mardi 22 août 2017

Croyance Chiite

La croyance en la falsification du Coran est une sorte d’héritage que se transmettent les savants Chiites entre eux. Par exemple, al-Jaza’iri l’a héritée d’al-Majlissi, al-Kulayni l’a héritée de Ali Ibn Ibrahim al-Qommi (l’auteur du fameux tafsir). Dans ce nouvel article, nous allons voir comment al-Qadi Sa’id al-Qommi a hérité cette croyance de son maître al-Fayd al-Kachani, lui aussi auteur d’un tafsir renommé, al-Tafsir al-Safi surnommé Tafsir al-Kachani.

al-Qadi Sa’id Muhammad Ibn Muhammad Mufi al-Qommi (mort en 1107H) fut très proche des Rois Perses de l’Empire Safavide, en particulier le Chah Abbas II. Il est surnommé par al-Khomeini comme “la fierté du Groupe (Chiite Imamite)1 et le Cheikh Abbas al-Qommi ,l’auteur du fameux ouvrage Mafatih al-Jinane, le décrit en ces termes “le savant vertueux, le philosophe spécialiste de la Loi, al-rabbani (le gnostique), le vérificateur immuable, parmi les grands savants de la philosophie, de la littérature et du Hadith2.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont l’un fut intitulé Al-Arba’iniyat li-Kachf Anwar al-Qudsiyat, et dont l’extrait ci-dessous met en lumière la pensée de l’auteur vis-à-vis du Coran. Dans les pages 65-66 du livre, l’auteur traite de l’autorité des différentes variantes de récitations coraniques et décide de vanter les mérites de la récitation personnelle de Ali et la supériorité du Coran possédé par les 12 Imams, cela en s’opposant à nos récitations et le résultat est surprenant.

كما أن القرآن الذي عند أئمتنا عليهم السلام هو بعينه المسموع من النبي صلى الله عليه واله بسماع علي بن أبي طالب عليه السلام حين سماع غير علي عليه السلام هذا القرآن. وأين سماع مولانا -مولى الأنام- من سماع الرعايا !! مثلا : حين ما سمع ابن مسعود او غيره من النبي هذه الآية (إِنَّمَا أَنْتَ مُنْذِرٌ وَلِكُلِّ قَوْمٍ هَادٍ). وسمع علي (عليه السلام) هكذا: (إِنَما أنت منذر لعباد وعلي لكل قوم هاد). فـــــي الحالة التي سمع القوم بدون لفظة: ((علي)) وذلك للاتساع الالهي والوحدة الجامعة للكلم الرباني وهكذا الحكم في اختلاف القراءات السبع حيث يسمع كل قوم من النبي او الوصي مايوافق لغتهم ومحاورتهم في سماع واحد ومكان واحد. فأحتفظ بذلك التحقيق فإنه من مشرب الرحيق والحمد لله على فضله

“Tout comme le Coran qui est auprès de nos Imams (as) est le même que celui provenant du Prophète (saws) mais à travers Ali Ibn Abi Talib (as) et non les autres. Et qui oserait donc comparer la récitation de notre maitre – i.e Ali – avec celle des autres !! Par exemple : Quand Ibn Mass’oud ou d’autres ont entendu ce verset du Prophète (saws) : “Tu n’es qu’un avertisseur, et pour chaque peuple un guide.” [13:7] Ali (as) l’a entendu de cette manière :”Tu n’est qu’un avertisseur auprès des serviteurs et Ali est un guide pour tous les peuples.” Alors les gens l’ont entendu sans le mot Ali. Ceci à cause de l’immensité et de l’unité du discours divin, ce qui est également le cas concernant les différences entre les sept récitations que chaque personne a entendu du Prophète (saws) ou son héritier (wasi) selon son langage et dialecte alors qu’ils se trouvaient au même endroit et qu’il s’agit de la même récitation.”

Ainsi, selon ce savant, le Prophète a enseigné un “incomparable” Coran à Ali et un autre au reste des gens.

Dans un article précédent, nous vous avions présenté la croyance Chiite concernant la tentative d’assassinat du Prophète par les Compagnons au retour de l’expédition de Tabûk. Dans cet article, nous allons répondre aux « preuves sunnites » présentées par les propagandistes chiites pour tenter de faire croire que cette tentative de meurtre sur le Prophète par les Compagnons à Tabuk est étayée par des sources sunnites fiables.

Parmi ces preuves, nous allons reprendre celles qui se trouvent sur un site Chiite francophone1 qui ne fait que reprendre et traduire cet article anglais d’un prêcheur Chiite iranien, l’Ayatollah Docteur Sayyed Muhammad Hosseini al-Qazwini qui a fondé son institut de recherche situé à Qom en Iran sous la supervision de l’Ayatollah Khaza’li décédé récemment, ce dernier était l’un des auteurs de la constitution iranienne de 1979 et membre de l’Assemblée des experts, c’est dire l’importance du personnage. D’ailleurs, dans l’article suivant, on peut voir des photos de l’Ayatollah Ali al-Khameneï lui rendre visite lorsqu’il était hospitalisé, observez la tendresse avec laquelle al-Khameneï se tient au chevet de Khaza’li, il lui tient la main à plusieurs reprises : iusnews.ir. L’inverse se produisit également lorsque le Guide la Révolution Ali al-Khameneï fut hospitalisé, l’Ayatollah Khaza’li lui rendit visite, cet article hagiographique du défunt Ayatollah le montre au chevet d’al-Khameneï hospitalisé.

Une fois de plus, le lecteur appréciera le discours public appelant à ne pas « heurter nos frères Sunnites » en ne « maudissant pas les symboles Sunnites », discours à destination des Sunnites et de leurs savants et le contraste avec les actes et les « recherches » faites par ces mêmes personnes pour bien sûr « rapprocher » Sunnites et Chiites.

Cette parenthèse étant fermée, voici donc les propos tirés du site Chiite :

Certains savants sunnites comme Ibnî Hazm Andolossî a mentionné le nom de ces traîtres dans son livre « Al-Mûhallâ » :
Abû Bakr, Omar, Othmân et Sa’d ibnî Abî Waqqâs voulaient assassiner le Prophète (p) en le jetant d’un col dans la zone montagneuse de Tabûk.
Sources :
1-Al-Mûhallâ d’Ibnî Hazm Andolossî, tome 11, page 224
2-L’exègèse d’Ibnî Kathîr, tome 2, page 605

Nous pouvons d’ores et déjà affirmer que dans la seconde source, le Tafsir d’Ibn Kathir, ne figurent nullement les noms de ces Compagnons comme étant les traîtres qui voulaient assassiner le Prophète . La seule liste que nous trouvons dans cette exégèse est la suivante :

ولهذا كان حذيفة يقال له :  » صاحب السر ، الذي لا يعلمه غيره  » أي : من تعيين جماعة من المنافقين ، وهم هؤلاء ، قد أطلعه عليهم رسول الله – صلى الله عليه وسلم – دون غيره ، والله أعلم . وقد ترجم الطبراني في مسند حذيفة تسمية أصحاب العقبة ، ثم روى عن علي بن عبد العزيز ، عن الزبير بن بكار أنه قال : هم معتب بن قشير ، ووديعة بن ثابت ، وجد بن عبد الله بن نبتل بن الحارث من بني عمرو بن عوف ، والحارث بن يزيد الطائي ، وأوس بن قيظي ، والحارث بن سويد ، وسعد بن زرارة وقيس بن فهد ، وسويد وداعس من بني الحبلي ، وقيس بن عمرو بن سهل ، وزيد بن اللصيت ، وسلالة بن الحمام ، وهما من بني قينقاع ، أظهرا الإسلام .
Et pour cette raison, Houdhayfah était appelé « L’Homme du secret », secret que personne d’autre ne savait à part lui, à savoir la désignation d’un groupe parmi les hypocrites, ceux là [qui avaient voulu tuer le Messager à al-Uqbah]. Et le Messager les lui a révélé, et à personne d’autre que lui. Et Allah est le plus savant. Et Tabarani a écrit dans son Musnad de Houdhayfah le nom des Gens de al-Uqbah, puis il a rapporté d’après Ali ibn Abdelaziz d’après Zubayr ibn Bakkar qui a dit : Ce furent Mu’attib Ibn Quchayr, Wadi’a Ibn Thabit, Jadd Ibn Abdallah Ibn Nabthal Ibn al-Harith membre des Bani ‘Omrou Ibn ‘Awf, al-Harith Ibn Yazid al-Tâ’ï, Aws Ibn Qaydhiy, al-Harith Ibn Suwayd, Saad Ibn Zurarah et Qays Ibn Fahd, Suwayda et Da’es membre des Bani Hubla, Qays Ibn ‘Omrou Ibn Sahl, Zayd Ibn al-Lusayt, Sulala Ibn Hammam parmi les Bani Qaynuqa’ et ils étaient en apparence Musulmans.2

Nous pouvons constater que parmi les noms cités, les noms d’Abu Bakr, Omar, Othman, Talha et Saad ibn Abi Waqqas ne figurent pas dans cette liste, il s’agit donc d’un mensonge de la part de l’auteur de cet article.

La première source est un ouvrage d’Ibn Hazm dans lequel il dit ceci :

وأما حديث حذيفة فساقط لأنه من طريق الوليد بن جميع وهو هالك ولا نراه يعلم من وضع الحديث فإنه قد روى أخبارا فيها ان أبا بكر. وعمر. وعثمان.وطلحة. وسعد بن أبي وقاص رضي الله عنهم أرادوا قتل النبي صلى الله عليه وسلم وإلقاءه من العقبة في تبوك وهذا هو الكذب الموضوع
Le Hadith de Hudhayfa est faux, car il est rapporté par Walid ibn Jumai et il n’est pas fiable, il apparait qu’il ne savait pas qui avait fabriqué ce récit, car il a rapporté beaucoup de récits dans lesquels il est dit qu’Abu Bakr, Omar, Othman, Talha et Saad ibn Abi Waqas ont tenté de tuer le Prophète en le poussant d’al-Uqbah durant le retour de Tabûk. C’est un mensonge fabriqué3.

Le prêcheur Chiite déclare ceci :

Mais bien sûr, Ibnî Hazm le sectaire rejette ce récit en disant que :
« Walid ibnî Abdallah est dans la chaîne de transmission de ce récit, donc ce récit est un mensonge. »

Avant de continuer en démontrant que Walid est un narrateur accepté dans les ouvrages Sunnites dont le Sahih Muslim :

Nous vous citons l’avis des autres savants de la secte sunnite à propos de Walid ibnî Abdallah pour connaître la véracité et l’authenticité de l’avis d’Ibnî Hazm à propos de Walid ibnî Abdallah :
Lors que nous nous référons aux livres de Rîjâl sunnite, nous voyons bien que la plu part des savants sunnites témoignent la véracité de Walid ibnî Abdallah en le considérant véridique et fiable.
Ex : Ibnî Hajar Asqalânî un des grands savants sunnites écrit à propos de Walid ibnî Abdallah dans « Taqrîb ût-Tahdhib » :
Walid ibnî Abdallah ibnî Jamî ûz-Zahri al-Maqqi Nazil ûl-Kûfa est Sadûq {véridique}.
Source : Taqrib ût-Tahdhib d’Ibnî Hajar, tome 2, page 286.
7459 – الوليد بن عبد الله بن جميع الزهري المكي نزيل الكوفة صدوق.
تقريب التهذيب، ابن حجر، ج 2، ص 286، وفات: 852، دراسة وتحقيق: مصطفى عبد القادر عطا، 1415 – 1995 م، ناشر: دار الكتب العلمية، بيروت، لبنان، توضيحات: طبعة مقابلة على نسخة بخط المؤلف وعلى تهذيب التهذيب وتهذيب الكمال.
Ibnî Sa’d écrit à propos de Walid ibnî Abdallah dans « At-Tabaqat ûl-Kûbrâ » :
Il était fiable, et avait des hadiths.
Source : At-Tabaqât ûl-Kûbrâ, tome 6, page 354
الوليد بن عبد الله بن جميع الخزاعي من أنفسهم وكان ثقة وله أحاديث.
الطبقات الكبرى، محمد بن سعد، ج 6 – ص 354، وفات: 230، ناشر: دار صادر، بيروت.
Et Al-Ajali un autre savant sunnite écrit à propos de Walid ibnî Abdallah dans « Marîfat û-Thîqât » :
Walid ibnî Abdallah était fiable et de la Mecque.
Source : Marîfat û-Thiqât, tome 2, page 342
الوليد بن عبد الله بن جميع الزهري مكي ثقة.
معرفة الثقات، العجلي، ج 2 – ص 342، وفات: 261، 1405، ناشر: مكتبة الدار، المدينة المنورة.
Et encore plus important est que Mûslîm Neyshâbûri dans « Sahih Mûslîm » a rapporté deux récits dont Walid ibnî Abdallah îbnî Jamî est le rapporteur.
Sources
1-Sahih Mûslîm, tome 5, page 177
2-Sahih Mûslîm, tome 8, page 123
Ce qui prouve que selon Mûslîm, Walid ibnî Abdallah était fiable et véridique.
Sinon les sunnites doivent enlever le mot « Sahih » de ce livre !

Et de conclure la chose suivante :

Conclusion :
1-Le récit d’Ibnî Hazm Andolossî concernant le plan d’assassiner le Prophète (p) par les compagnons hypocrites, est authentique.

2-Omar, Abû Bakr et Othmân souhaitaient r assassiner le Prophète (p), ce qui signifie qu’ils étaient ennemis du Prophète (p) et n’étaient pas musulmans.

La conclusion est erronée car il n’existe aucune chaine de transmission dans le récit cité par Ibn Hazm, d’ailleurs on peut le voir dans l’article Chiite qui analyse ce narrateur mais qui omet d’analyser les autres narrateurs puisqu’ils n’existent pas dans les propos d’Ibn Hazm, ni même dans aucun autre ouvrage, il est juste question de Walid Ibn Jami’ qui est mort en l’an 50 de l’Hégire, or Ibn Hazm est un savant du 5ème siècle de l’Hégire !

La chaine entre lui et Walid Ibn Jami’ n’apparait pas, de même que la chaine entre Walid Ibn Jumai et le témoin oculaire de cette attaque n’apparait pas également. Alors, il n’est pas raisonnable d’accepter ce type de narration en se basant sur la connaissance d’un seul narrateur alors que la chaine devrait en compter une dizaine vu l’écart d’années, de siècles entre Ibn Hazm et Walid Ibn Jami’.

Hudhayfa a été surnommé « Sahab al-sir” (Possesseur du secret), car il connaissait les noms des hypocrites mais il semblerait que d’autres de ses propos constituent également des secrets aux yeux des Chiites Imâmites car en effet, Hudhayfa a rapporté beaucoup de récits prophétiques faisant l’éloge d’Abu Bakr et Omar . Lui-même a fait les éloges de Omar ou Othman par exemple.

Dans un récit narré par Zayd Ibn Wahab :

وقال مسدد : ثنا يحيى ، عن الأعمش ، عن زيد بن وهب ، قال : سمعت حذيفة رضي الله عنه ، يقول : ” مات رجل من المنافقين فلم أصل عليه ، فقال عمر رضي الله عنه : ما منعك أن تصلي عليه ؟ قلت : إنه منهم ، فقال :أبالله منهم أنا ؟ قلت : لا . قال : فبكى عمر رضي الله عنه ”
J’ai entendu Hudhayfa dire : « Un autre homme parmi les hypocrites est mort, et je ne prierai pas sur lui lors de ses funérailles. Omar dit alors : Qu’est-ce qui t’a empêché de prier sur lui ? Hudhayfa répondit : « Il est l’un des leurs (parmi les hypocrites). Omar dit : « Par Allah, suis-je l’un d’entre eux ? Hudhayfa répondit : « Non ». Alors Omar se mit à pleurer4.

Dans une autre version de ce récit ci-dessous, Hudhayfa jure par Allah que Omar ne figure pas parmi les hypocrites !

وحذيفة أحد أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم الأربعة عشر النجباء، كان النبي صلى الله عليه وسلم أسر إليه أسماء المنافقين، وحفظ عنه الفتن التي تكون بين يدي الساعة، وناشده عمر بالله: أنا من المنافقين اللهم لا، ولا أزكى أحداً بعدك
Et Hudhayfa, un des 14 nobles (Nujaba) compagnons du Prophète . Le Prophète lui avait confié le nom des hypocrites et les tentations qui surviendraient d’ici la fin des temps. Et Omar l’exhorta par Allah : Suis je parmi les hypocrites ? [Hudhayfa répondit] Par Allah non, et je purifierais5 personne après toi6.

