut soit sur le Messager d’Allah, sur sa famille et sur ses Compagnons, et qu’ils soient salués abondamment.
Allah dit : «Ô croyants ! Craignez Dieu comme Il mérite d’être craint et veillez à mourir en étant musulmans (soumis) ! 1» et Il dit : «Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être et qui, ayant tiré de celui-ci son épouse , fit naître de ce couple tant d’êtres humains, hommes et femmes ! Craignez Dieu au nom duquel vous vous demandez mutuellement assistance ! Respectez les liens du sang. En vérité, Dieu vous observe en permanence.2» et Il dit : «Ô croyants ! Craignez Dieu et dites des choses conformes à la vérité, afin qu’Il rende vos œuvres plus méritoires et absolve vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son Prophète obtiendra un immense succès.3».
La raison qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est ce que chacun a pu remarquer concernant l’intensification de l’activité des Chiites Duodécimains (Imamites) dans leurs efforts de Da’wah (prêche, propagande) ces derniers temps, principalement dans la bande de Gaza. Notamment en direction de certains jeunes musulmans qui se sont fait duper, tromper et ont été les victimes de la taqiya (mensonges dans le but de faire des adhérents) et de l’ignorance. Ceci est également dû à la méconnaissance que les gens de la masse ont du danger que le chiisme représente pour la religion islamique, de toutes les croyances païennes que contient ce dogme, ainsi que ses innovations, ses égarements, ses défectuosités, ses horreurs, …
Par exemple : leurs accusations (de falsification) au sujet du Coran, leurs accusations (critiques mensongères) au sujet de la Sunna authentique, leurs attaques calomnieuses vis à vis des Compagnons -qu’Allah les agrée-, l’exagération au sujet des Imams au point de les diviniser, l’excommunication des Sunnites (qu’ils considèrent mécréants), l’adoration des tombeaux, l’autorisation de la jouissance sexuelle temporaire (à travers le mariage mut’ah), l’auto-flagellation avec des chaînes et des sabres, les atrocités (chanâi’) [croyance] au sujet de l’Imam Attendu (al Mehdi), la [croyance au sujet de] Raja’ah (le retour)4, la dissimulation/tromperie (taqiya), la [croyance au sujet de] Badâ’ 5, la [croyance au sujet de] Tînah6, la [croyance au sujet de] Ghayba (l’occultation, l’Imam occulté), et autres hérésies…
Les Rafidites (Chiites Imamites) constituent l’un des groupes les plus dangereux de cette communauté, celui qui a produit le plus de désordre et qui égare le plus. Il est surtout dangereux pour les gens de la masse, ceux qui n’ont pas connaissance de la réalité de ce groupe, et de la dépravation de leurs croyances.
Les Chiites d’aujourd’hui ont inventé une nouvelle stratégie pour piéger, parmi les Sunnites, ceux qui ne (les) connaîssent pas, et ainsi répercuter sur eux leurs mauvaises croyances invendables. Parmi les nouveaux moyens qu’ils utilisent : l’appel au rapprochement entre les Sunnites et les Chiites et (l’appel) à oublier les divergences qui les divisent. Or, cet appel n’est qu’un moyen de convertir les gens au rafidisme et au chiisme. Un moyen de répandre cette croyance corrompue dans les rangs des Sunnites. Car en effet, les Chiites n’acceptent de délaisser aucune de leurs croyances.
Je me suis donc décidé à préparer et écrire ce livre pour ouvrir les yeux au jeunes musulmans, pour qu’ils prennent connaissance (de ce dogme) et éveiller leur conscience, et aussi pour établir la preuve contre ceux qui se font les chevaliers de l’égarement et de la tromperie, de l’ignorance et de la taqiya (dissimulation).
[Pour écrire ce livre], je me suis basé sur ce qu’ont écrit les savants Chiites duodécimains les plus connus et réputés chez eux, ainsi que sur ce qu’ont écrit les spécialistes parmi les savants des partisans de la Sunna (ahl al-Sunna) qui ont étudié la religion chiite et ses égarements. Le (livre le) plus importants à ce sujet est probablement : «Les fondements de l’école chiite imamite duodécimain : présentation et critique» du Docteur Nâsir ibn ‘Abdullah Ali al-Qafârî, qui est à la base une thèse de doctorat qui a été défendue dans la section dogme (al ‘Aqîda) dans la faculté des fondements de la religion, à l’Université de al-imâm Mohammed ibn Sa’ûd al islâmiya. Le livre est unique en son genre, il constitue quasiment une encyclopédie complète qui démontre les mécréances et égarements des Chiites Rafidites en les critiquant d’une manière scientifique. Qu’Allah récompense en bien son auteur. En écrivant ce livre que j’ai appelé « al-Washi’a fi Kashfi Kufriyyât wa Chanâi’ al-Shî’a« , je me suis imposé, l’objectivité et la neutralité. Je n’ai donc repris, de ce groupe, qu’en puisant chez leurs savants reconnus et leurs livres de référence.
Ce livre est un rappel pour les gens, pour exposer la vérité, dévoiler les secrets des Chiites et tout ce qu’ils possèdent comme croyances erronées, ce qu’ils ont comme croyances polythéistes, ce qu’ils croient au sujet du Noble Coran, des Califes de notre Noble Prophète ainsi que de sa Sunna (saw). Car toutes leurs croyances au sujet de ce qui a été évoqué (ci-dessus) fait sortir de la voie de l’islam. Et Allah ne fera rien d’autre que d’étendre Sa Lumière, protéger cette religion et lui donner la suprématie sur toutes les autres religions, n’en déplaise aux polythéistes.
Et enfin, je [précise que je] ne cherche que la transmission [de la vérité], la réforme, la guidance et établir la preuve.
Ô Allah soit témoin que j’ai transmis [cette vérité]. Ô Allah soit témoin que j’ai transmis [cette vérité].
Docteur Sâlih al-Ruqbah
Professeur co-associé  du département de la Croyance (Aqidah).
Université Islamique de Gazza.