Hudhayfa à la question de Omar s’il figure parmi les hypocrites, lui répond non. La réponse est donc sans équivoque et réfute l’accusation Chiite consistant à dire que les premiers Califes figurent parmi les assaillants.
Hudhayfa a également vanté les mérites de Omar plus d’une fois de son vivant comme dans ce récit rapporté par al-Boukhari dans son Sahih :

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ أَبُو كُرَيْبٍ، جَمِيعًا عَنْ أَبِي، مُعَاوِيَةَ قَالَ ابْنُ الْعَلاَءِ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ حَدِيثَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ كَمَا قَالَ قَالَ فَقُلْتُ أَنَا ‏.‏ قَالَ إِنَّكَ لَجَرِيءٌ وَكَيْفَ قَالَ قَالَ قُلْتُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ « ‏ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَنَفْسِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ يُكَفِّرُهَا الصِّيَامُ وَالصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ ‏ »‏ ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ لَيْسَ هَذَا أُرِيدُ إِنَّمَا أُرِيدُ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ – قَالَ – فَقُلْتُ مَا لَكَ وَلَهَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا قَالَ أَفَيُكْسَرُ الْبَابُ أَمْ يُفْتَحُ قَالَ قُلْتُ لاَ بَلْ يُكْسَرُ ‏.‏ قَالَ ذَلِكَ أَحْرَى أَنْ لاَ يُغْلَقَ أَبَدًا ‏.‏ قَالَ فَقُلْنَا لِحُذَيْفَةَ هَلْ كَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ مَنِ الْبَابُ قَالَ نَعَمْ كَمَا يَعْلَمُ أَنَّ دُونَ غَدٍ اللَّيْلَةَ إِنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ ‏.‏ قَالَ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَ حُذَيْفَةَ مَنِ الْبَابُ فَقُلْنَا لِمَسْرُوقٍ سَلْهُ فَسَأَلَهُ فَقَالَ عُمَرُ ‏.‏
Hudhayfa raconte : “Nous étions en compagnie de Omar qui dit : “Qui parmi vous a préservé de manière parfaite dans sa mémoire, le hadith du Messager d’Allah à propos de l’épreuve ? Je dis : “Je me rappelle exactement de ce qu’il a dit.” Omar dit alors : “Tu es quelqu’un d’audacieux !” Hudhayfa dit :”Le Prophète a dit :”L’épreuve d’un homme se trouve dans sa famille, ses biens, en lui-même, ses enfants, son voisinage et elle est expiée par ses prières, par la charité et en enjoignant à faire le bien et à interdire le mal. Omar dit alors : “Je ne parlais pas de cette épreuve mais de celle qui se soulèvera et frappera telle la vague de la mer. Hudhayfa répondit : “Ô Commandeur des croyants ! Tu ne devrais pas craindre cette épreuve car il y a une porte fermée entre elle et toi.” Omar demanda :”Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ?” Hudhayfa répondit : “Non, elle sera brisée.” Omar dit :”Ainsi, cette porte ne se refermera jamais !” Plus tard, les gens demandèrent à Hudhayfa :”Est-ce que Omar savait ce que signifiait cette porte ?” Il leur répondit : “Oui, Omar le savait comme les gens savent qu’il y aura une nuit avant demain matin. J’ai narré à Omar une narration authentique, pas un mensonge.” Chaqiq, l’un des narrateurs dit : »Nous n’osions plus interroger Hudhayfa à propos de cette porte, alors nous demandâmes à Masruq de l’interroger : “Qui désignait cette porte ?” Il répondit :”Omar”.7

Mais également après sa mort. Voici deux récits authentiques à ce sujet :

حدثنا عبد الله : قثنا هارون بن سفيان ، نا معاوية بن عمرو قثنا زائدة قثنا منصور ، عن ربعي بن حراش ، عن حذيفة قال : إن عمر لما استخلف كان الإسلام كالرجل المقبل ؛ لا يزداد إلا قربا ، فلما قتل عمر كان الإسلام كالرجل المدبر ؛ لا يزداد إلا بعدا .
D’après Hudhayfa : « Quand Omar a reçu le Califat, l’Islam était comme un homme qui s’approchait et qui continuait sans cesse de s’approcher, mais quand il est mort, l’Islam était comme un homme qui marchait au loin, et qui s’éloignait sans cesse8.

Dans cet autre récit, Hudhayfa fut interrogé :

أخبرنا عبد الرزاق عن معمر عن أيوب عن ابن سيرين قال : سئل حذيفة عن شئ ، فقال : إنما يفتي أحد ثلاثة : من عرف الناسخ والمنسوخ ، قالوا : ومن يعرف ذلك ؟ قال : عمر ، أو رجل ولى سلطانا فلا يجد بدا من ذلك ، أو متكلف.
Il répondit : « Seules trois types de personnes peuvent donner un avis religieux : Ceux qui connaissent l’abrogeant et l’abrogé, ils demandèrent : « Qui connait cela ? » Il répondit : « Omar ». Un homme à qui l’on a donné une haute position et qui n’a pas le choix de donner un avis; ou un Mutakalif (quelqu’un de grandiloquent)9.

L’on comprend de ces récits une haute estime de Omar par Hudhayfa puisqu’il déclare par exemple que du vivant de Omar l’Islam était proche des gens.

Nous citerons également un récit authentique dans lequel Hudhayfa vante les mérites de Othman ibn ‘Affan . Jundub a dit :
حدثنا حبان بن هلال قال، حدثنا أبو الأشهب قال، حدثني حبيب بن الشهيد قال، حدثني الوليد، عن جندبرضي الله عنه قال: بلغنا حديث ذكره حذيفةبن اليمان رضي الله عنه في عثمان بن عفان رضي الله عنه فأنكرته من مثله لمثله، فأتيته عند صلاة الصبح فسلمت عليه ثلاثا فلم يؤذن لي فرجعت، فإذا رسوله قد أتبعني فردني، فدخلت عليه فقال: ما ردك ؟ فقلت: استأذنت – أو سلمت ثلاثا فلم يؤذن لي. فقال:أما إنك لو استأذنت أكثر من ذلك لم يؤذن لك. قال: وحسبتك نائما. قال: ما كنت لانام حتى أعلم من أين تطلع الشمس. قال: ما حديث بلغني عنك ذكرت به عثمان فأنكرته من مثلك لمثله ؟ فقال: قد كان بعض ذلك، أما إنهم قد ساروا إليه وهم قاتلوه. قلت:قاتلوه ؟ قال: قاتلوه – ثلاثا – قلت: فأين قتلته ؟ قال: في النار والله – قالها ثلاثا – قلت: فأين هو ؟ قال: في الجنة والله – قالها ثلاثا – ثم قال: أما إنها قد حضرت فتنة ففر منها. ثم قال: والله لانا أعلم بها من بطريق كذا وكذا. قلت: ما تأمرني ؟ قال:الزم الذي أنت عليه ولا تدعه إلى غيره فتضل.
D’après Jundub : Un récit nous est parvenu, relaté par Hudhayfa Ibn al-Yaman , à propos de Othman ibn Affan , et je reprouvais qu’une telle personne (Hudhayfa) puisse dire telle chose à propos de cette [autre] personne (Othman), alors je suis allé le voir lors de prière de l’aube (chez lui). Je le saluais trois fois en vain sans obtenir la permission de rentrer alors je m’en suis retourné. Alors, un messager vint me chercher et me ramena chez lui et j’y entrais. Il (Hudhayfa) me dit : “Pourquoi es-tu parti ?” Je répondis : “J’ai demandé la permission à trois reprises et je n’ai eu aucune réponse.” Il dit :”Si tu avais demandé à entrer plus que cela (trois fois), alors tu n’aurais pas eu la permission d’entrer.” Je dis :”J’ai pensé que tu dormais.” Il dit :”Je ne dors pas jusqu’à ce que je sache d’où vient le soleil.” Jundub dit :”Qu’en est-il de ce que tu as dit à propos de Othman, des propos que je ne peux accepter venant de toi à propos de quelqu’un comme lui ?” Hudhayfa :”Cela va arriver, ils vont le tuer.” Je dis :”Le tuer ?” Il répondit :”Le tuer – trois fois.” Je dis :”Où sont ses assassins ?” Il répondit :”Par Allah, en enfer !” Il dit cela trois fois. Je dis :”Et lui ? (où est-il ?)” Il répondit :”Par Allah, au paradis !” Il dit cela trois fois et dit ensuite :”La fitna a commencé, tu dois t’en écarter.” Il dit encore :”Par Allah, j’en sais plus à ce sujet (la fitna) que ce chemin et ce chemin.” Je dis :”Et que me suggères-tu de faire ?” Il dit :”Accroches-toi à ce sur quoi tu te trouves, et ne t’en écartes pas pour autre chose, cela te conduira à l’égarement.”10

Hudhayfa est aussi celui qui a rapporté ces propos du Prophète à propos d’Abu Bakr et Omar :

حدثنا الحسن بن الصباح البزار أخبرنا سفيان بن عيينة عن زائدة عن عبد الملك بن عمير عن ربعي هو ابن حراش عن حذيفة قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم “اقتدوا بالذين من بعدي أبي بكر وعمر
Le Prophète a dit « Suivez mes successeurs Abu Bakr et Omar11.

Dans une autre version de ce hadith, Hudhayfa rapporte :

حدثنا سعيد بن يحيى بن سعيد الأموي أخبرنا وكيعٌ عن سالم أبي العلاء المرادي عن عمرو بن هرم عن ربعي بن حراش عن حذيفة قال: – كنا جلوسا عند النبي صلى الله عليه وسلم فقال إني لا أدري ما بقائي فيكم، فاقتدوا بالذين من بعدي وأشار إلى أبي بكر وعمر
Nous étions assis à côté du Prophète et il dit : “Je ne sais pas combien de temps je vais rester auprès de vous, alors suivez-les après moi, et il indiqua la direction d’Abu Bakr et Omar12.

Comme on peut le constater par ces quelques récits authentiques, Hudhayfa avait une estime incommensurable pour les trois premiers Califes et que la version Chiite des évènements n’est basée que sur des présupposés dont le combustible est la haine de ces Compagnons.

Dans cet article, vous pourrez découvrir un échantillon de versets que les savants Chiites Imâmites déclarent avoir été falsifiés par les Compagnons (bien entendu). Dans les précédents articles, nous vous avions présenté la croyance Imamite concernant le Coran, en citant de nombreux savants de premier plan.

Avec cet article, il s’agit de vous illustrer concrètement cette croyance en rapportant des ouvrages Chiites un échantillon de ces versets falsifiés. Ces exemples de versets falsifiés sont tirés des ouvrages les plus authentiques, à l’exemple du livre de référence Al-Kâfî qui est l’ouvrage de tradition le plus important du Chiisme Imâmite rédigé par « Thiqat al-Islam » al-Kulaynî, ou de l’ouvrage d’exégèse le plus connu, celui de Alî ibn Ibrâhîm al-Qummî (l’équivalent du Tafsîr de Tabarî ou de Ibn Kathîr).

Mais avant de vous citer ces exemples de versets falsifiés nous aimerions rappeler le statut de ces 2 ouvrages et citer un certain nombre de savants Chiites de références (anciens et contemporains) qui affirment avec force l’authenticité d’al-Kâfi et du Tafsir al-Qummî, à commencer par leurs auteurs eux-mêmes, ibn Ya’qub al-Kulayni et Ali Ibn Ibrahim al-Qummi.

– En ce qui concerne l’ouvrage al-Kâfî d’al-Kulaynî :

Dans l’introduction de son ouvrage al-Kâfî, al-Kulaynî répond à celui qui lui demandait un livre « suffisant » (Kâfiyan) pour étudier la religion :

وقلت إنك تحب أن يكون عندك كتاب كاف يجمع فيه من جميع فنون علم الدين مايكتفي به المتعلم ويرجع إليه المسترشد ويأخذ منه من يريد علم الدين والعملبه بالآثار الصحيحة عن الصادقين عليهم السلام والسنن القائمة التي عليهاالعمل وبها يؤدي فرض الله عز وجل وسنة نبيه صلى الله عليه وآله وقلت لوكان ذلك رجوت أن يكون ذلك سببا يتدارك الله تعالى بمعونته وتوفيقه إخوانناوأهل ملتنا ويقبل بهم إلى مراشدهم
Et tu dis que tu aimerais posséder un livre suffisant/qui comble les besoins [kâfi], qui englobe tous les domaines de la science religieuse, qui puisse suffire à l’étudiant et servir de ressource à celui qui cherche la guidée. [Un livre] qui pourra servir à celui qui veut [acquérir] la science religieuse et la pratique qui en découle, en se basant sur les citations [âthâr] authentiques des Véridiques alayhim salam, ainsi que les traditions instituées [Sunan] sur lesquelles la pratique doit se baser et par lesquelles sont accomplis les ordres d’Allah ‘azza wa djal et la Sunnah de Son Prophète sallallahou ‘alayhi wa âlih. Et tu as dit : Si cela arrivait, j’ose espérer que ce livre sera un moyen pour Allah de réformer nos frères et gens de notre communauté et qui leur permettra d’atteindre le salut1.

Al-Kulaynî ajoute plus loin  :

وقد يسر الله وله الحمد تأليف ما سألت وأرجو أن يكون بحيث توخيت
Allah, à Lui la louange, a facilité la rédaction de ce que tu as demandé. J’espère qu’il sera à la hauteur de tes espérances2.

Le célèbre exégète Chiite Fayd al-Kâchânî déclare dans son Tafsir, à propos d’al-Kulaynî et de son livre :

واما اعتقاد مشايخنا « ره » في ذلك فالظاهر من ثقة الاسلام محمد بنيعقوب الكليني طاب ثراه أنه كان يعتقد التحريف والنقصان في القرآن لأنه كان روى روايات في هذا المعنى في كتابه الكافي ولم يتعرض لقدح فيها مع أنه ذكر في أول الكتاب أنه كان يثق بما رواه فيه وكذلك استاذه علي بن إبراهيمالقمي ( ره ) فان تفسيره مملوّ منه وله غلو فيه ، وكذلك الشيخ أحمد بن أبي طالب الطبرسي رضي الله عنه فانه أيضا نسج على منوالهما في كتاب الاحتجاج .
Quant à la croyance de nos savants à ce sujet (au sujet de la falsification du Coran), il apparaît que Thiqat al-Islam Muhammad bin Ya’qub al-Kulaynî croyait en l’altération (Tahrif) et en la diminution du Coran, car il a rapporté des récits en ce sens dans son livre al-Kâfî sans les critiquer bien qu’il ait mentionné au début de son livre qu’il croyait en ce qu’il avait rapporté. [Ceci s’applique] à son maitre Ali bin Ibrahim al-Qummî (Rahimahu Allah) puisque son Tafsir est plein de ce genre de récits et il avait même quelques positions extrémistes à ce sujet, et également Cheikh Ahmad Ibn Abi Talib al-Tabarsi (radhia Allahou anhou) puisqu’il les a suivis à ce sujet dans son livre Al-Ihtijaj3.

Le Cheikh Al-Hurr al-‘Amilî écrit dans son livre Wasa’il al-Chi’ah :

أن أصحاب الكتب الأربعة ، وأمثالهم ، قد شهدوا بصحة أحاديث كتبهم ، وثبوتها ، ونقلها من الأصول المجمع عليها.
فان كانوا ثقاتا : تعين قبول قولهم ، وروايتهم ، ونقلهم ، لأنه شهادة بمحسوس
Les auteurs des quatre livres ont attesté de l’authenticité vérifiée des hadiths qu’ils ont compilés dans leur livre, provenant des Usul (bases/fondements) sur lesquels il y a consensus. Et s’ils (ces savants) sont fiables, il faudra prendre en considération leurs propos, leurs récits, leurs citations, car il s’agit là de témoigner d’une chose concrète. »4

Al-Hurr al-‘Amilî écrit encore :

وهو صريح أيضا في الشهادة بصحة أحاديث كتابه لوجوه منها قوله بالآثار الصحيحة ومعلوم أنه لم يذكر فيه قاعدة يميز بها الصحيح عن غيره لو كان فيه غير صحيح ولا كان اصطلاح المتأخرين موجودا في زمانه قطعا كما يأتي فعلم أن كل ما فيه صحيح باصطلاح القدماء بمعنى الثابت عن المعصوم بالقرائن القطعية أو التواتر
Et il est aussi clair quant à témoigner de l’authenticité des récits de son ouvrage (al-Kâfi), cela pour plusieurs raisons : Parmi celles-ci, ses propos concernant les « citations authentiques », il est bien connu qu’il n’a pas précisé en cela une règle qui [permet] de distinguer l’authentique du non authentique, dans le cas où il y aurait [dans son ouvrage] des [récits] non authentiques.
Et la terminologie des savants contemporains (les muta’akhiroun, les savants ultérieurs) n’existaient absolument pas à son époque comme on le verra ci-après. Sache que tout ce qui est dans [ces livres] est authentique selon la terminologie des premiers [savants], à savoir qu’il est (le récit) établi/authentique (rapporté) d’après les Infaillibles, et ce [l’authenticité est attestée] par des indices claires [qui ne laissent pas place au doute] ou par [le fait qu’ils viennent] de voies multiples (tawâtur). »5

Remarque :Ce qu’al-Hurr al-Amilî désigne par « la terminologie des savants ultérieurs » est la terminologie classifiant les Hadiths en terme d’authenticité, qui fut seulement introduite au 7ème siècle de l’Hégire. Avant cette catégorisation, les premiers savants Chiites Imâmites classaient les Hadiths en Sahih ou non-Sahih. Cette thématique est traitée dans notre article sur la science du Hadith Chiite.