On comprend ici la motivation du Docteur Salih al-Ruqbah, il a pu observer à Gazza les effets dévastateurs de la propagande imamite (notamment sur les jeunes qui ignorent la réalité de cette secte) et il explique ici qu’il a écrit son ouvrage en réponse à cette propagande sournoise qui avance à visage couvert, motivé soit disant par le rapprochement et la fraternité entre les sunnites et chiites.
Il dit explicitement que le chiisme imâmite représente « un danger pour la religion Musulmane » !
Et comme on peut le voir ci-dessus, il énonce ensuite un échantillon des hérésies de cette secte :
– un dogme hérétique parsemés de mécréance.
– des innovations
– des égarements
– des tromperies
– des horreurs (dogmatiques)
Il cite plus précisément des exemples :
– accusation de falsification du Coran
– accusation envers les compagnons
– extrémisme hérétique dans la croyance vis à vis de leurs Imams
Takfir des Gens de la Sunna
– Adoration des tombes
– Légalisation du mariage Mut’ah
– Processions folklorique et sanguinaire de Ashura avec des chaines et épées.
– Croyance hérétique sur l’Imam occulté
– La doctrine du retour de l’Imam occulté (al-Raja’a)
– la Taqiya
– Doctrine hérétique du Bada’

Parmi les questions qui ont embarrassé les prêcheurs Imamites, est celle qui consiste à demander pourquoi l’Imam Ali a donné à certains de ses enfants des prénoms identiques à ceux des trois premiers Califes, qui comme vous le savez sont dans le Chiisme Imamite de véritables hypocrites et les pires ennemis du Prophète . Pour tenter de masquer cette contradiction, les Imamites vont inventer toute sorte de motifs plus irrationnels les uns que les autres.
En voici un qui permettra aux lecteurs de comprendre jusqu’où peut aller ce déni de la part des Imamites, il s’agit d’une parole attribuée à l’Imam Ali dans l’ouvrage intitulé Kitâb Sulaym Ibn Qays :

إني قد سميت ثلاثة بنين لي أبا بكر وعمر وعثمان ، فإذا سمعتموني أترحم على أحد من أئمة الضلالة فإني أعني بذلك بني
J’ai appelé trois de mes enfants Abu Bakr, Omar et Othman. Ainsi lorsque vous m’entendez invoquer la miséricorde d’Allah (rahma) sur l’un des Imams de l’égarement, [et bien sachez] que je désigne en réalité mes enfants1.

L’auteur imamite de l’ouvrage « Réfutation du Livre Questions qui conduit des jeunes chiites à la vérité » (radd kitâb as’ilat qâdat shabâb al-Chi’at ilâ al-haqq), n’hésite pas de son côté à ajouter le commentaire suivant :

ولعل التسمية حفظا لهم من القتل
Et il se peut que ces noms leur aient été donnés pour les protéger de se faire tuer.

Pour celui qui raisonne un tant soit peu, il est clair que ce genre de propos ne peut convaincre et qu’il s’agit de tentatives plutôt saugrenues visant à masquer l’évidence, en l’occurrence que Ali Ibn Abi Talib ait nommé certains de ses enfants des prénoms des trois premier califes, et cela en leur hommage.
L’on peut également trouver sur les sites de propagande Imamite et sur certains forums dans lesquels les Chiites prêchent ce genre de propos :

Penser que l’Imam Ali (as) a donné à l’un de ses Fils le prénom de Omar, en l’honneur de Omar Ibn Abi Salma (ra), est une hypothèse très plausible, solide et justifiée.

Ainsi Ali aurait donné le nom de Omar à l’un de ses fils en hommage à son proche compagnon Omar ibn Abi Salma. Et l’Imamite de citer les arguments suivants :

1) Asadul Al-Ghaba fi Ma’rifatou al –Sahaba, de ibn Al-Athir, toujours sous les chapitres ‘Ayn, ou il est dit dit:
Traduction ( Uniquement des passages soulignés): Omar bin Abi Salma Ibn Al-Asad A-Kurachi El-Makhzumi , le beau fils du Prophète car sa mère était Oum Salma, la femme du Prophète … Il était dans le rang de Ali dans la bataille de Jamal, qui l’a designé gouverneur de Bahrayn et Faris.
2) Tarîkh Al-Rousoul wal Mouloûk, de l’historien Al-Tabari, page 1023:
Oum Salma dit à l’Imam Ali, concernant la bataille d’al-djamal, qui opposait l’Imam Ali (ps) à la mere des croyants Aïcha , Talha et Zubeyr:
Traduction: Ô le Commandeur des croyants (Ali), si ce n’est parce que je crains de désobéir à Allah Azza wa jal, et que tu le refuserais, je serais sortie à tes cotés! Ceci est mon fils, Par Allah, il m’est plus chère que ma propre personne. Il sortira avec toi pour être (combattre) à tes cotés »…

Dans leurs tentatives de vouloir à tout prix fournir un argument visant à s’opposer aux Sunnites, les prêcheurs Chiites ne se rendent pas compte de l’incohérence de leurs citations, quand bien même celles-ci seraient de « sources sunnites ». Il ne suffit pas seulement qu’elles émanent du référentiel de leurs interlocuteurs, encore faut-il qu’elles aient une certaine cohérence avec l’élément discuté.
En effet, pour répondre de la manière la plus simple et concise qu’il soit, il nous suffit de mentionner que ce Omar ibn Salma est né durant l’an 2 de l’hégire en Abyssinie2 et que Omar ibn Ali ibn Abi Talib, surnommé Omar al-Atraf est né entre l’an 12 et 17 de l’hégire3. Ce qui nous permet de dire qu’au moment de la naissance de Omar le fils de Ali ibn Abi Talib, Omar ibn Salma avait entre 10 et 15 ans. A cet âge là, il ne représentait encore rien pour Ali , il était encore un jeune adolescent, c’est par la suite, notamment durant les campagnes de Ali , la bataille du Chameau ou la bataille de Siffin ou plus tard les batailles que Ali a mené contre les Khawârij que Omar ibn Salma est devenu proche de Ali . Mais à l’époque de la naissance de son fils Omar, il n’avait encore aucune signification du point de vue compagnonnage, l’argument que mettent en avant les Imamites à l’image de celui cité ci-dessus.
Voici quelques récits « de sources sunnites » également qui permettront aux lecteurs de voir que le choix de ces prénoms par Ali pour certains de ses enfants n’est pas anodin mais était plutôt lié à l’amour et la vénération qu’il éprouvait à l’égard de ces compagnons honnis par les Chiites. À l’exemple de ce que rapporte l’Imam Dhahabi dans son Târîkh à propos de Omar [al-Atraf] ibn Ali ibn Abi Talib :