Le Cheikh Muhammad Baqir al-Majlissi, élève des deux savants cités ci-dessus, en commentaire d’un hadith Chiite tiré d’al-Kâfi traitant de la compilation du Coran déclare ceci :

ختلف أصحابنا في ذلك، فذهب الصدوق ابن بابويه و جماعة إلى أن القرآن لم يتغير عما أنزل و لم ينقص منه شي‏ء، و ذهب الكليني و الشيخ المفيد قدس الله روحهما و جماعة إلى أن جميع القرآن عند الأئمة عليهم السلام، و ما في المصاحف بعضه، و جمع أمير المؤمنين صلوات الله عليه كما أنزل بعد الرسول صلى الله عليه و آله و سلم و أخرج إلى الصحابة المنافقين فلم يقبلوا منه، و هم قصدوا لجمعه في زمن عمر و عثمان كما سيأتي تفصيله في كتاب القرآن
Et nos compagnons ont divergé à ce sujet (le recensement du texte coranique et sa falsification), al-Sadûq ibn Babawayh par exemple et un groupe [de savants] sont d’avis que le Coran n’a pas été changé par rapport à ce qui a été révélé et que rien n’y manque (aucune suppression). Al-Kulaynî et Cheikh al-Mufîd, qu’Allah sanctifie leurs âmes, ainsi qu’un groupe [de savants] disent quant à eux que l’ensemble du Coran se trouve auprès de nos Imams, que la paix soit sur eux, et que ce qui est dans les Masahif [actuellement disponibles] est seulement une partie du Coran, et que le Commandeur des croyants [Ali ibn Abi Talib], que la paix soit sur lui, a réuni et compilé le Coran comme il a été révélé, après la [mort du] prophète, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Lui et sa famille, et il l’a présenté aux compagnons hypocrites et ils ne l’ont pas accepté de lui mais ils projetèrent de le rassembler [le Coran] à l’époque d’Omar et de Othman comme nous le verrons en détail dans le Livre (chapitre) du Coran6. »

Le savant Chiite Abu al Hassan al-‘Amilî, lui-même élève de Cheikh Muhammad Baqir al-Majlissi et d’al-Hurr al-Amili, écrit dans son Tafsir Mir’at al-Anwar :

اعلم أن الذي يظهر من ثقة الاسلام محمد بن يعقوب الكليني طاب ثراه أنه كان يعتقد التحريف والنقصان في القرآن لأنه روى روايات كثيرة في هذا المعنى في كتاب الكـــافي الذي صرح في أوله بأنه كان يثق فيما رواه فيه ولم يتعرض لقدح فيها ولا ذكر معارض لها
المقدمة الثانية الفصل الرابع تفسير مرآة الانوار ومشكاة الاسرار وطبعت كمقدمه لتفسير البرهان للبحراني.
Sache que ce qui ressort [des écrits] d’al-Kulaynî est qu’il croyait en la falsification et en la diminution du Coran, car il a compilé de nombreuses narrations à ce sujet dans son livre al-Kâfî, dans lequel il a déclaré dans l’introduction qu’il croyait en tout ce qu’il avait rapporté. Or il n’a ni critiqué ces narrations et ni mentionné [aucun récit] allant à l’encontre de celles-ci. »7

Le célèbre Ennurî al-Tabarsi écrit dans son livre Fasl al-Khitab à propos des savants Chiites et de la falsification du Coran :

اعلم أن لهم في ذلك أقوالاً مشهورها اثنان . الأول : وقوع التغييروالنقصان فيه ، وهو مذهب الشيخ الجليل علي بن إبراهيم القمي شيخ الكليني في تفسيره صرح في أوله وملأ كتابه من أخباره مع التزامه في أوله بأن لايذكر فيه إلا عن مشايخه وثقاته ومذهب تلميذه ثقة الإسلام الكليني رحمهالله على نسبه إليه جماعة لنقله الأخبار الكثيرة الصريحة في هذا المعنى في كتاب الحجة خصوصاً في باب النكت والنتف من التنزيل وفي الروضة من غير تعرض لردها أو تأويلها
Sache qu’il y a deux avis à ce sujet. Le premier : La corruption du Coran a eu lieu sous forme de changement et de diminution, et c’est le Madhab (l’avis) du respecté Cheikh Ali ibn Ibrahim al-Qummî, le maitre d’al-Kulaynî, qui l’a explicitement déclaré dans l’introduction de son Tafsir et rempli son livre de nombreuses narrations [corroborant cette croyance], sachant qu’il a évoqué dans son introduction qu’il s’imposerait de ne rapporter que des récits de ses maitres et de ses sources fiables/dignes de confiance.
C’est aussi la croyance de son élève Thiqat al-Islam al-Kulaynî (ra), selon ce que lui attribue un groupe (de savants), pour avoir rapporté dans son livre de nombreux récits explicites allant dans ce sens, dans son Kitab (Chapitre) al-Hujjah, principalement dans le Kitab al-Nukat wa al-Nutaf min Tanzil et dans son al-Rawdah sans chercher à les réfuter ou leur trouver une [autre] interprétation. »8

Il dit également dans son ouvrage Khatimat Mustadrak al-Wasa’il :

الكافي بين الكتب الأربعة كالشمس بين النجوم, وإذا تأمل المنصف استغنى عن ملاحظة حال آحاد رجال السند المودعة فيه, وتورثه الوثوق, ويحصل له الاطمئنان بصدورها وثبوتها وصحتها

« Al-Kâfi parmi les quatres livres, est comparable au soleil parmi les étoiles. Si le (chercheur) impartial l’étudie, il réalisera qu’il n’y a nul besoin d’analyser les chaines de transmission contenues dans cet ouvrage. Il saura que ce livre est fiable, et il sera à l’aise vis-à-vis de ses récits, de leur origine et de leur authenticité9. »

L’Ayatollâh Abd al-Hussein Charafuddîn al-Mûsawî écrit dans son ouvrage al-Murâja’at (Les correspondances), Lettre 110, que le contenu des quatre livres de référence de traditions imamites est « définitivement authentique » :

وأحسن ما جمع منها الكتب الاربعة التي هي مرجع الامامية في أصولهم وفروعهم من الصدر الاول إلى هذا الزمان ، وهي : الكافي ، والتهذيب ، والاستبصار ،ومن لا يحضره الفقيه ، وهي متواترة ومضامينها مقطوع بصحتها ، والكافي أقدمها وأعظمها وأحسنها وأتقنها
Le meilleur de ce qui fut rassemblé se trouve dans les quatre livres qui forment la référence des Imamites en matière de principes de bases et des ramifications, depuis le début de l’Islam jusqu’à l’heure actuelle, et qui sont : al-Kâfî, al-Tahdhîb, al-Istibsâr et Man lâ Yahduruhu Al-Faqîh. Et ce sont [des ouvrages] rapportés par plusieurs voies (mutawâtir) dont le contenu est certifié définitivement authentique. Al-Kâfî en est le plus ancien, le plus important, le meilleur et le plus soigné. On y trouve 16.199 hadiths, c’est-à-dire plus que ce que rapportent les six Sahîhs réunis, comme le font remarquer al-Chahîd dans al-Dhikra et d’autres savants. »10

Ou encore le Grand Ayatollah Muhammad Sadiq al-Sadr, une grande référence contemporaine, écrit à propos de l’authenticité des quatre livres Chiites :

أن الشيعة وإن كانت مجمعة على اعتبار الكتب الأربعة وقائلة بصحة كل مافيها من روايات غير أنها لا تطلق عليها اسم الصحاح كما فعل ذلك إخوانهم أهل السنة
Les Chiites, bien qu’ils soient unanimes sur la fiabilité des quatre livres et qu’ils croient en l’authenticité de toutes les narrations qu’elles contiennent, ne les appellent pas Sihah comme le font leurs freres Sunnites. »11

L’Ayatollah Muhammad Mahdi al-Asifi cité par Sayyed Ali al-Tabataba’ï dit dans l’introduction de son livre Tariq Fiqh Ahl al-Bayt :

وقد جمع رحمه الله في موسوعته هذه ما صح لديه من أحاديث الأئمة الهداة عليهم السلام
Il (Al Kulayni) a compilé dans son encyclopédie ce qu’il a considéré authentique venant des Imams de la guidée. »12

L’Ayatollah Abu Tâlib al-Tabrizî écrit dans Mu’jam al-Mahasin wa al-Masami :

وقد صرح في مقدمته بصحة أحاديثه حيث قال وقلت تحب أن يكون عندك كتاب يأخذ منه من يريد علم الدين والعمل به بالآثار الصحيحة عن الصادقين عليهم السلام . . . . إلى أن قال وقد يسر الله وله الحمد تأليف ما سألت وأرجو أن يكون بحيث توخيت
Il a déclaré l’authenticité de son livre dans son introduction lorsqu’il dit « tu dis que tu aimerais posséder un livre Kâfi [suffisant/qui comble les besoins] qui englobe tous les domaines de la science religieuse, qui puisse suffire à l’étudiant et servir de ressource à celui qui cherche la guidée. [Un livre] qui pourra servir à celui qui veut [acquérir] la science religieuse et la pratique qui en découle, en se basant sur les citations [âthâr] authentiques des Véridiques alayhim salam » jusqu’à « Allah, à Lui la louange, a facilité la rédaction de ce que tu as demandé. J’espère qu’il sera à la hauteur de tes espérances« .13

Et pour finir, nous citerons les propos du Grand Ayatollah al-Khô’î qui cite son Cheikh le Grand Ayatollah al-Na’ini qui déclare à propos des hadiths d’al-Kâfî :

وقد ذكر غير واحد من الاعلام أن روايات الكافي كلها صحيحة ولا مجال لرمي شئ منها بضعف سندها وسمعت شيخنا الأستاذ الشيخ محمد حسين النائيني قدس سره في مجلس بحثه يقول إن المناقشة في إسناد روايات الكافي حرفة العاجز
Plus d’un éminent savant a attesté l’authenticité de toutes les narrations dans al-Kâfî, et qu’il n’y a pas lieu de rejeter l’une d’entre elles à cause d’une chaine de transmission faible. J’ai entendu mon Sheikh, le Maître, le Cheikh Muhammad Hussain al-Na’ïni (qAs) déclarer lors d’une assise : « En vérité, discuter les chaines de transmission des narrations d’al Kâfî est le travail de l’incompétent (l’incapable). »14

– En ce qui concerne l’ouvrage Tafsîr al-Qummî d’Ali ibn Ibrahim al-Qummî :

Al-Khô’î déclare que tous les Maîtres de Ali Ibn Ibrahim al-Qummî sont fiables, et par conséquent les récits qu’il rapporte dans son Tafsir le sont également :

. ولذا نحكم بوثاقة جميع مشايخ علي بن إبراهيم الذين روى عنهم في تفسيره
C’est pour cela que nous jugeons fiables tous les Maîtres de Ali Ibn Ibrahim (al-Qummî) de qui il a rapporté [ses récits] dans son Tafsîr.15

Al-Khô’î s’appuie également sur les propos d’al-Hurr al-‘Amilî :

بل استفاد صاحب الوسائل في الفائدة السادسة في كتابه في ذكر شهادة جمع كثير من علماءنا بصحة الكتب المذكورة وأمثالها وتواترها وثبوتها عن مؤلفيها وثبوت أحاديثها عن أهل بيت العصمة عليهم السلام أن كل من وقع في إسناد روايات تفسير علي بن إبراهيم المنتهية إلى المعصومين عليهم السلام ، قد شهد علي بن إبراهيم بوثاقته ، حيث قال : ( وشهد علي بن إبراهيم أيضا بثبوت أحاديث تفسيره وأنها مروية عن الثقات عن الائمة عليهم السلام ) .
أقول : أن ما استفاده – قدس سره – في محله ، فإن علي بن إبراهيم يريد بما ذكره إثبات صحة تفسيره، وأن رواياته ثابتة وصادرة من المعصومين عليهم السلام.
al-Hurr al-‘Amili conclut dans la sixième question de son livre en évoquant l’attestation d’un grand nombre de nos savants sur l’authenticité des livres cités et leurs semblables ainsi que leur Tawâtur  et la certitude d’être attribués a leurs vrais auteurs ainsi que la certitude que leurs Hadiths sont effectivement les paroles des infaillibles Ahl al-Bayt que la paix soit sur eux. Ali Ibn Ibrahim al-Qummi atteste que tous les rapporteurs des récits de son exégèse (Tafsir Al-Qummi) sont fiables. Il a dit : « Ali Ibn Ibrahim Al-Qummi a attesté lui aussi de la certitude (l’authenticité) des récits de son tafsir et qu’elles sont rapportés des Imams, que la paix soit sur eux ».
Je (Al-Khô’ï) dit : « Ce qu’a déduit (al-Hurr al-‘Amili) est correct car Ali Ibn Ibrahim (al-Qummi) a voulu par cette parole, certifier l’authenticité de son exégèse et que ses récits sont certifiés être les paroles des Imams infaillibles. »16

Al-Chahrûdî tient exactement le même propos, mots pour mots ! Il écrit :

ولذا نحكم بوثاقة جميع مشايخ علي بن إبراهيم القمي الذين روى عنهم في تفسيره
C’est pour cela que nous jugeons fiables tous les maitres de Ali Ibn Ibrahim al-Qummî de qui il a rapporté [ses récits] dans son Tafsir. »17

Sayed Ali al-Chahristanî écrit dans son livre Man’ Tadwîn al-Hadith (De l’interdiction de mettre par écrit le Hadith) :

وقد شهد علىّ بن إبراهيم القمّيّ بثبوت أحاديث تفسيره وأنّها مرويّة عن الثقات عن الأئمّة

« Et ‘Ali ibn Ibrahim al-Qummî a témoigné de l’authenticité des récits dans son ouvrage de Tafsir et qu’ils sont réellement issus des rapporteurs de confiance qui les tiennent des Imams [Infaillibles]. »18

Après ce petit tour d’horizon, évoquons sans plus tarder un exemple de récits qui stipulent, sans ambiguïté aucune, le caractère falsifié de nombreux versets coraniques :

1) Sourate al-Baqara – La Vache (2), verset 23

۞وَإِنْ كُنْتُمْ فِي رَيْبٍ مِمَّا نَزَّلْنَا عَلَى عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِنْ مِثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُمْ مِنْ دُونِ اللَّهِ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ۞
۞Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur, essayez donc de composer une seule sourate semblable à celle-ci, et faites venir les témoins que vous vous êtes donnés en dehors de Dieu, si vous êtes véridiques.۞

عن ابي جعفر عليه السلام قال: نزل جبرئيل عليه السلام بهذه الآية على محمد هكذا: « وإن كنتم في ريب مما نزلنا على عبدنا (في علي) فأتوا بسورة من مثله »
D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam) : L’ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, a révélé ce verset à Muhammad de la sorte : « Et si vous êtes dans le doute au sujet de ce que Nous avons révélé à Notre Serviteur au sujet de Ali, essayez donc de composer une seule sourate semblable à celle-ci ».19

2) Sourate al-Baqara – La Vache (2), verset 59

۞فَبَدَّلَ الَّذِينَ ظَلَمُوا قَوْلًا غَيْرَ الَّذِي قِيلَ لَهُمْ فَأَنْزَلْنَا عَلَى الَّذِينَ ظَلَمُوا رِجْزًا مِنَ السَّمَاءِ بِمَا كَانُوا يَفْسُقُونَ۞
۞Mais, à ces paroles, les pervers en substituèrent d’autres, et pour les punir de leur fourberie Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant.۞

عن أبي جعفر عليه السلام قال: نزل جبرئيل عليه السلام بهذه الآية على محمد صلى الله عليه وآله هكذا  » فبدل الذين ظلموا (آل محمد حقهم) قولا غير الذي قيل لهم فأنزلنا على الذين ظلموا (آل محمد حقهم) رجزا من السماء بما كانوا يفسقون

D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam) que la Paix soit sur lui : L’ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, a révélé ce verset à Muhammad, que la Paix soit sur lui et sa Famille, de la sorte : « Mais les injustes vis à vis des droits de la Famille de Muhammad changèrent ces paroles à ce qui leur avait été dit, et pour les punir de leur injustice vis à vis des droits de la Famille de Muhammad, Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant. »20

Ce verset fait partie d’un passage qui relate les méfaits des Bani Isra’îl et la parole changée ici fait référence à une parole qu’Allah leur avait commandé de dire « Hittah » (rémission [des pêchés]), et c’est précisément cette parole que les Bani Isra’îl ont changé, le verset précédent (verset 58) démontre clairement que ces versets n’ont rien à voir avec les inventions Chiites :

۞Et rappelez-vous, lorsque Nous dîmes : « Entrez dans cette ville, et mangez y à l’envie où il vous plaire; mais entrez par la porte en vous prosternant et demandez (dites) la « rémission » de vos pêchés. Nous vous pardonnerons vos fautes si vous faites cela et donnerons davantage de récompense pour les bienfaisants.۞

3) Sourate al-Baqara– La Vache (2), verset 90

۞بِئْسَمَا اشْتَرَوْا بِهِ أَنْفُسَهُمْ أَنْ يَكْفُرُوا بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ بَغْيًا أَنْ يُنَزِّلَ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ عَلَى مَنْ يَشَاءُ مِنْ عِبَادِهِ فَبَاءُوا بِغَضَبٍ عَلَى غَضَبٍ وَلِلْكَافِرِينَ عَذَابٌ مُهِينٌ۞
۞Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu’Allah a fait descendre, révoltés à l’idée qu’Allah, de par Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de Ses serviteurs qu’Il veut. Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant attend les infidèles !۞

 – عن ابي جعفر عليه السلام قال: نزل جبرئيل عليه السلام بهذه الآية على محمد صلى الله عليه وآله هكذا:  » بئسما اشتروا به أنفسهم أن يكفروا بما أنزل الله (في علي) بغيا ».D’après Abu Abdullah (le 6ème Imam), que la Paix soit sur lui : L’Ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, est descendu avec ce verset sur Muhammad, que la Paix soit sur lui et sa Famille, comme ceci : « Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes ! Ils ne croient pas en ce qu’Allah a fait descendre à propos de Ali, révoltés… »21

Ici également ce verset fait référence aux Bani Isra’îl et à leur refus de croire aux Prophètes qu’Allah a envoyé, en l’occurrence ‘Issa fils de Maryam (as) et Muhammad . Les versets précédents, 87 à 89, précisent là encore le contexte :

۞Certes, Nous avons donné le Livre à Moïse; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à Jésus fils de Marie, et Nous l’avons renforcé du Saint-Esprit. Est-ce qu’à chaque fois, qu’un Messager vous apportait des vérités contraires à vous souhaits vous vous enfliez d’orgueil ? Vous traitiez les uns d’imposteurs et vous tuiez les autres.
Et ils dirents : « Nos coeurs sont enveloppés et impénétrables. » Nous mais Allah les a maudits à cause de leur infidélité, leur foi est donc médiocre.
Et quant leur vint d’Allah un Livre confirmant celui qu’ils avaient déjà, – alors qu’auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, – quand donc leur vint cela même qu’ils reconnaissaient, ils refusèrent d’y croire. Que la malédiction d’Allah soit sur les mécréants.۞

4) Sourate al-Nissâ’ – Les Femmes (4), verset 47

۞يَا أَيُّهَا الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ آَمِنُوا بِمَا نَزَّلْنَا مُصَدِّقًا لِمَا مَعَكُمْ مِنْ قَبْلِ أَنْ نَطْمِسَ وُجُوهًا فَنَرُدَّهَا عَلَى أَدْبَارِهَا أَوْ نَلْعَنَهُمْ كَمَا لَعَنَّا أَصْحَابَ السَّبْتِ وَكَانَ أَمْرُ اللَّهِ مَفْعُولًا۞
۞O vous à qui on a donné le Livre, croyez à ce que Nous avons fait descendre, en confirmation de ce que vous aviez déjà, avant que Nous effacions des visages et les retournions sens devant derrière, ou que Nous les maudissions comme Nous avons maudit les gens du Sabbat. Car le commandement d’Allah est toujours exécuté.۞

عن أبي عبدالله عليه السلام قال: نزل جبرئيل عليه السلام على محمد صلى الله عليه وآله بهذه الآية هكذا: « يا أيها الذين أوتوا الكتاب آمنوا بما نزلنا (في علي) نورا مبينا »

D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam), que la Paix soit sur lui : L’ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, a révélé ce verset à Muhammad, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille, de la sorte : « O vous à qui on a donné le Livre, croyez à ce que Nous avons fait descendre au sujet de Ali comme lumière éclatante« .22

Ce verset appelle les Gens du Livre à suivre le Prophète et à se convertir à l’Islam, mais pour les imamites LE message n’est pas le Coran et l’Islam, mais l’Imamat ! Et notez également l’ajout « comme lumière éclatante » que les Compagnons ont réussit à éteindre…

5) Sourate al-Nissâ’ – Les Femmes (4), verset 64

۞وَمَا أَرْسَلْنَا مِنْ رَسُولٍ إِلَّا لِيُطَاعَ بِإِذْنِ اللَّهِ وَلَوْ أَنَّهُمْ إِذْ ظَلَمُوا أَنْفُسَهُمْ جَاءُوكَ فَاسْتَغْفَرُوا اللَّهَ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمُ الرَّسُولُ لَوَجَدُوا اللَّهَ تَوَّابًا رَحِيمًا۞
۞Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi par la permission d’Allah. Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, Ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux.۞

وقوله ( ولو أنهم إذ ظلموا أنفسهم جاؤوك فاستغفروا الله ) فإنه حدثني أبي عن ابن أبي عمير عن ابن أذينة عن زرارة عن أبي جعفر ( ع ) قال  » ولو أنهم إذ ظلموا أنفسهم جاؤوك يا علي فاستغفروا الله واستغفر لهم الرسول لوجدوا الله توابا رحيما  » هكذا نزلت

Et à propos de Sa Parole [à Allah] : « Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah », et bien Il m’a été rapporté par mon père d’après Ibn Abi ‘Umayr d’après Ibn Udhayna d’après Zurâra [ibn A’yân] que Abu Ja’far [le 5ème Imam] a dit : « Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi O Ali en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, Ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux. » C’est comme ceci qu’il [ce verset] a été révélé.23

6) Sourate al-Nissâ’ – Les Femmes (4), verset 66

۞وَلَوْ أَنَّا كَتَبْنَا عَلَيْهِمْ أَنِ اقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ أَوِ اخْرُجُوا مِنْ دِيَارِكُمْ مَا فَعَلُوهُ إِلَّا قَلِيلٌ مِنْهُمْ وَلَوْ أَنَّهُمْ فَعَلُوا مَا يُوعَظُونَ بِهِ لَكَانَ خَيْرًا لَهُمْ وَأَشَدَّ تَثْبِيتًا۞
۞Si Nous leur avions prescrit ceci: « Tuez-vous vous-mêmes », ou « Sortez de vos demeures », ils ne l’auraient pas fait, sauf un petit nombre d’entre eux. S’ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et (leur foi) aurait été plus affermie.۞

عن أبي جعفر عليه السلام قال هكذا نزلت هذه الآية : « ولو أنهم فعلوا ما يوعظون به (في علي) لكان خيرا لهم »

D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam) : Ce verset a été révélé comme ceci : « S’ils avaient fait ce à quoi on les exhortait au sujet de Ali, cela aurait été certainement meilleur pour eux. »24

7) Sourate al-Nissâ’ – Les Femmes (4), verset 166

۞لَكِنِ اللَّهُ يَشْهَدُ بِمَا أَنْزَلَ إِلَيْكَ أَنْزَلَهُ بِعِلْمِهِ وَالْمَلَائِكَةُ يَشْهَدُونَ وَكَفَى بِاللَّهِ شَهِيدًا۞
۞Mais Allah témoigne de ce qu’Il a fait descendre vers toi, Il l’a fait descendre en toute connaissance. Et les Anges en témoignent. Et Allah suffit comme témoin.۞

وقوله ( لكن الله يشهد بما انزل إليك أنزله بعلمه ) فإنه حدثني أبي عن ابن أبي عمير عن أبي بصير عن أبي عبد الله عليه السلام قال إنما أنزلت  » لكن الله يشهد بما انزل إليك في علي أنزله بعلمه والملائكة يشهدون وكفى بالله شهيدا

« Et Sa Parole : « Mais Allah témoigne de ce qu’Il a fait descendre vers toi ». Et bien mon père m’a rapporté25, d’après Ibn Abu ‘Umayr d’après Abu Bassîr que [l’Imam] Abu Abdallah, que la Paix soit sur lui, a dit : ce verset a été révélé comme ceci : « Mais Allah témoigne de ce qu’Il a fait descendre vers toi au sujet de Ali, Il l’a fait descendre en toute connaissance. Et les Anges en témoignent. Et Allah suffit comme témoin. »26

8) Sourate al-Nissâ’ – Les Femmes (4), versets 168 à 170

إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَظَلَمُوا لَمْ يَكُنِ اللَّهُ لِيَغْفِرَ لَهُمْ وَلَا لِيَهْدِيَهُمْ طَرِيقًا۞

إِلَّا طَرِيقَ جَهَنَّمَ خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا وَكَانَ ذَلِكَ عَلَى اللَّهِ يَسِيرًا

۞يَا أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَكُمُ الرَّسُولُ بِالْحَقِّ مِنْ رَبِّكُمْ فَآَمِنُوا خَيْرًا لَكُمْ وَإِنْ تَكْفُرُوا فَإِنَّ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَكَانَ اللَّهُ عَلِيمًا حَكِيمًا

۞Ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l’injustice, Allah n’est nullement disposé à leur pardonner, ni à les guider dans un chemin (autre) que le chemin de l’Enfer où ils demeureront éternellement. Et cela est facile à Allah. O gens! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas (qu’importe!), c’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et Sage.۞

عن أبي جعفر عليه السلام قال: نزل جبرئيل عليه السلام بهذه الآية هكذا:  » إن الذين ظلموا (آل محمد حقهم) لم يكن الله ليغفر لهم ولا ليهديهم طريقا إلا طريق جهنم خالدين فيها ابدا وكان ذلك على الله يسيرا » ثم قال:  » يا أيها الناس قد جاء كم الرسول بالحق من ربكم (في ولاية علي) فآمنوا خيرا لكم وإن تكفروا (بولاية علي) فإن لله ما في السماوات وما في الارض « .

D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam) que la Paix soit sur lui : L’ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, a révélé ce verset de la sorte : « Ceux qui ont été injustice vis à vis des droits de la Famille de Muhammad, Allah n’est nullement disposé à leur pardonner, ni à les guider dans un chemin (autre) que le chemin de l’Enfer où ils demeureront éternellement. Et cela est facile à Allah. ». Puis il ajouta : « O gens! Le Messager vous a apporté la vérité de la part de votre Seigneur au sujet de la Wilayat de Ali. Ayez la foi, donc, cela vous sera meilleur. Et si vous ne croyez pas à la Wilayat de Ali, c’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omniscient et Sage. »27

9) Sourate al-Mâ’ida’ – La Table servie (5), verset 67

۞يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ وَاللَّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ۞
۞Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protègera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants.۞

واما ما هو محرف منه فهو قوله « لكن الله يشهد بما انزل إليك في علي أنزله بعلمه والملائكة يشهدون » وقوله « يا أيها الرسول بلغ ما انزل إليك من ربك في علي فإن لم تفعل فما بلغت رسالته » وقوله « ان الذين كفروا وظلموا آل محمد حقهم لم يكن الله ليغفر لهم » وقوله « وسيعلم الذين ظلموا آل محمد حقهم اي منقلب ينقلبون » وقوله « ولو ترى الذين ظلموا آل محمد حقهم في غمرات الموت » ومثله كثير نذكره في مواضعه.

Et en ce qui concerne ce qui a été falsifié du Coran et bien citons :
– Le verset « Mais Allah témoigne de ce qu’Il a fait descendre vers toi au sujet de Ali, Il l’a fait descendre en toute connaissance. Et les Anges en témoignent. »
– Le verset « O Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur au sujet de Ali. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. »
– Le verset « Ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l’injustice vis à vis des droits de la Famille de Muhammad, Allah n’est nullement disposé à leur pardonner »
– Le verset « Les injustes vis à vis des droits de la Famille de Muhammad verront bientôt le revirement qu’ils éprouveront ! »
– Le verset « Si tu voyais les injustes vis à vis des droits de la Famille de Muhammad lorsqu’ils seront dans les affres de la mort »
Et de nombreux autres encore que nous mentionnerons en temps voulu28

Rappelons à tout hasard que ce livre est l’exégèse principale chez les Chiites Imamites, il s’agit de l’une des plus anciennes exégèses qu’ils possèdent et son auteur Ali Ibn Ibrahim al-Qommî est un savant de référence. Malgré le fait qu’il partage avec le lecteur, et ce dès l’introduction, sa profession de foi concernant la falsification du Coran, cet ouvrage ne souffre d’aucune mise à l’écart, ni rejet de la part des Chiites.

10) Sourate al-An’âm – Les Bestiaux (6), verset 50

۞قُلْ لَا أَقُولُ لَكُمْ عِنْدِي خَزَائِنُ اللَّهِ وَلَا أَعْلَمُ الْغَيْبَ وَلَا أَقُولُ لَكُمْ إِنِّي مَلَكٌ إِنْ أَتَّبِعُ إِلَّا مَا يُوحَى إِلَيَّ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الْأَعْمَى وَالْبَصِيرُ أَفَلَا تَتَفَكَّرُونَ۞
۞Dis-(leur) : « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. » Dis: « Est-ce que sont égaux l’aveugle et celui qui voit? Ne réfléchissez-vous donc pas ? »۞

عن أبي مريم رفعه إلى أبي جعفر وأبي عبدالله عليهما السلام قال : لما نزلت على رسول الله صلى الله عليه وآله : (قل ما كنت بدعا من الرسل وما أدري مايفعل بي ولابكم ) يعني في حروبه قالت قريش : فعلى مانتبعه وهو لايدري مايفعل به ولابنا ؟ فأنزل الله : (إنا فتحنا لك فتحا مبينا). وقالا : قوله : (إن أتبع إلا مايوحى إلي) في علي ، هكذا نزلت .

D’après Abu Maryam qui le remonte à Abu Ja’far (5ème Imam) et Abu Abdullah (6ème Imam), que la Paix soit sur eux :
Lorsqu’il fut révélé au Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sur sa Famille : « Dis: Je ne suis pas une innovation parmi les messagers; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. » C’est à dire à propos de ses batailles. Les Quraychites réagirent en disant : »Mais à propos de quoi nous le suivons alors qu’il ne sait pas ce qu’il adviendra de lui ni de nous ? »
C’est alors qu’Allah révéla : « En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante »
Et ils dirent à propos du verset : « Je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé au sujet de Ali« , c’est ainsi qu’il fut révélé.29

11) Sourate al-A’râf– Les Murailles (7), verset 172

۞وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آَدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ۞
۞Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes: « Ne suis-Je pas votre Seigneur? » Ils répondirent: « Mais si, nous en témoignons », afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection: « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention »۞

عن جابر ،عن أبي جعفر عليه السلام قال: قلت له: لم سمي أمير المؤمنين؟ قال: الله سماه وهكذا أنزل في كتابه « وإذ أخذ ربك من بني آدم من ظهورهم ذريتهم وأشهدهم على أنفسهم ألست بربكم » وأن محمدا رسولي وأن عليا أمير المؤمنين.