قال الزبير بن بكار: حدثني محمد بن سلام، حدثني عيسى بن عبد الله بن محمد بن عمر بن علي قال: سألت أبي، فحدثني عن أبيه، قال: عمر بن علي: ولدت لأبي بعدما استخلف عمر، فقال له: يا أمير المؤمنين ولد لي الليلة غلامٌ، فقال: هبه لي. قال: هو لك. قال: قد سميته عمر ونحلته غلامي مورقاً. قال ابن الزبير: فلقيت عيسى فحدثني بذلك.
D’après Issa ibn Abd Allah Ibn Muhammad ibn Omar ibn Ali : j’ai questionné mon père et il m’a rapporté d’après son père Omar ibn Ali qui a dit :
Je suis né après que Omar ait accédé au califat, et il (Ali) a alors demandé (à Omar) : « Ô Commandeur des croyants j’ai eu un fils cette nuit ». Il (Omar) a dit : « Laisse moi lui choisir son nom »4. J’ai répondu : « Il est à toi ». Il (Omar) a dit : « Je le nomme Omar et je lui offre mon jeune serviteur5 Muwaraq ».
Ibn Zubayr ajoute : « j’ai rencontré ‘Issa (le petit fils de Omar ibn Ali) et il m’a raconté la même chose ».6

Récit corroboré par al-Baladhûri qui précise dans son ouvrage al-Ansâb que :

وكان عمر بن الخطاب سمى عمر بن علي باسمه ووهب له غلاما سمي مورقا
Et Omar ibn al-Khattab a nommé Omar ibn Ali en lui donnant son nom et lui a offert un jeune serviteur du nom de Muwaraq [comme esclave]7

Enfin al-Muhib al-Tabari mentionne de son côté :

عن أبي سعيد قال: رأيت غلاما ما أدرى غلام هو أم جارية ما رأيت أحسن منه جالساً إلى جنب علي بن أبي طالب، فقلت له: عافاك الله!! من هذا الفتى إلى جانبك؟ قال: هذا عثمان بن علي، سميته بعثمان بن عفان، وقد سميت بعمر وبالعباس عم رسول الله صلى الله عليه وسلم، وسميت بخير البرية محمد صلى الله عليه وسلم، وأما حسن وحسين ومحسن فإنما سماهم رسول الله صلى الله عليه وسلم.
D’après Abu Sa’id : J’ai aperçu un enfant et je n’ai pas su si c’était un garçon ou une fille, je n’ai pas vu [d’enfant] mieux/plus beau que lui, assis à côté de Ali ibn Abi Talib, et je lui (à Ali) ai demandé : « Qu’Allah te protège, quel est donc ce jeune enfant qui se tient à tes côtés ? » Il a répondu « Celui-ci est Othman ibn Ali, je l’ai appelé [ainsi] en raison de Othman ibn Affan, et j’ai également donné le nom [à mes enfants] de Omar et d’al-Abbas, oncle du Prophète, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, et j’ai également donné le nom [à mes enfants] du meilleur des créatures, Muhammad, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, mais en ce qui concerne Hassan, Houssein et Muhsine, c’est le Messager d’Allah, que la Paix et le Salut d’Allah soit sur lui, qui les a nommé ainsi8.

Ces citations parlent d’elles-mêmes, à moins là encore de décrire Ali comme une personne peureuse qui n’a pu donner les prénoms qu’il voulait à tous ses enfants et que les Califes se sont une fois de plus imposés, en plus d’avoir usurpé le Califat, agressé sa noble épouse Fatima (radiallahou anha) au point de tuer son fils Al-Muhsin encore en elle, et elle de mourir quelques mois plus tard de ses blessures. La haine des Imamites envers les Compagnons étant incommensurable, la réécriture de l’Histoire est une constante chez eux, ils en arrivent même à nier le mariage de Omar avec la fille de Ali et Fatima (raaf), la dénommée Um Kulthum, mariage qui évidemment est confirmé autant par les sources Chiites que par les sources Sunnites9. Là encore les prêcheurs imamites nient son existence au point d’inventer des récits qui nous paraitraient cocasses si tant est qu’il nous soit permis d’utiliser cette expression tant le sujet est sérieux et grave10.
C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que se fait le retour.
A l’image de l’Imam Ali nombreux sont les descendants du Prophète à avoir donné à leurs enfants ces noms que les Chiites détestent, Abu Bakr, Umar, Aïsha, Hafsa et cela indique clairement qu’ils n’éprouvaient aucune hostilité envers les compagnons et épouses du Prophète . Voici quelques descendants de Ali qui portaient ces noms.