D’après Jâbir qui rapporte d’Abu Ja’far (le 6ème Imam) : je [le narrateur] lui demandais pourquoi [Ali] avait été nommé Prince des Croyants ?
Il me répondit : C’est Allah qui l’a nommé [ainsi] et c’est ainsi qu’Il a révélé dans Son Livre [le verset] « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur et Muhammad Mon Messager et Ali le Prince des Croyants ? » 30

12) Sourate al-Nahl – Les Abeilles (16), verset 92

۞وَلَا تَكُونُوا كَالَّتِي نَقَضَتْ غَزْلَهَا مِنْ بَعْدِ قُوَّةٍ أَنْكَاثًا تَتَّخِذُونَ أَيْمَانَكُمْ دَخَلًا بَيْنَكُمْ أَنْ تَكُونَ أُمَّةٌ هِيَ أَرْبَى مِنْ أُمَّةٍ إِنَّمَا يَبْلُوكُمُ اللَّهُ بِهِ وَلَيُبَيِّنَنَّ لَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مَا كُنْتُمْ فِيهِ تَخْتَلِفُونَ۞
۞Et ne faites pas comme celle qui défaisait brin par brin sa quenouille après l’avoir solidement filée, en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, du fait que (vous avez trouvé) une communauté plus forte et plus nombreuse que l’autre. Allah ne fait par là, que vous éprouver. Et, certes, Il vous montrera clairement, au Jour de la Résurrection ce sur quoi vous vous opposiez.۞

 – عن زيد بن الجهم الهلالي، عن أبي عبدالله عليه السلام قال: سمعته يقول: لما نزلت ولاية علي بن أبي طالب عليه السلام وكان من قول رسول الله صلى الله عليه وآله: سلموا على علي بإمرة المؤمنين، فكان مما أكد الله عليهما في ذلك اليوم يا زيد قول رسول صلى الله عيله وآله لهما: قوما فسلما عليه بإمرة المؤمنين فقالا أمن الله أو من رسوله يا رسول الله؟ فقال لهما رسول الله صلى الله عليه وآله: من الله ومن رسوله، فأنزل الله عزوجل « ولا تنقضوا الايمان بعد توكيدها وقد جعلتم الله عليكم كفيلا إن الله يعلم ما تفعلون  » يعني به قول رسول الله صلى الله عليه وآله لهما وقولهما أمن الله أو من رسوله « ولا تكونوا كالتي نقضت غزلها من بعد قوة أنكاثا تتخذون أيمانكم دخلا بينكم أن تكون  » أئمة هي أزكى من أئمتكم، قال: قلت: جعلت فداك أئمة؟ قال: إي والله أئمة قلت: فانا نقرء أربى، فقال: ما أربى؟ وأومأ بيده فطرحها –  » إنما يبلوكم الله به (يعني بعلي عليه السلام) وليبينن لكم يوم القيامة ما كنتم فيه تختلفون * لو شاء الله لجعلكم امة واحدة ولكن يضل من يشاء ويهدي من يشاء ولتسألن يوم القيامة عما كنتم تعملون * ولا تتخذوا أيمانكم دخلا بينكم فتزل قدم بعد ثبوتها (يعني بعد مقالة رسول الله صلى الله عليه وآله في علي عليه السلام) وتذوقوا السوء بما صددتم عن سبيل الله (يعني به عليا عليه السلام) ولكم عذاب عظيم ».

Zayd ibn al-Jahm al-Hilâlî a entendu Abu Abdullah (le 6ème Imam) dire :
Lorsqu’a été révélé la Wilayat de Ali ibn Abi Talib, que la Paix soit sur lui, et alors que le Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sa Famille, disait : « Prêtez allégeance à Ali en ce qui concerne le commandement des croyants ».
Et ce sur quoi insista Allah à propos de ces deux 31 ce jour là, O Zayd, la parole du Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sa Famille : « Levez vous [vous deux] et prêtez allégeance à Ali en ce qui concerne le commandement des croyants ».
Ils dirent : « Ceci [cette injonction] provient d’Allah ou de Son Messager O Messager d’Allah ? »
Le Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sa Famille, leur répondit alors : « Ceci provient d’Allah et de Son Messager ».
Allah, à Lui La Puissance et La Gloire, révéla alors : « Et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant (de votre bonne foi). Vraiment Allah sait ce que vous faites ! », c’est à dire, ceci en référence aux propos du Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sa Famille, à ces deux là et à leur propos (d’Abu Bakr et Omar) « Ceci [cette injonction] provient d’Allah ou de Son Messager O Messager d’Allah ? »
« Et ne faites pas comme celle qui défaisait brin par brin sa quenouille après l’avoir solidement filée, en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, du fait que (vous avez trouvé) des Imams plus purs que vos Imams. »
Je [le narrateur Zayd ibn al-Jahm al-Hilâlî] dis : « Que je sois ta rançon ! ‘Des Imams‘ ? »
Il répondit : « Oui, par Allah, ‘Des Imams‘ ! »
Je dis : « [Mais] Je lis ‘Arbâ‘ (plus forte et plus nombreuse). »
Il répondit : « C’est quoi ‘Arbâ‘ (plus forte et plus nombreuse) ! » et il fit un geste de rejet [de ce sens] avec sa main.
« Allah ne fait par là (c’est à dire au sujet de Ali, que la Paix soit sur lui), que vous éprouver. Et, certes, Il vous montrera clairement, au Jour de la Résurrection ce sur quoi vous vous opposiez.
Si Allah avait voulu, Il aurait certes fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s’égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes, interrogés sur ce que vous faisiez.
Et ne prenez pas vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, sinon (vos) pas glisseront après avoir été fermes (c’est à dire au sujet de ce qu’a dit le Messager d’Allah, que la Paix soit sur lui et sa Famille, au sujet de Ali, que la Paix soit sur lui), et vous goûterez le malheur pour avoir barré le sentier d’Allah (c’est à dire [du chemin qui mène vers] Ali, que la Paix soit sur lui). Et vous subirez un châtiment terrible. »32

13) Sourate al-Isrâ’ – Le Voyage Nocture (17), verset 89 et Sourate al-Kahf – La Caverne (18), verset 29

۞وَلَقَدْ صَرَّفْنَا لِلنَّاسِ فِي هَذَا الْقُرْآَنِ مِنْ كُلِّ مَثَلٍ فَأَبَى أَكْثَرُ النَّاسِ إِلَّا كُفُورًا

وَقُلِ الْحَقُّ مِنْ رَبِّكُمْ فَمَنْ شَاءَ فَلْيُؤْمِنْ وَمَنْ شَاءَ فَلْيَكْفُرْ إِنَّا أَعْتَدْنَا لِلظَّالِمِينَ نَارًا أَحَاطَ بِهِمْ سُرَادِقُهَا وَإِنْ يَسْتَغِيثُوا يُغَاثُوا بِمَاءٍ كَالْمُهْلِ يَشْوِي الْوُجُوهَ بِئْسَ الشَّرَابُ وَسَاءَتْ مُرْتَفَقًا۞
۞Et certes, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples. Mais la plupart des gens s’obstinent à être mécréants. Et dis: « La vérité émane de votre Seigneur ». Quiconque le veut, qu’il croit, quiconque le veut qu’il mécroit ». Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s’ils implorent à boire on les abreuvera d’une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure !۞

عن أبي جعفر عليه السلام قال: نزل جبرئيل بهذه الآية هكذا:  » فأبى أكثر الناس (بولاية علي) إلا كفورا » قال: ونزل جبرئيل عليه السلام بهذه الآية هكذا:  » وقل الحق من ربكم (في ولاية علي) فمن شاء فليؤمن ومن شاء فليكفر إنا أعتدنا للظالمين (آل محمد) نارا ».

D’après Abu Ja’far (le 5ème Imam), que la Paix soit sur lui : L’ange Gabriel a révélé ce verset comme ceci : « Mais la plupart des gens s’obstinent [à refuser] la Wilayat de Ali [et] à être mécréants ». Et Il (l’Imam) dit [encore] : L’ange Gabriel a révélé ce verset comme ceci : « Et dis: « La vérité émane de votre Seigneur. Quiconque le veut, qu’il croit, quiconque le veut qu’il mécroit. Nous avons préparé pour les injustes envers la Famille de Muhammad un Feu. »33

14) Sourate Taha (20), verset 115

۞وَلَقَدْ عَهِدْنَا إِلَى آَدَمَ مِنْ قَبْلُ فَنَسِيَ وَلَمْ نَجِدْ لَهُ عَزْمًا۞
۞En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; mais il oublia; et Nous n’avons pas trouvé chez lui de résolution ferme.۞

عن أبي عبدالله عليه السلام في قوله:  » ولقد عهدنا إلى آدم من قبل  » كلمات في محمد وعلي وفاطمة والحسن والحسين والائمة عليهم السلام من ذريتهم  » فنسي  » هكذا والله نزلت على محمد صلى الله عليه وآله.

D’après Abu Abdullah, que la Paix soit sur lui à propos du verset : « En effet, Nous avons auparavant fait une recommandation à Adam; des paroles au sujet de Muhammad, de Ali, de Fatima, de al-Hassan, de al-Hussein et des Imams [après eux] issus de leur descendance, que la Paix soit sur eux; mais il oublia. » C’est comme ceci, [je le jure] par Allah, qu’il fut révélé à Muhammad, que la Paix soit sur lui et sa Famille.34

15) Sourate al-Ahzâb – Les Coalisés (33), verset 71

۞يُصْلِحْ لَكُمْ أَعْمَالَكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَمَنْ يُطِعِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ فَازَ فَوْزًا عَظِيمًا۞
۞Afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite.۞

عن أبي عبدالله عليه السلام في قول الله عزوجل:  » ومن يطع الله ورسوله (في ولاية علي [وولاية] الائمة من بعده) فقد فاز فوزا عظيما » هكذا نزلت.

D’après Abu Abdullah, que la Paix soit sur lui à propos du verset : « Quiconque obéit à Allah et à Son messager au sujet de la Wilayat de Ali et des Imams après lui obtient certes une grande réussite. » C’est comme ceci qu’il fut révélé.35

16) Sourate al-Chûrâ – La Consultation (42), verset 13

۞شَرَعَ لَكُمْ مِنَ الدِّينِ مَا وَصَّى بِهِ نُوحًا وَالَّذِي أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ وَمَا وَصَّيْنَا بِهِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَى وَعِيسَى أَنْ أَقِيمُوا الدِّينَ وَلَا تَتَفَرَّقُوا فِيهِ كَبُرَ عَلَى الْمُشْرِكِينَ مَا تَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ اللَّهُ يَجْتَبِي إِلَيْهِ مَنْ يَشَاءُ وَيَهْدِي إِلَيْهِ مَنْ يُنِيبُ۞
۞Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t’avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus: « Etablissez la religion; et n’en faites pas un sujet de divisions ». Ce à quoi tu appelles les associateurs leur paraît énorme Allah élit et rapproche de Lui qui Il veut et guide vers Lui celui qui se repent.۞

عن الرضا عليه السلام في قول الله عزوجل:  » كبر على المشركين (بولاية علي) ما تدعوهم إليه » يا محمد من ولاية علي هكذا في الكتاب مخطوطة.

D’après [l’Imam] al-Ridâ, que la Paix soit sur lui à propos de la Parole d’Allah, à lui La Puissance et La Gloire : « Ce à quoi tu appelles les associateurs concernant la Wilayat de Ali leur paraît énorme O Muhammad au sujet de la Wilayat de Ali36 » C’est écrit37 ainsi dans le livre.38

17) Sourate Muhammad (47), verset 2

۞وَالَّذِينَ آَمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَآَمَنُوا بِمَا نُزِّلَ عَلَى مُحَمَّدٍ وَهُوَ الْحَقُّ مِنْ رَبِّهِمْ كَفَّرَ عَنْهُمْ سَيِّئَاتِهِمْ وَأَصْلَحَ بَالَهُمْ۞
۞Et ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres et ont cru en ce qui a été descendu sur Muhammad – et c’est la vérité venant de leur Seigneur – Il leur efface leurs méfaits et améliore leur condition.۞

قال أبو عبد الله عليه السلام : ( والذين آمنوا وعملوا الصالحات وآمنوا بما نزل على محمد – في علي – وهو الحق من ربهم كفر عنهم سيئاتهم وأصلح بالهم ) هكذا نزلت

Abu Abdullah, que la Paix soit sur lui, a dit : « Et ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres et ont cru en ce qui a été descendu sur Muhammad au sujet de Ali – et c’est la vérité venant de leur Seigneur – Il leur efface leurs méfaits et améliore leur condition. » C’est comme ceci qu’il [ce verset] a été révélé.39

18) Sourate Muhammad (47), verset 26

۞ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَالُوا لِلَّذِينَ كَرِهُوا مَا نَزَّلَ اللَّهُ سَنُطِيعُكُمْ فِي بَعْضِ الْأَمْرِ وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِسْرَارَهُمْ۞
۞C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah: « Nous allons vous obéir dans certaines choses ». Allah cependant connaît ce qu’ils cachent.۞

عن أبي عبدالله عليه السلام في قول الله تعالى:  » إن الذين ارتدوا على أدبارهم من بعد ما تبين لهم الهدى » فلان وفلان وفلان، ارتدوا عن الايمان في ترك ولاية أمير المؤمنين عليه السلام قلت: قوله تعالى:  » ذلك بأنهم قالوا للذين كرهوا ما نزل الله سنطيعكم في بعض الامر » قال: نزلت والله فيهما وفي أتباعهما وهو قول الله عزوجل الذي نزل به جبرئيل عليه السلام على محمد صلى الله عليه وآله:  » ذلك بأنهم قالوا للذين كرهوا ما نزل الله (في علي عليه السلام) سنطيعكم في بعض الامر

« D’après Abu Abdullah (le 6ème Imam) au sujet de la Parole d’Allah : « Ceux qui sont revenus sur leurs pas après que le droit chemin leur a été clairement exposé », untel, untel et untel40 ont renié leur foi en délaissant la Wilayat du Prince des Croyants, que la Paix soit sur lui.
Je demandais (le narrateur) : et à propos de la Parole du Très-Haut « C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah [et dirent] ‘Nous allons vous obéir dans certaines choses' » ?
Il répondit : Il a été révélé, je le jure par Allah, à leur sujet (Abu Bakr et Omar) et celui de leurs partisans et c’est la Parole d’Allah, à Lui la Puissance et la Gloire, avec laquelle est descendu l’Ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, sur Muhammad, que la Paix soit sur lui et sa Famille [ainsi] : « C’est parce qu’ils ont dit à ceux qui ont de la répulsion pour la révélation d’Allah au sujet de Ali que la Paix soit sur lui [et dirent] ‘Nous allons vous obéir dans certaines choses' ».41

19) Sourate al-Mulk– La Royauté (67), verset 29

۞قُلْ هُوَ الرَّحْمَنُ آَمَنَّا بِهِ وَعَلَيْهِ تَوَكَّلْنَا فَسَتَعْلَمُونَ مَنْ هُوَ فِي ضَلَالٍ مُبِينٍ۞
۞Dis: « C’est Lui, le Tout Miséricordieux. Nous croyons en Lui et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance. Vous saurez bientôt qui est dans un égarement évident ».۞

عن أبي عبدالله عليه السلام في قول الله عزوجل:  » فستعلمون من هو في ضلال مبين » يا معشر المكذبين حيث أنبأتكم رسالة ربي في ولاية علي عليه السلام و الائمة عليهم السلام من بعده، من هو في ضلال مبين؟ كذا انزلت ».

D’après Abu Abdullah (le 6ème Imam), que la Paix soit sur lui, à propos de la Parole d’Allah, à Lui La Puissance et La Gloire : « Vous saurez bientôt qui est dans un égarement évident », « O assemblée de menteurs du fait que je vous ai informé du message de votre Seigneur au sujet de la Wilayat de Ali, que la Paix soit sur lui, et des Imams, que la Paix soit sur eux, après lui, alors qui est donc est dans un égarement évident ? », c’est comme ceci qu’il (le verset) fut révélé.42

20) Sourate al-Ma’ârij – Les Voies d’Ascension (70), verset 2

۞لِلْكَافِرِينَ لَيْسَ لَهُ دَافِعٌ۞
۞Pour les mécréants, que nul ne pourrait repousser۞

عن أبي عبدالله عليه السلام في قول الله تعالى:  » سأل سائل بعذاب واقع * للكافرين (بولاية علي) ليس له دافع » ثم قال: هكذا والله نزل بها جبرئيل عليه السلام على محمد صلى الله عليه وآله.

D’après Abu Abdullah (le 6ème Imam), que la Paix soit sur lui, à propos de la Parole d’Allah le Très-Haut : « Un demandeur a réclamé un châtiment inéluctable, pour les mécréants de la Wilayat de Ali, que nul ne pourrait repousser », puis il dit : C’est comme ceci, je le jure par Allah, qu’il (le verset) a été descendu avec l’Ange Gabriel, que la Paix soit sur lui, sur Muhammad, que la Paix soit sur lui et sa Famille43

Nous vous avions rapporté dans les articles précédents de nombreuses citations de savants Imamites qui déclaraient explicitement que le Coran avait été falsifié par les Compagnons du Prophète . Dans cet article, nous avons voulu montrer ce qu’était concrètement cette falsification.

Cette vingtaine de récits rapportant explicitement et clairement des exemples de versets falsifiés n’est qu’un simple échantillon insignifiant. Il en existe de très nombreux autres, à titre d’exemple le célèbre savant et traditionnaliste imamite Ennurî al-Tabarsî rapporte dans son non moins célèbre ouvrage Fasl al-Khitâb fî Ithbat Tahrif Kitab Rabb al-Arbab (consacré à démontrer la falsification du Coran) quelques deux milles récits imamites prouvant la falsification du Coran !

Et comme vous pouvez l’imaginer sur la base des ces exemples ci-dessus, si l’on devait compiler tous ces « versets » falsifiés, l’on obtiendrait un ouvrage qui tournerait exclusivement autour de Ali ! La finalité du message de l’Islam se résumant à Ali et ses descendants ! Vingt-trois années de Révélation pour uniquement faire connaitre à l’Humanité l’Imamat de Ali et de ses onze descendants, et mettre au second plan (ou à la marge) le message d’Unicité.

Selon la version Chiite Imamite, le Coran serait donc exclusivement dédié à présenter les Droits de Ali (et de ses descendants) à l’Imamat et non pas transmettre le message d’unicité La Illaha Ill-Allah

On peut voir très fréquemment dans les débats entre Sunnites et Chiites Imâmites, les intervenants Sunnites citer de nombreux exemples de savants Chiites ayant déclaré que le Coran a été falsifié. Parmi ces savants cités en exemple, on retrouve très souvent le Cheikh al-Kulayni, auteur du volumineux ouvrage al-Kafi qui constitue la première source de référence en terme de Hadith Imâmite. Nous citerons d’ailleurs quelques extraits (récits) de cet ouvrage dans le cadre d’un prochain article ayant pour titre « 20 exemples de versets falsifiés selon les sources Chiites Imâmites ».
En réponse à cela, la posture des Chiites consiste généralement à répliquer que l’ouvrage al-Kafi n’est pas « 100% authentique » en déclarant qu’al-Kulaynî n’a jamais eu l’intention de compiler un ouvrage authentique, alors que ce dernier affirme pourtant le contraire dans l’introduction de son ouvrage et que les savants Chiites, anciens et contemporains, n’ont jamais rejeté l’authenticité de cet ouvrage. Cette posture n’est qu’un artifice factice qu’ils adoptent face aux Sunnites, en allant jusqu’à feindre même d’analyser la chaine de transmission pour rejeter ce type de récit.
Dans cette rubrique, le lecteur aura le loisir de lire des articles sur le Hadith et la science du Hadith Chiite et de constater par lui-même cette imposture.

Al-Kulayni en personne précise dans l’introduction de son ouvrage qu’il a entrepris d’écrire cet ouvrage en réponse à un partisan (Chiite) lui ayant demander de composer »un livre suffisant […] basé sur les récits authentiques venant des Véridiques » et signale même plus loin dans son introduction qu’Allah le Très-Haut lui a facilité cette requête. De nombreux savants Chiites attestent de cela en reprenant ce passage de son introduction.

Dans notre article ici présent, nous allons citer le grand savant Chiite al-Majlissi à propos de la croyance d’al-Kulayni en la falsification du Coran.

Al-Kâfî contient de nombreux récits faisant référence à des versets coraniques ayant été falsifiés. Des versets notamment où les « Droits » des membres de la Famille Prophétique [à l’Imamat] auraient été retirés par les Compagnons du Prophète . Comme évoqué ci-dessus, al-Kulayni croyait en l’authenticité des récits qu’il a rapporté, et donc aux récits stipulant très clairement une falsification du Coran.

Dans le cadre de son ouvrage Mirat al-‘Uqul, un commentaire de l’ouvrage al-Kâfî (l’équivalent du Fath al-Barî d’Ibn Hajar al-Asqalanî, commentaire du Sahih al-Bukhârî), le Cheikh al-Majlissi confirme qu’al-Kulayni croyait effectivement en la falsification du Coran.

Le passage qui suit est un extrait de cet ouvrage. Nous allons d’abord citer le récit (tiré d’al-Kâfî) et ensuite le commentaire d’al-Majlissi (tiré de Mirat al-‘Uqul). Voici le Hadith en question :

محمد بن يحيى، عن أحمد بن محمد، عن ابن محبوب، عن عمرو بن أبي المقدام عن جابر قال: سمعت أبا جعفر (عليه السلام) يقول: ما ادعى أحد* من الناس أنه جمع القرآن كله كما أنزل إلا كذاب، وما جمعه وحفظه كما نزله الله تعالى إلا علي بن أبي طالب (عليه السلام) والائمة من بعده (عليهم السلام).
D’après Muhammad Ibn Yahya, d’après Ahmad Ibn Muhammad, d’après Ibn Mahbûb, d’après ‘Amru Ibn Abi al-Miqdâd d’après Jâbir [qui a dit] : J’ai entendu le père de Ja’far, que la paix soit sur lui, dire « celui qui prétend parmi les gens qu’il a rassemblé tout le Coran comme il a été révélé n’est qu’un menteur. Il n’a été rassemblé et protégé comme Allah l’a descendu que par Ali Ibn Abi Talib, que la paix soit sur lui, et les Imams après lui, que la paix soit sur eux1. »

Al-Majlissî en fait ensuite le commentaire ci-après :

أي غير الأئمة عليهم السلام و المراد بالقرآن كله ألفاظه و حروفه جميعا، و المراد بكما أنزل، ترتيبه و إعرابه و حركاته و سكناته و حدود الآي و السور، و هذا رد على قوم زعموا أن القرآن ما في المصاحف المشهورة، و كما قرأه القراء السبعة و أضرابهم، و اختلف أصحابنا في ذلك، فذهب الصدوق ابن بابويه و جماعة إلى أن القرآن لم يتغير عما أنزل و لم ينقص منه شي‏ء، و ذهب الكليني و الشيخ المفيد قدس الله روحهما و جماعة إلى أن جميع القرآن عند الأئمة عليهم السلام، و ما في المصاحف بعضه، و جمع أمير المؤمنين صلوات الله عليه كما أنزل بعد الرسول صلى الله عليه و آله و سلم و أخرج إلى الصحابة المنافقين فلم يقبلوا منه، و هم قصدوا لجمعه في زمن عمر و عثمان كما سيأتي تفصيله في كتاب القرآن.
قال شيخنا السديد المفيد روح الله روحه في جواب المسائل السروية أن الذي بين الدفتين من القرآن جميعه كلام الله و تنزيله، و ليس فيه شي‏ء من كلام البشر و هو جمهور المنزل، و الباقي مما أنزله الله تعالى قرآنا عند المستحفظ للشريعة المستودع للأحكام، لم يضع منه شي‏ء، و إن كان الذي جمع ما بين الدفتين الآن لم يجعله في جملة ما جمع، الأسباب دعته إلى ذلك، منها قصوره عن معرفة بعضه، و منها ما شك فيه، و منها ما عمد بنفيه، و منها ما تعمد إخراجه عنه، و قد جمع أمير المؤمنين عليه السلام القرآن المنزل من أوله إلى آخره و ألفه بحسب ما وجب من تأليفه، فقدم المكي على المدني و المنسوخ على الناسخ و وضع كل شي‏ء منه في موضعه، فلذلك قال جعفر بن محمد الصادق عليه السلام: أما و الله لو قرئ القرآن كما أنزل لألفيتمونا فيه مسمين كما سمي من كان قبلنا، و ساق الكلام إلى أن قال: غير أن الخبر قد صح عن أئمتنا عليهم السلام أنهم أمروا بقراءة ما بين الدفتين و أن لا نعتداه إلى زيادة فيه و لا نقصان منه حتى يقوم القائم عليه السلام، فيقرأ الناس القرآن على ما أنزل الله و جمعه أمير المؤمنين عليه السلام، و إنما نهونا عن قراءة ما وردت به الأخبار من أحرف تزيد على الثابت في المصحف، لأنها لم تأت على التواتر، و إنما جاءت بها الآحاد، و الواحد قد يغلط فيما ينقله، و لأنه متى قرأ الإنسان بما يخالف ما بين- الدفتين غرر بنفسه من أهل الخلاف و أغرى به الجبارين و عرض نفسه للهلاك فمنعونا عليهم السلام عن قراءة القرآن بخلاف ما ثبت بين الدفتين لما ذكرناه، انتهى.
و الأخبار من طريق الخاصة و العامة في النقص و التغيير متواترة، و العقل يحكم بأنه إذ كان القرآن متفرقا منتشرا عند الناس، و تصدي غير المعصوم لجمعه يمتنع عادة أن يكون جمعه كاملا موافقا للواقع، لكن لا ريب في أن الناس مكلفون بالعمل بما في المصاحف و تلاوته حتى يظهر القائم عليه السلام، و هذا معلوم متواتر من طريق أهل البيت عليهم السلام و أكثر أخبار هذا الباب مما يدل على النقص و التغيير و سيأتي كثير منها في الأبواب الآتية لا سيما في كتاب القرآن، و سنشبع القول فيه هناك إنشاء الله تعالى.
C’est à dire, à l’exclusion des Imams, que la paix soit sur eux.
Et la signification de « tout le Coran » c’est à dire tous les mots et les lettres.
Et la signification de « comme il a été révélé » c’est à dire son rangement (classement), son I’rab2, sa vocalisation, sa non vocalisation (lettres non vocalisées), la délimitation de ses versets et sourates. Et ceci est une réfutation à l’encontre des gens qui prétendent que le Coran est ce qui est présent dans les Masahif que nous connaissons tous 3, et qui est récité par les sept lecteurs et leurs semblables.
Et nos compagnons ont divergé à ce sujet, al-Sadûq ibn Babawayh par exemple et un groupe [de savants] sont d’avis que le Coran n’a pas été changé par rapport à ce qui a été révélé et que rien n’y manque (aucune suppression). Al-Kulaynî et Cheikh al-Mufîd, qu’Allah sanctifie leurs âmes, ainsi qu’un groupe [de savants] disent quant à eux que l’ensemble du Coran se trouve auprès de nos Imams, que la paix soit sur eux, et que ce qui est dans les Masahif [actuellement disponibles] est seulement une partie du Coran, et que le Commandeur des croyants [Ali ibn Abi Talib], que la paix soit sur lui, a réuni et compilé le Coran comme il a été révélé, après la [mort du] prophète, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Lui et sa famille, et il l’a présenté aux compagnons hypocrites et ils ne l’ont pas accepté de lui mais ils projetèrent de le rassembler [le Coran] à l’époque d’Omar et de Othman comme nous le verrons en détail dans le Livre (chapitre) du Coran.
Notre Cheikh al-Mufid, le juste [dans ses avis], qu’Allah apaise son âme, a dit dans [son ouvrage] Jawâb al-Masâ’il al-Sarwiyah que ce qui est contenu entre les deux couvertures du Coran est dans sa totalité la Parole d’Allah et Sa révélation. Et il n’y a rien dedans qui ne soit parole d’être humain et ce [qui est contenu aujourd’hui entre les deux couvertures du Coran] constitue la plus grande partie de la révélation.
Et le reste de ce qui a été révélé (par Allah) se trouve auprès du Préservateur de la Chari’ah et Gardien des Règles de jurisprudence Islamique (le Mahdi) sans aucune omission, bien que celui (Othman ) qui a compilé ce qui se trouve entre ces deux [pages de] couvertures4 n’a pas intégré cette révélation dans sa compilation du Coran, et cela pour différentes raisons comme : son ignorance de certaines d’entre elles (les autres révélations coraniques), ses doutes à son sujet et son manque de certitude, ou encore ce qu’il a délibérément supprimé (du Coran). Tandis que l’Émir des croyants (Ali ) a compilé le Coran du début jusqu’à la fin, et a assemblé les versets comme ils devaient l’être, il a fait devancer les versets mecquois sur les versets médinois, les versets abrogés suivis des abrogeants et il y a mis chaque chose à sa place.
C’est pour cette raison que Ja’far Ibn Muhammad al-Sâdiq (as) a dit : « Par Allah si le Coran était lu comme il a été révélé, vous y trouveriez nos noms comme ceux qui nous ont précédés ont été nommés ».
Et il (al-Mufîd) continua son propos en disant : Les récits authentifiés de nos Imams, que la paix soit sur eux, qui nous ont été transmis nous ordonnent de lire ce qui se trouve entre les deux pages de couvertures (al-Dafatayn) et que nous ne devons avoir recours à aucun autre écrit [versets absents du coran présent], que ce soit des ajouts ou des retraits jusqu’à ce qu’al-Qaïm (le Mahdi) apparaisse et qu’il lise le Coran tel qu’il a été révélé et tel qu’il a été compilé par l’Émir des croyants (Ali ). Et ils nous ont interdit de lire ce qui se trouve comme additions dans le Mushaf (Coran) par l’intermédiaire des récits compilés (Akhbar) car ils ne nous sont pas parvenus de manière Mutawâtir (voies multiples) mais plutôt de manière Ahad (voies singulières) et un rapporteur aurait pu commettre des erreurs en transmettant (le ou les récits). [De plus] lorsqu’une personne lit ce qui ne se trouve pas entre les deux pages de couverture du Coran [présent], il se trahit lui-même et il s’expose à la mort. Par conséquent, ils (les Imams) nous ont interdit de lire du Coran [originel, c’est à dire le véritable Coran préservé auprès du Mahdi] ce qui est contraire à ce qui se trouve entre les deux [pages de] couvertures pour toutes les raisons que nous avons évoquées [fin de citation de al-Mufid par al-Majlissi].
Et les récits par voie de transmissions chiites (Khâssah) ou sunnites (‘Ammah) sur les suppressions et altérations [des versets coraniques] sont très nombreux (Mutawâtir). Et la raison nous dicte que, le Coran [les versets] ayant été éparpillé et [largement] répandu (propagé) parmi les gens [à l’époque du Prophète ],si une personne autre que l’Imam Infaillible s’attaquait à sa compilation, il lui aurait été impossible d’accomplir une compilation parfaite qui corresponde au véritable [Coran].
Par contre, il n’y a aucun doute que les gens sont tenus d’œuvrer par ce qu’il contient, et de réciter [selon son contenu présent] jusqu’à ce que le Résurrecteur (al-Qaïm, surnom du Mahdi dans la terminologie Chiite) n’apparaisse, que la paix soit sur lui.
Et ceci est bien connu, et rapporté par de nombreux récits par la voie des Ahl al-Bayt, que la paix soit sur eux. Et la plupart des récits sur cette question soulignent la suppression et l’altération [ayant touché le Coran] et nous en verrons de nombreux exemples dans les chapitres qui suivront, et en particulier dans le chapitre sur le Livre du Coran. Et nous en parlerons largement à ce moment là si Allah le Très Haut le veut5. »

Nul besoin de développer davantage la croyance professée par al-Majlissi lui-même à la fin de son commentaire ci-dessus. Dans la vidéo suivante, l’Ayatollah Kamal al-Haydari déclare que beaucoup de savants Chiites ont déclaré que le Coran a été falsifié, et cite comme exemple les propos d’al-Majlissi à propos d’un hadith Chiite considéré comme authentique et déclarant que le Coran descendu sur l’Ange Gabriel (as) est composé de 17 000 versets, soit trois fois plus que le Coran entre nos mains.