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Abû Bakr :
– Abû Bakr ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Abû Bakr ibn al-Hassan ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Abû Bakr, kunya (surnom) de Zîn al ‘Âbidîn (4ème Imam)
– Abû Bakr ibn Mûsa al Kâdhim (7ème Imam)
– Abû Bakr, kunya (surnom) de Alî al-Ridâ (8ème Imam)
– Abû Bakr ibn Abdillah ibn Ja’far ibn Abî Tâlib (frère de l’Imam Alî ibn Abî Tâlib)
– Abû Bakr ibn al-Hassan al-Muthannâ ibn al-Hassan al-Sibt ibn Alî ibn Abî Tâlib

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Omar :
– Omar al Atraf ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn al-Hassan ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn al-Houssein ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar al-Achraf ibn Alî zîn al-‘Âbidin ibn al-Houssein ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Omar ibn Mussâ al-Kâdhim ibn Ja’far al-Sâdiq
– Omar ibn Yahya ibn al-Hussein ibn Zayd al-Shâhid ibn Alî zîn al-‘Âbidin ibn al-Hussein ibn Alî ibn Abî Tâlib

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Othmân :
– Othmân ibn Alî ibn Abî Tâlib
– Othmân ibn ‘Aqîl ibn Abî Tâlib (‘Aqîl : frère de Alî ibn Abî Talîb)

Membres des Ahl al Bayt qui portaient le nom de Aïcha :
– Aïha bint Ali Zîn al-‘Âbidin (4ème Imam)
– Aïcha bint Ja’far al-Sâdiq (6ème Imam)
– Aïcha bint Mussâ al-Kâdhim (7ème Imam)
– Aïcha bint Ali al-Ridâ (8ème Imam)
– Aïcha bint Ali al-Hadî (10ème Imam)

Nombreuses sont les sources sunnites et imamites qui mentionnent les noms de ces descendants du Prophète , issus de l’union entre Alî ibn Abî Tâlib et Fâtima (radiallahou anha) fille du Prophète , mais nous ne nous sommes basés ici que sur des sources imamites11.

Ces noms n’ont pas été donnés par hasard, et nous pouvons affirmer que ces mêmes descendants de Ali et Fatima ne ressentaient aucune hostilité envers ces compagnons et épouses du Prophète car en effet, quel être humain donnerait le nom de l’homme ou la femme qui a tué ses parents ? Pensez-vous que vous trouveriez un Juif portant le nom Hitler par exemple ? Ou un Tchétchène qui s’appellerait Poutine ? Ou un Palestinien qui porterait le prénom Sharon ? Ou un Chiite irakien qui a perdu son père durant le règne de Saddam Hussein donner le prénom Saddam à son fils ? Car logiquement dans l’imaginaire d’une personne victime d’un crime, celle-ci aura en horreur le lieu de cette agression, le visage de son agresseur mais aussi le nom de l’auteur de ce crime, c’est ainsi que les Chiites s’associant à cette position de victime des Ahl al-Bayt, ont en horreur les noms des ennemis du Prophète Muhammad et de sa Famille.

Et il faut savoir que dans le Chiisme Imamite, les injustices citées précédemment ne valent rien à côté de l’injustice subie par les membres des Ahl al-Bayt par les « usurpateurs » que furent Abu Bakr et Omar. Des noms qui aujourd’hui encore, dans l’Irak post-Saddam Hussein, soit plus de 1000 ans après ces évènements, valent à ceux qui les portent une condamnation à mort d’office, on rapporte dans de nombreux articles à propos du chaos actuel irakien le danger de s’appeler Omar, des personnes obligées de changer de nom sur leur papiers d’identité, d’apprendre également les noms des douze Imams car tombés entre les mains des milices Chiites, ceux-ci n’ont que peu de chances de survivre.12 Ou l’on peut lire encore de manière générale dans les sites Chiites, des prêcheurs encourager les Chiites à changer de nom, au cas où l’on porterait ceux des « criminels » comme Aïsha l’épouse du Prophète , voir cette fatwa Chiite sur un site sous la supervision de l’Ayatullâh Sistâni :