الشيخ-عبدالله-دشتى

L’époque actuelle étant celle des médias, les Chiites Imâmites ne se risquent plus à déclarer haut et fort que le Coran a été falsifié. Dorénavant leur prêche est plus sophistiqué, plus élaboré. Il faut bien comprendre pourquoi les Imâmites déclarent que le Coran a été falsifié, tout simplement parce qu’il ne s’y trouve rien qui puisse étayer leurs croyances, aucune trace de l’Imamat et des Imams Infaillibles qui sont pourtant le pilier de leur credo. Continuer la lecture…

L’expédition de Tabûk est la dernière expédition du vivant du Prophète , elle a eu lieu en l’an 9 de l’Hégire. Les Musulmans, informés d’un projet d’attaque de la part des Byzantins et de leurs vassaux arabes du Nord de l’Arabie les Bani Ghassan et d’autres tribus, ont pris les devants en allant à la rencontre de l’ennemi. Les Byzantins, après leur victoire contre les Sassanides, apparaissaient plus que jamais comme étant une puissance régionale d’envergure. Au sein de la communauté musulmane, les hypocrites espéraient cette attaque de la part des Byzantins afin de mettre un terme à la puissance musulmane naissante, ils décourageaient les Musulmans en leur parlant des forces armées en face, en leur disant de ne pas aller combattre et en divisant les Musulmans entre eux. L’un d’entre eux Abu Amir al-Rahib, un moine Chrétien avait comploté avec Héraclius afin d’attaquer les Musulmans. Cet ennemi du Messager d’Allah, et ses alliés parmi les hypocrites avaient même construit un lieu de rassemblement près de la mosquée Al-Quba. Le Coran en parle dans la sourate at-Tawbah, verset 107 et suivants :

۞Ceux qui ont édifié une mosquée pour en faire [un mobile] de rivalité, d’impiété et de division entre les croyants, qui la préparent pour celui qui auparavant avait combattu Allah et Son Envoyé et jurent en disant : « Nous ne voulions que le bien!  » [Ceux-là], Allah atteste qu’ils mentent.
Ne te tient jamais dans (cette mosquée). Car une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t’y tiennes debout. [pour y prier] On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient.1۞

Ces hypocrites s’étaient aussi attaqué au gendre et cousin du Prophète , Ali ibn Abi Talib resté à Médine sur ordre du Prophète pour être auprès de sa famille, il faisait en effet l’objet de moqueries de la part de ces hypocrites qui avançaient que le Prophète avait laissé Ali derrière lui afin de s’en débarrasser. Ali déçu et triste à l’idée que cela puisse être vrai, rejoignit le Prophète en chemin pour Tabûk, pour lui faire part de ces propos, le Prophète lui répondit « N’est-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moïse ? ».
D’après Saad :

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ إِلَى تَبُوكَ، وَاسْتَخْلَفَ عَلِيًّا فَقَالَ أَتُخَلِّفُنِي فِي الصِّبْيَانِ وَالنِّسَاءِ قَالَ ‏ « ‏ أَلاَ تَرْضَى أَنْ تَكُونَ مِنِّي بِمَنْزِلَةِ هَارُونَ مِنْ مُوسَى إِلاَّ أَنَّهُ لَيْسَ نَبِيٌّ بَعْدِي
Le Messager d’Allah sortit en direction de Tabûk et désigna Ali comme son vicaire (à Médine). Ali dit : « Tu veux me laisser avec les enfants et les femmes ? » Le Prophète lui dit : « N’es tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moïse ? Sauf qu’il n’y aura pas de Prophète après moi2. »

La tension était donc à son comble avec l’ennemi extérieur aidé de ses alliés ayant infiltré la communauté des croyants, le Prophète se rendit aux frontières septentrionales de l’Arabie accompagné de 30 000 hommes prêts au combat malgré l’intense chaleur qui régnait à cette époque et les centaines de kilomètres à parcourir. Certains compagnons n’avaient pas de monture pour participer à cette expédition et durent rester à Médine, le Prophète se résigna à leur dire qu’ils ne pouvaient pas y participer, ces propos les avaient rendu tristes et en larmes. Allah a révélé des versets à leur sujet :

۞(Pas de reproche) non plus à ceux qui vinrent te trouver pour que tu leur fournisses une monture et à qui tu dis: «Je ne trouve pas de monture pour vous.» Ils retournèrent les yeux débordant de larmes, tristes de ne pas trouver de quoi dépenser3

Les récits de cette expédition, évoquent des compagnons assoiffés et affamés lors du trajet, à tel point qu’ils ont du abattre des chameaux afin d’étancher leur soif et leur faim. Cette armée fut surnommé Jaych al-‘Usra (l’Armée de l’épreuve) à cause des difficultés qu’ils durent affronter afin de se rendre à Tabûk.
Les ennemis du Prophète étaient sûrs d’eux et avides d’en finir avec cette communauté naissante, le Prophète se devait de se préparer de la meilleure des manières afin de ne pas être dépassé par les troupes ennemies, le Prophète avait invité ses compagnons à donner de leur argent, Aslam raconte :

قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، يَقُولُ أَمَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ نَتَصَدَّقَ فَوَافَقَ ذَلِكَ عِنْدِي مَالاً فَقُلْتُ الْيَوْمَ أَسْبِقُ أَبَا بَكْرٍ إِنْ سَبَقْتُهُ يَوْمًا قَالَ فَجِئْتُ بِنِصْفِ مَالِي فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ »‏ مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ ‏ »‏ ‏.‏ قُلْتُ مِثْلَهُ وَأَتَى أَبُو بَكْرٍ بِكُلِّ مَا عِنْدَهُ فَقَالَ ‏ »‏ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا أَبْقَيْتَ لأَهْلِكَ ‏ »‏ ‏.‏ قَالَ أَبْقَيْتُ لَهُمُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ قُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَسْبِقُهُ إِلَى شَيْءٍ أَبَدًا
J’ai entendu Omar ibn al-Khattab dire : « Le Messager d’Allah nous a demandé de faire l’aumône, et cela tombait à un moment où je possédais des biens, alors je me suis dit : « S’il m’est donné de faire mieux qu’Abu Bakr, c’est aujourd’hui [ou jamais]. » Alors je suis arrivé avec la moitié de mon argent, et le Messager d’Allah a dit : »Qu’as-tu laissé à ta famille ? »
J’ai répondu : « Son équivalent. »
Et Abu Bakr vint avec tout ce qu’il avait 4 et le Prophète dit : »Qu’as-tu laissé à ta famille ? » Abu Bakr de répondre : »J’ai laissé Allah et Son Messager ».
J’ai dit : »Par Allah, je ne serai jamais capable de le surpasser en quoi que ce soit5. »

Dans un autre récit narré par Abdurahman ibn Samurah :

جَاءَ عُثْمَانُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِأَلْفِ دِينَارٍ – قَالَ الْحَسَنُ بْنُ وَاقِعٍ وَكَانَ فِي مَوْضِعٍ آخَرَ مِنْ كِتَابِي فِي كُمِّهِ حِينَ جَهَّزَ جَيْشَ الْعُسْرَةِ فَنَثَرَهَا فِي حِجْرِهِ ‏.‏ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَرَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يُقَلِّبُهَا فِي حِجْرِهِ وَيَقُولُ ‏ « ‏ مَا ضَرَّ عُثْمَانَ مَا عَمِلَ بَعْدَ الْيَوْمِ ‏ »‏ ‏.‏ مَرَّتَيْنِ
Abdurahman ibn Samurah dit : Othman est allé voir le Prophète avec 1000 Dinars.
(al-Hassan ibn Waqi’ 6 précise : « Et dans un autre endroit dans mon livre : « [Othman est allé voir le Prophète avec 1000 Dinar] dans son vêtement lorsque l’armée de al-Usra7 était en préparation, il les posa sur ses genoux.)
[Abdurahman dit :] « J’ai vu le Prophète les retourner et les déposer sur ses genoux, en disant à 2 reprises : « Ce que Othman fera après ce jour-ci ne l’affectera point »8. »

Bien que cette bataille n’a pas eu lieu, cette expédition a eu des conséquences importantes sur la vision que les autres empires se faisaient de la communauté musulmane. Elle n’était plus une communauté faible et incapable de se défendre, mais dorénavant un peuple puissant. De nombreuses tribus du Nord avaient par la suite prêté serment d’allégeance au Prophète Muhammad et embrassé l’Islam.

Allah a révélé à propos des compagnons qui ont participé à cette expédition :

۞Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Emigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard9

Les hypocrites loin de baisser les bras, ont tenté d’assassiner le Prophète sur le chemin du retour en le faisant tomber du haut d’un précipice. Hudhayfa et Ammar ibn Yassir étaient à l’avant et à l’arrière du Prophète assis sur sa chamelle, quand les hypocrites ont tenté d’attenter à la vie du Prophète , ceux-ci étaient masqués et les compagnons ne purent pas les voir. Le Prophète révéla par la suite les noms à Houdhayfa en lui demandant de ne pas les révéler. Certains commentateurs du Coran déclarent que le verset 74 de la sourate 9 (at-Tawbah) a été révélé à ce sujet :

۞Ils jurent par Allah qu’ils n’ont pas dit (ce qu’ils ont proféré), alors qu’en vérité ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans. Ils ont projeté ce qu’ils n’ont pu accomplir. Mais ils n’ont pas de reproche à faire si ce n’est qu’Allah – ainsi que Son messager – les a enrichis par Sa grâce. S’ils se repentaient, ce serait mieux pour eux. Et s’ils tournent le dos, Allah les châtiera d’un douloureux châtiment, ici-bas et dans l’au-delà ; et ils n’auront sur terre ni allié ni secoureur.۞

Comme souvent chez les Chiites Imamites, dès qu’un mal se produit les accusés sont souvent les mêmes, en l’occurrence ici, Abu Bakr , Omar et Othman figurent selon eux parmi la dizaine d’hypocrites masqués ayant voulu assassiner le Prophète .
Bien entendu, chez les Chiites francophones, ces noms ne sont pas cités nommément de peur de choquer leurs interlocuteurs. Par exemple, nous pouvons citer un administrateur d’un forum Chiite francophone qui déclarait il y a quelques années :

Il suffirait que je te cite l’épisode de l’expédition de Tabûk pour que peut être tu comprennes, ce que je doute. Tu n’es pas soit Naïf ou une insulte à notre religion, mais un ignorant arrogant qui veut à tout prix imposer son avis quand bien même il serait faut.
Bref, lors du retour du Prophète de l’expédition de Tabûk, 15 hommes ont attenté à la vie du Prophète dans un guet-apens. Hodhayfah qui suivait et conduisait le chameau du Prophète, tiré par ‘Ammâr Ben Yâsir, ayant entendu le bruit des pas de chameaux et le cliquetis d’armes, donna l’alerte, ce qui les fit fuir.
Le Prophète demanda à Hodhayfah s’il les avait reconnus. Il répondit par la négative. Le Prophète dit alors que ces hommes avaient projeté de l’assassiner en terrifiant son chameau afin qu’il le jette du haut de la falaise escarpée, et qu’ils resteraient des hypocrites jusqu’au dernier jour. Il donna le nom de chacun, accompagné du nom du père, tout en interdisant strictement à Hodhayfah de divulguer leur secret. Hodhayfah lui exprima son désir de les voir tous décapités, mais le Prophète, refusant cette suggestion, dit: «Les gens vont dire que Muhammad ayant obtenu des victoires avec leur concours veut maintenant les tuer». Hodhayfah fut par la suite connu sous l’appellation du « Possesseur du Secret ».
Plus tard, importuné constamment par des adjurations solennelles du calife ‘Omar, Hodhayfah semble avoir fini par donner les noms des hypocrites. Mais étant donné que la liste comprenait d’éminents Compagnons du Prophète, les historiens et les commentateurs se seraient abstenus de les rendre publics. Ibn Babawayh (al-Sadûq), un savant érudit a toutefois divulgué leurs noms.10

Cet individu s’est basé sur l’extrait de l’ouvrage ci-dessous tiré d’un site de propagande Chiite (Bostani.com) pour affirmer son propos :

Conspiration contre la Vie du Prophète
Sur le chemin de retour de Tabûk, le Prophète avait à traverser ‘Aqabah Thî Fetaq. Il ordonna à ses hommes de ne pas prendre ce passage avant qu’il ne le traverse lui-même.(198) Pendant la nuit, alors qu’il traversait ‘Aqabah sur son chameau, guidé par Hothayfah B. al-Yaman qui tenait la bride à la main, et ‘Ammâr Ibn Yâcir qui le poussait par derrière, un soudain éclair de lumière leur fit voir quatorze ou quinze hommes s’avancer vers eux. Hothayfah poussa un cri d’alarme et le Prophète accosta durement les intrus qui prirent la fuite. «Et ils avaient combiné ce qu’ils n’ont pas pu réaliser». (Sourate al-Tawbah, 9: 74).
«Les commentateurs nous informent que quinze hommes avaient projeté l’assassinat de Mohammad lors de son retour de Tabûk, en le poussant de son chameau vers un précipice, pendant qu’il traversait la nuit sur son chameau la plus haute partie de ‘Aqabah. Mais alors qu’ils s’apprêtaient à exécuter leur dessein, Hothayfah qui suivait et conduisait le chameau du Prophète, tiré par ‘Ammâr B. Yâcir, ayant entendu le bruit des pas de chameaux et le cliquetis d’armes, donna l’alerte, ce qui les fit fuir» (« Sale »).
Le Prophète demanda à Hothayfah s’il les avait reconnus. Il répondit par la négative. Le Prophète dit alors que ces hommes avaient projeté de l’assassiner en terrifiant son chameau afin qu’il le jette du haut de la falaise escarpée, et qu’ils resteraient des hypocrites jusqu’au dernier jour. Il donna le nom de chacun, accompagné du nom du père, tout en interdisant strictement à Hothayfah de divulguer leur secret. Hothayfah lui exprima son désir de les voir tous décapités, mais le Prophète, refusant cette suggestion, dit: «Les gens vont dire que Mohammad ayant obtenu des victoires avec leur concours veut maintenant les tuer». Hothayfah fut par la suite connu sous l’appellation du « Possesseur du Secret ».
Plus tard, importuné constamment par des adjurations solennelles du calife ‘Omar, Hothayfah semble avoir fini par donner les noms des hypocrites. Mais étant donné que la liste comprenait d’éminents Compagnons du Prophète, les historiens et les commentateurs se seraient abstenus de les rendre publics. Ibn Babawayh (al-Çadûq), un savant érudit a toutefois divulgué leurs noms que je me garde de mentionner, par décence11.

Comme vous pouvez l’observer, on remarque ici le style habituel emprunt de lâcheté, typique de la propagande Chiite. Il n’ose pas aller jusqu’au bout et nous en dire davantage, donner des noms ou une source précise.

Nous avons également eu l’opportunité de trouver sur le web francophone, que ce récit est enseigné aux enfants Chiites sur l’île de la Réunion12, afin de perpétuer cette haine à l’égard des trois premiers Califes et des compagnons en général. Vous pouvez observer les copies écran ci-dessous :

réunion1

réunion2

Ceci étant dit, nous avons voulu pousser l’investigation et faire des recherches dans les ouvrages du savant imamite al-Sadûq. Nous avons trouvé le passage qui nous intéresse dans le Bihâr al-Anwâr d’al-Majlissi, qui cite le propos d’al-Sadûq et voici ce que rapporte al-Sadûq (Majlissi le rapporte également dans son Bihâr al-Anwâr) :

عن حذيفة بن اليمان أنه قال: الذين نفروا برسول الله ناقته في منصرفه من تبوك أربعة عشر: أبوالشرور، وأبوالدواهي، وأبوالمعازف وأبوه، وطلحة، وسعد بن أبي وقاص، وأبوعبيدة، وأبوالاعور، والمغيرة، و سالم مولى أبي حذيفة، وخالد بن الوليد، وعمروبن العاص، وأبوموسى الاشعري و عبدالرحمن بن عوف، وهم الذين أنزل الله عزوجل فيهم:  » وهموا بما لم ينالوا
D’après Hodhayfah ibn al Yaman : ceux qui ont tenté d’effrayer la chamelle du Messager lors de son départ de Tabûk sont au nombre de 14 :
Abû al-Churûr, Abû al-Dawahî, Abû al-Ma’âzif et son père, Talha, Sa’d ibn Abî Waqqâs, Abû ‘Ubayda, Abû al-‘Awr, al-Mughîra, Sâlim mawlâ Abî Hudhayfa, Khâlid ibn al-Walîd, ‘Amr ibn al-‘As, Abû Mûssâ al-Ach’arî et Abdurahmân ibn ‘Awf.
Ce sont ceux là à propos desquels Allah a révélé : « Ils ont projeté ce qu’ils n’ont pu accomplir ».13

Le complot ourdi par ces personnes étaient donc de surprendre le Prophète sur sa chamelle au détour d’un chemin sinueux et escarpé au sommet d’une montagne et d’effrayer la chamelle afin qu’elle se précipite dans le vide en entraînant avec elle le Prophète.

Al-Sadûq énumère les 14 individus qui ont voulu attenter à la vie du Prophète , qui sont dans l’ordre cité :
– Abû al-Churûr
– Abû al-Dawahî
– Abû al-Ma’âzif
– Le père de Abu al-Ma’âzif
– Talha
– Sa’d ibn Abî Waqqâs
– Abû ‘Ubayda
– Abû al-‘Awr
– al-Mughîra
– Sâlim mawlâ Abî Hudhayfa
– Khâlid ibn al-Walîd
– ‘Amr ibn al-‘As
– Abû Mûssâ al-Ach’arî
– Abdurahmân ibn ‘Awf.

Dans cette liste de comploteurs, nous voyons des Compagnons parmi les plus proches du Prophète et qui d’après les Imamites ont voulu l’assassiner. Et en tête de liste, nous lisons trois noms étranges qui n’évoquent aucun des Compagnons que nous connaissons. Qui sont ces étranges personnages ?  Pour cela, il vous suffit de consulter l’explication donnée par al-Majlissi, juste après le texte de ce récit :

بيان : أبوالشرور وأبوالدواهي وأبوالمعازف أبوبكر وعمر وعثمان ، فيكون المراد بالاب الوالد المجازي ، أو لانه كان ولدزنا ، أو المراد بأبي المعازف معاوية وأبوه أبوسفيان ، ولعله أظهر ، ويؤيده الخبر السابق.
Explication : Abû al-Churûr, Abû al-Dawahî et Abû al-Ma’âzif désignent Abu Bakr, Omar et Othman. Et le sens de « père »14 ici désigne le père figuré ou bien c’étaient des enfants adultérins. Abû al-Ma’âzif peut également désigner Mu’awiyah et son père (al-Ma’âzif) désigner son père Abu Sufyan. C’est peut être ce qui ressort le plus, et le récit précédent va dans ce sens.15

Nous apprenons donc que :
– أبوالشرور est le surnom donné à Abû Bakr
– أبوالدواهي est le surnom donné à Omar
– أبوالمعازف est le surnom donné à Othmân
Voici ce que n’avait pas eu le courage de dévoiler cet intervenant Imamite lors d’une de ses interventions sur un forum de discussion sur le web. Cet individu et ses semblables ne savent que susurrer, suggérer, parler à demi-mots, vous les verrez rarement avoir le courage d’assumer leur crédo explicitement. Vous voyez, à cette occasion et surtout dans la seconde partie de cet article, que ces croyances démoniaques sont toujours en cours chez les Imamites, ce ne sont nullement des fables colportées par les anciens et depuis enfouies sous les siècles passés. Ces croyances sont toujours aussi vivantes et colportées de génération en génération jusqu’à aujourd’hui, preuve en est au travers de cet exemple.