SALAAM
I HAVE A SISTER HER NAME IS HUMERA, MANY PEOPLE TOLD MY FAMILY THAT THIS IS NOT A GOOD NAME TO KEEP BECAUSE IT IS REFERENCE TO THE PROPHET WIFE AISHA? WHAT IS THE MEANING OF HUMERA IN ARABIC AND FARSI?
Dear brother,
HUMEYRA means a red girl. It is not a bad name, But if you are in an environment that this name remembers and revives AISHA and her crimes against the Prophet Mohammad and Imam Ali and Imam Hasan, it would be better for your sister to change her name. I propose the name of FATEMA for her.
Many thanks.
Yazdani
Traduction :
Question : J’ai une sœur et son prénom est Humeira, beaucoup de gens disent à ma famille que ce n’est pas un bon prénom à garder car il fait référence à l’épouse du Prophète . Quelle est la signification de Humeira en arabe et en perse ?
Réponse : Humeira veut dire blanche (lit. rousse). Ce n’est pas un mauvais prénom, mais si vous êtes dans un environnement dans lequel ce prénom rappelle Aïsha et ses crimes contre le Prophète Muhammad et les Imams Ali et Hassan, il est préférable pour votre sœur de changer son prénom. Je propose pour elle le prénom Fatima.
Yazdani

Ici même question et même réponse, donné par le docteur Liyakatali du réseau de savants imamites « Aalim Network QA » :

QUESTION : as salaam alaikum
I have a brief question for you concerning the name A’isha. I am fairly new to Islam and me and my wife are expecting our first child. At any rate, I was wondering if such a name would be discouraged within the Shi’a Islamic community due to the association she had with rebelling against ‘Ali etc. or if it is a common enough name so as to not have relevence in such matters. Your advice will be much appreciated.
ANSWER : Salaamun ‘alaykum,
Due to her actions against Imam Ali during the times of the Prophet and after his death (including the famous battle of the Camel), the followers of the ahl al-bayt are not encouraged to keep her name for their children.
Wasallamu ‘alaykum
Traduction :
QUESTION : as-salâm alaykum
J’ai une petite question pour vous au sujet du nom de A’icha. Je suis nouveau dans l’Islam et moi et ma femme nous attendons notre premier enfant. Je me demandais si un tel nom était découragé (désapprouvé) au sein de la communauté islamique Chiite en raison de l’association [de ce nom] avec celle qui s’était rebellé contre Ali etc…Ou bien est-ce un nom commun si répandu qu’il ne peut être associé à une telle chose ? Votre conseil sera beaucoup apprécié.
REPONSE :

Tous ces éléments nous poussent donc à affirmer que dans l’imaginaire Chiite, le nom Umar ne sera pas associé à Omar Ibn Salma mais bien à Omar Ibn al-Khattab l’ennemi du Prophète et de Ali , et que si les Imams Infaillibles, nous devons le rappeler, ont donné ces noms à leurs enfants c’est qu’il n’y avait aucune hostilité entre eux et les Compagnons du Prophète , et que de toute évidence, ces noms ont même été donnés en l’honneur ou en souvenir de ces Compagnons.
Et comment se fait-il que les Imams aient donné ces noms à leurs enfants alors que les savants imamites découragent et invitent leurs disciples à éviter ces noms ?
Trouvons nous aujourd’hui des Chiites imamites qui portent ces noms ?
Plus encore, ces liens entre membres de la Famille prophétique ne se sont pas arrêtés à de simples noms, qui en soit représentent déjà énormément de choses car un nom pour son enfant ne se donne pas au hasard, nombreux sont les Hadiths prophétiques dans lesquels note bien-aimé Prophète Muhammad a parlé de l’importance du choix du nom pour le nouveau-né ou a proposé des noms plus en phase avec l’Islam à des hommes nouvellement convertis à cette Religion car notre Maître savait l’importance des noms, lesquels serviront à être appelés tant ici-bas que dans l’au-delà d’après de nombreux Hadiths prophétiques.
Ainsi donc le choix du nom n’était pas le seul lien qui unissait membres de la Famille Prothétique et Compagnons, il y eut des unions entre eux, à l’exemple de la plus fameuse et la plus niée par les Chiites Imamites celle qui unit Omar Ibn al-Khattab et Um Kulthum Bint Ali Ibn Abi Talib qui fera l’objet d’un article à lui seul tellement ce sujet a soulevé une polémique de la part des prêcheurs Chiites alors que vous le verrez, les preuves de l’existence de ce mariage tant du côté Sunnite que Chiite ne manquent pas, mais un cœur qui se nourrit de haine ne peut admettre l’évidence, et c’est auprès d’Allah que se purifient les cœurs.

L’un des compagnons à propos duquel les Chiites Imamites ne se gênent pas pour exprimer leur haine publiquement se nomme Mu’awiyah ibn Abi Sofiyan . Leur dogme leur recommandant de cacher leur haine des Compagnons tel que Abu Bakr ou Omar c’est donc Mu’awiyah qui cristallise toute cette rancœur qui habite les Chiites Imamites, il représente le Cheval de Troie qui leur permet d’attaquer sous l’angle historique, l’édifice Musulman (Sunnite). D’ailleurs, al-Hafidh Abul Qassim ibn Asakir rapporte dans son Tarikh Dimachq qu’on interrogea l’Imam al-Nasa’ï à propos de Mu’awiyah , et sa réponse fut la suivante :

« L’Islam est comme une maison avec une porte. La porte de l’Islam est représentée par les Compagnons. Quiconque dénigre les Compagnons ne souhaite par là que s’attaquer à l’Islam, tout comme celui qui frappe à une porte pour entrer dans une maison. Concernant Mu’awiyah (raah), quiconque le dénigre ne souhaite en fait que trouver un moyen de dénigrer les Compagnons en général1. »

L’objectif de cet article n’est pas de reprendre les multiples griefs que lui font les Imamites, ce qui se fera dans un prochain article mais plutôt de montrer le statut de ce compagnon chez les Musulmans Sunnites, en effet dans leur propagande les Chiites essaient d’isoler ce Compagnon en faisant croire que seuls les « Wahabites » défendent son honneur et sa mémoire à l’inverse des autres groupes se réclamant du Sunnisme qui, comme les Chiites, le dénigreraient et l’accuseraient de tous les maux, or ceci comme souvent est faux. Pour le prouver, nous avons trouvé intéressant de traduire un article2 tiré du site anglophone Islamqa.org3 dont les hommes de sciences répondent en fonction de leur École de jurisprudence (Hanafite et Chafi’ite) mais aussi par rapport à la doctrine dont ils se réclament et qui est celle de l’Imam Abu al-Hassan al-Ach’ari (ra), et dont la ligne éditoriale est totalement opposée au Wahabisme. D’ailleurs dans une autre de ses réponses, le Cheikh Amjad Rasheed développe la question des « différences entre les croyances des Sunnites et celle des Salafis »4, ce qui est à tout du moins, une preuve que l’auteur n’est pas Wahabi ou Salafi.

Dans cet article, l’auteur Amjad Rasheed5 répond à deux questions qui sont :

– Que disent les savants à propos de Mu’awiyah ?
– Qu’en est-il de celui qui le considère égaré ou incroyant ?

Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux le Très-Miséricordieux,

La position de nos Imams de l’Ecole Sunnite Ash’arite est que Sayiduna Mu’awiyah est considéré comme faisant partie des Compagnons du Prophète ﷺ. Tous les Compagnons sont d’un rang élevé, ayant eu l’honneur d’avoir rencontré notre noble Messager d’Allah ﷺ, et le Prophète ﷺ est mort en étant satisfait d’eux tous. Il est vrai que les rangs des Compagnons se distinguent par leur vertu, en fonction de l’entrée en Islam, si celle-ci s’est faite dans les premiers temps, et aussi en fonction de la propension des Compagnons à servir la religion par leur personne et leurs biens. [Voir : Taftazani, Charh al-Aqa’id al-Nasafiya et ses commentaires; Laqani, Jawharat al-Tawhid, et ses commentaires par Bajuri, Sawi, Tattan, et d’autres].

La position de l’Islam Sunnite est que les différents et disputes qui ont eu lieu entre les Compagnons durant leur période de désaccord ne nous permet pas de les décrier ou de parler en mal d’eux. Ceci s’applique autant à Ali qu’à Mu’awiyah ainsi qu’à ceux qui les ont suivis. D’autant plus mauvais serait le fait de considérer l’un d’eux comme étant égaré ou (à Allah ne plaise) un mécréant, excepté pour ceux dont l’apostasie a clairement été établie.

Avoir une bonne opinion des nobles Compagnons du Prophèteﷺ implique que s’ils ont commis un péché, ils se sont hâtés vers le repentir, et qu’à travers la bénédiction d’avoir été proche du Messager d’Allahﷺ, ils furent honoré par la mort en étant Musulman et dans le meilleur état qui puisse être.

Il existe un consensus des savants de l’Islam Sunnite que Sayiduna Ali  était dans son droit dans les différents qui existaient entre lui et Sayiduna Mu’awiyah , et que ces différents ne sont pas apparus à cause de désirs personnels ou caprices mais plutôt à travers l’exercice de leur réflexion personnelle (Ijtihad). Sayiduna Mu’awiyah a certes fait erreur, mais il recevra la récompense de son Ijtihad, et il n’était pas pêcheur à cause de cette erreur.

Ceci a été déclaré explicitement par l’Imam reconnu dans le domaine des croyances de l’Islam Sunnite, Sayiduna Abu al-Hassan al-Ach’ari , dans son Maqalat, et ce fut la position d’autres après lui. Ce qui a été attribué faussement à l’Imam al-Ach’ari qu’il considérait  Mu’awiyah comme étant un pêcheur et un égaré est simplement une erreur d’attribution. [Comme Cheikh Amjad l’a prouvé dans un traité qu’il a rédigé à ce sujet, il s’agit d’un cas délibéré de corruption de texte].

Notre devoir est de rester silencieux à propos des disputes qui ont eu lieu entre les Compagnons, et d’avoir une bonne opinion d’eux tous. Et l’Imam al-Ghazali  a considéré les discussions futiles (Khawd) sur ce qui s’est passé entre les Compagnons comme discussions vaines dans le Batil  (le Faux) et ceci est interdit (Muharram) comme cela est rapporté dans al-Ihya.

Concernant les quelques narrations dans lesquelles certains d’entre eux (les Compagnons) se sont mal parlés, ces narrations sont soit très faibles [ou dans certains cas fabriquées] ou peuvent être interprétées convenablement. L’Imam al-Haramayn al-Juwayni [le maître d’al-Ghazali] a dit concernant l’explication correcte de ces différents : “Un homme de religion (qui a un minimum de connaissance religieuse) le ferait aisément (c’est à dire qu’il expliquerait aisément que ces « narrations dans lesquelles certains Compagnons se sont mal parlés entre eux » sont soit faibles ou clairement explicables).

Concernant celui qui déclare Mu’awiyah  égaré ou mécréant, une telle personne est considérée comme un innovateur (Mubtadi’). Le déclarer mécréant est bien plus dangereux : cela pourrait le conduire à la mécréance lui-même, car le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Si l’un d’entre vous déclare son frère mécréant, alors certainement l’un d’entre vous deux est mécréant.”

Nous vous proposons de visionner cette vidéo d’un orateur francophone, Cheikh Moncef Zenati qui réfute quelques accusations diffusées sur le web francophone à l’encontre de Mu’awiyah , par des individus sans scrupule.


Et c’est Allah qui accorde le succès.

 

 

 

 

Parmi les thèmes que les prêcheurs Chiites ne cessent de ressasser, « La Calamité du jeudi » tient une place de choix. Non seulement, les Chiites présentent cet évènement comme une preuve de l’Imamat de Ali , mais c’est pour eux une occasion nouvelle de diaboliser et poser un voile de rancune sur leur cœur à l’égard des compagnons (notamment à l’encontre de Omar ibn al-Khattâb ). Dans cet article, nous allons analyser cet événement à propos duquel il faut le rappeler, les Chiites n’ont aucun récit authentique dans leurs ouvrages, et nous allons révéler les spéculations et les accusations gratuites des Chiites.
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