Dans le prochain article, nous répondrons à certaines « preuves Sunnites » présentées par les Chiites Imamites qui ne pratiquent par la Taqiya vis-à-vis de cet évènement et nous montrerons aux lecteurs, qu’une fois de plus, les Chiites n’ont absolument rien de concret concernant leurs croyances haineuses envers les Compagnons, en particulier les premiers Califes et leurs filles.

Démontrer que la croyance en la falsification du Coran est très répandue chez les Chiites va de pair avec l’action de réfutation de certaines affirmations provenant de Musulmans qui ne sont pas au fait des techniques de propagande mensongère émanant des prêcheurs Chiites ou provenant de ces mêmes prêcheurs afin de répondre aux accusations de croyance en la falsification du Coran. En effet, il y a un point qui échappe bien souvent au profane au sujet de la question de la falsification du Coran chez les Chiites Imamites.

Lorsqu’on rapporte les nombreux récits Imamites relatifs à la falsification du Coran et que l’on développe la question, l’on se voit toujours rétorquer par les Imamites aussi bien que par certains Sunnites ignorant de la question :

– « Oui mais si tout ce que vous dites est vrai, pourquoi avons-nous le même Coran ? »
– « Si ce que vous dites est vrai, alors pourquoi lisons-nous et nous basons-nous sur le même Coran ? »
– « Nous lisons pourtant le même Coran que vous ! La preuve, nous l’éditons même en Iran ! »
– « Apportez-nous le Coran version Imamite ! »

Nous tenons à préciser une chose ici : ces différentes réponses peuvent être données aussi bien par :
– L’Imamite ignorant de son propre crédo (et abusé par ses savants).
– L’Imamite fraîchement converti qui lui aussi ignore totalement ce genre de choses et à qui l’on fournit un « kit de propagande »1.
– Le propagandiste Imamite qui croit lui en la falsification du Coran mais dissimule pour des raisons évidentes cette croyance et verse dans la Taqiya.
– Le Sunnite ignorant la croyance Imamite et qui se permet cependant pour diverses raisons2 de parler sur ce sujet en toute ignorance.

Pour répondre à ces objections, nous vous proposons de vous rapporter non pas notre réponse ou avis, mais celui d’un des plus grand savants Imamites, Ni’matullâh al-Jazâ’irî, qui vous éclairera sur la supercherie opérée par les Imamites depuis de nombreux siècles.

Voici donc ce que dit Ni’matullâh al-Jazâ’irî dans son célèbre ouvrage al-Anwâr al-Nu’mâniya :

فإن قلت كيف جاز القراءة في هذا القرآن مع مالحقه من التغيير ، قلت قد روي في الآخبار أنهم عليهم السلام أمروا شيعتهم بقراءة هذا الموجود من القرآن في الصلاة وغيرها والعمل بأحكامه حتى يظهر مولانا صاحب الزمان فيرتفع هذا القرآن من أيدي الناس إلى السماء ويخرج القرآن الذي ألفه أمير المؤمنين عليه السلام فيقرى ويعمل بأحكامه
Et si tu dis : « comment est-il permis de lire de ce Coran sachant ce qu’il a subit comme altérations ? », je répondrai : « Il a été rapporté dans des récits qu’ils3 ont commandés à leur partisans (Chi’a) de lire ce qui est présent de ce Coran dans la Salat et autre et d’œuvrer à travers ses règles juridiques jusqu’à ce qu’apparaisse notre seigneur, le Maitre du Temps4, et il fera élever au ciel ce Coran qui se trouve entre les mains des gens et il sortira le Coran, compilé par le Commandeur des Croyants (Ali) as et [les gens] réciteront [de ce Coran] et œuvreront de par ses commandements5« .

Les propos de Ni’matullâh al-Jazâ’iri enseigne une Nième méthode de tromperie au lieu tout simplement de se repentir et de revenir sur cette croyance abjecte à propos du Coran, ce savant parmi les plus importants de la communauté Chiite et ce à travers les siècles, ose rapporter des récits Chiites attribués faussement aux descendants du Prophète encourageant leurs partisans à lire le Coran actuel falsifié en attendant l’arrivée du Mahdi et du vrai Coran intact et vierge de toute altération.
On apprend donc qu’il existe un Coran avec un petit ‘c’ celui falsifié par les Compagnons et afin de passer inaperçus, les Imamites sont priés de l’utiliser pour la forme : de le lire et de se baser dessus… en attendant que l’Imam Occulté arrive avec le Coran avec un grand C, le vrai celui qui n’a pas été altéré.

Le Cheikh al-Mufîd lui aussi parmi les plus éminents savants Chiites toutes époques confondues encourage la masse Chiite à lire le Coran actuel jusqu’à l’arrivée du vrai Coran non falsifié. Il est pourtant parmi ceux que les prêcheurs Chiites citent lorsqu’ils fournissent une liste de savants Chiites rejetant la thèse de la falsification du Coran et aurait dit les propos suivants :

Dans son livre « Kitâb al-Maqâlât », à la fin du chapitre « Al-Khitâb », al-Chaykh al-Mufîd écrit qu’un groupe d’Imamites affirme qu’il ne manque au Coran aucun mot, aucun verset ni aucune sourate et que seules ont été supprimées l’exégèse du Coran et l’interprétation de ses significations qu’Amîr al-Mu’minîn (l’Imam ’Alî) avait faites à la lumière de la Révélation et qu’il avait notées en marge de sa copie.

Même si rien ici ne dit que le Cheikh al-Mufid rejette cette croyance, cette citation est contenue dans un texte de propagande Chiite destiné à réfuter cette thèse du Coran falsifié avancée par les Sunnites pour confondre les Chiites.
Voici pourtant ce qu’il dit dans une autre de ses oeuvres :

المسألة التاسعة: صيانة القرآن من التحريف ما قولة – أدام الله تعالى حراسته – في القران: أهو ما بين الدفتين، الذي في أيدي الناس، أم هل ضاع مما أنزل الله تعالى على نبيه منه شئ، أم لا؟ وهل هو ما جمعه أمير المؤمنين عليه السلام، أم ما جمعه عثمان بن عفان على ما يذكره المخالفون؟

الجواب: لا شك أن الذي بين الدفتين من القرآن جميعه كلام الله تعالى وتنزيله، وليس فيه شئ من كلام البشر، وهو جمهور المنزل. والباقي مما أنزله الله تعالى عند المستحفظ للشريعة، المستودع للاحكام، لم يضع منه شئ . وإن كان الذي جمع ما بين الدفتين الان لم يجعله في جملة ما جمع لاسباب دعته إلى ذلك، منها: قصوره عن معرفة بعضه. ومنها: شكه فيه وعدم تيقنه . ومنها: ما تعمد إخراجه منه. وقد جمع أمير الؤمنين عليه السلام القرآن المنزل من أوله إلى آخره، وألفه بحسب ما وجب من تأليفه، فقدم المكي على المدني، والمنسوخ على الناسخ، ووضع كل شئ منه في محله . فلذلك قاد جعفر بن محمد الصادق عليهما السلام:  » أما والله لوقرئ القرآن كما أنزل لالفيتمونا فيه مسمين كما سمي من كان قبلنا  » . وقال عليه السلام:  » نزل القرآن آربعة أرباع: ربع فينا، وبع في عدونا، وربع سنن وأمثال، وربع فرائض وأحكام، ولنا أهل البيت كرائم القرا ن  » . لزوم التقيد بما بين الدفتين غير أن الخبر قد صح عن أئمتنا عليهم السلام أنهم أمروا بقراءة ما بين الدفتين، وأن لا يتعداه إلا زيادة فيه ولا نقصان منه حتى يقوم القائم عليه السلام فيقرأ للناس القرآن على ما أنزله الله تعالى وجمعه أمير المؤمنين عليه السلام . وإنما نهونا عليهم السلام عن قراءة ما وردت به الاخبار من أحرف تزيد على الثابت في المصحف لانها لم تأت على التواتر، وإنما جاء بها الاحاد، وقد يغلط الواحد فيما ينقله. ولانه متن قرأ الانسان بما خالف ما بين الدفتين غرر بنفسه وعرض نفسه للهلاك. فنهونا عليهم السلام عن قراءة القرآن بخلاف ما ثبت بين الدفتين لما ذكرناه
Neuvième question : Au sujet de la préservation du Coran de la falsification, quel est l’avis du Cheikh, qu’Allah vous protège continuellement, au sujet du Coran ? Est-ce que le Coran est celui qui entre les deux couvertures, qui est entre les mains des gens ? Ou bien est-ce qu’il a été perdu quelque chose de ce qui a été révélé par Allah le Très Haut à son Prophète ? Et est-ce que le Coran est celui qui a été compilé par le Prince des Croyants (as) ? Ou ce qui a été compilé par Othman ibn Affan comme le rapportent nos opposants ?
Réponse : « Il n’y a aucun doute que tout ce qui se trouve entre les deux pages de couverture du Coran est la parole d’Allah et Sa révélation, il ne contient aucune parole humaine et il correspond en grande majorité à ce qui a été révélé. Et le reste de ce qui a été révélé (par Allah) se trouve auprès du Préservateur de la Chari’ah et Gardien des Règles de jurisprudence Islamique (le Mahdi) sans que rien n’ait été omis, bien que celui (Othman ) qui a compilé ce qui se trouve entre ces deux pages de couverture n’a pas intégré cette révélation dans sa compilation du Coran, cela pour différentes raisons comme : son ignorance de certaines d’entre elles (les autres révélations coraniques), ses doutes à son sujet et son manque de certitude, ou encore ce qu’il a délibérément supprimé (du Coran). Tandis que l’Émir des croyants (Ali ) a compilé le Coran du début jusqu’à la fin, et a assemblé les versets comme ils devaient l’être, il a fait devancer les versets mecquois sur les versets médinois, les versets abrogés suivis des abrogeants et il y a mis chaque chose à sa place. C’est pour cette raison que Ja’far Ibn Muhammad as-Siddiq (alayhi salam) a dit : « Par Allah si le Coran était lu comme il a été révélé, vous y trouveriez nos noms comme ceux qui nous ont précédés ont été nommés ». Il a dit également : « Le Coran a été révélé en quatre parties » : un quart à notre sujet, un quart au sujet de nos ennemis, un quart au sujet des sunnan et des exemples (histoires) et un quart au sujet des obligations et lois (règles juridiques), et nous autres Ahl al-Bayt sommes les merveilles du Coran (c’est-à-dire le meilleur quart). » Des Hadiths authentiques de nos Imams nous ont été transmis dans lesquels ils nous ont ordonnés de lire ce qui se trouve entre les deux pages de couvertures (al-Dafatayn) et que nous ne devions avoir recours à aucun autre écrit, que ce soit des ajouts ou des retraits jusqu’à ce que al-Qaïm (le Mahdi) n’apparaisse et il lira la Coran tel qu’il a été révélé et tel qu’il a été compilé par l’Émir des croyants (Ali ) et ils nous ont interdit de lire ce qui se trouve d’additions dans le Mushaf  (Coran) par l’intermédiaire des récits compilés (Akhbar) car ils ne nous sont pas parvenus de manière Mutawatir6 mais plutôt de manière Ahad (singulière)7 et une personne aurait pu commettre des erreurs en transmettant (le ou les récits), et lorsqu’une personne lit ce qui ne se trouve pas entre les deux pages de couverture du Coran, il se trahit lui-même et il s’expose à la mort. Par conséquent, ils (as) nous ont interdit de lire du Coran ce qui est contraire à ce qui se trouve entre les deux pages de couvertures8.

Le Cheikh al-Mufid rappelle clairement qu’il est interdit de lire plus que ce qui a été compilé par le Calife Othman jusqu’à l’arrivée du Mahdi qui possède la totalité de la révélation coranique. Au lieu de renier ces croyances monstrueuses au sujet du Coran, il ne renie pas l’existence du Coran véritable auprès du Mahdi et confirme qu’il manque des passages dans la compilation faite par le Calife Othman ibn Affan , cependant il ne faut pas l’ébruiter au risque de se faire accuser ou de subir des attaques de la part de leurs opposants qui ne sont autre que les Sunnites.
Et ces deux savants de part leur importance au sein du clergé Imamite suffisent à eux-seuls9 à prouver que cette croyance n’est pas marginale mais plutôt bien ancrée au sein de la communauté Chiite. L’on se demande le pourquoi de la révélation du Coran au Prophète Mohammad , si finalement le Coran est destiné à rester dans l’obscurité d’une grotte jusqu’à la fin du monde en compagnie de l’Imam occulté !
Alors que le Seigneur Très-Haut a dit :

۞Ô gens ! Certes une preuve évidente vous est venue de la part de votre Seigneur. Et Nous avons fait descendre vers vous une lumière éclatante10

laali-al-akhbar

C’est le savant chiite Muhammad Tusirkani, surnommé de « Chef des Ulama1 et des Muhaqiqqoun2 et quintessence des juristes », qui nous le divulgue dans son ouvrage Laali al-Akhbar3. Il écrit à la fin du chapitre « Les invocations rapportées [à réciter] après la Salat » :

اعلم أن أشرف الأمكنة والأوقات والحالات وأنسبها للعن عليهم – عليهم اللعنة – إذا كنت في المبال، فقل عند كل واحد من التخلية والاستبراء والتطهير مرارا بفراغ من البال: اللهم العن عمر، ثم أبا بكر وعمر، ثم عثمان وعمر، ثم معاوية وعمر، ثم يزيد وعمر، ثم ابن زياد وعمر، ثم ابن سعد وعمر، ثم شمر وعمر، ثم عسكرهم وعمر. اللهم العن عائشة وحفصة وهند وأم الحكم والعن من رضي بأفعالهم إلى يوم القيامة
Sache que le meilleur endroit, le meilleur moment, la meilleure des situations et la plus convenable pour les maudire4, que la malédiction soit sur eux, est lorsque tu te trouves aux latrines5.
Dis à chaque fois, après avoir uriné, vider l’urètre (Itibra’) et te purifier, continuellement :
Ô Allah maudit Omar, puis Abu Bakr et Omar, puis Othman et Omar, puis Mouawiyah et Omar, puis Yazid et Omar, puis ibn Ziyad et Omar, puis ibn Saad et Omar, puis Shimr6 et Umar, puis leurs armées et Omar.
Ô Allah maudit Aicha, Hafsa, Hind et Umm al-Hakam, et maudit tous ceux qui sont satisfaits de leurs œuvres, jusqu’au jour du Jugement Dernier.7

Ci-dessous, un aperçu du passage dans son livre :
laali-al-akhbar

L’objet de cet article est de disséquer le système de la science du hadith chez les Chiites Imamites et de vérifier le bien fondé de l’assertion ci-dessous avancée par Ali Akbar Ghifârî pour décrire le niveau de sophistication de la science du hadith dans le Chiisme Imamite.

فإن الدقة والعمق والعراقة التي تبرز في تصانيف الشيعة في هذا المجال قد ميزت هذا العلم بكثير على الرغم من سبق الآخرين لهم في مجال تدوين مصطلح الحديث

La précision, la profondeur (dans le détail) et l’enracinement (solidité de cette science) qui ressort des ouvrages chiites dans cette matière se distinguent de beaucoup [des autres] dans cette science, malgré le devancement des autres dans la composition de la terminologie de [la science] du hadith1.

S’agit-il effectivement, comme le déclare le professeur Ali Akbar Ghifârî, un des plus grand Muhaqqiq2 Imamite contemporain, d’une description véridique, qui colle parfaitement à la réalité ou bien s’agit-il d’un slogan publicitaire qui masque une vaste supercherie ?

Continuer la lecture…

Ayatollah Khomeini                                1979

Dans un précédent article, nous avions montré la vision qu’avaient les Chiites Imamites vis-à-vis de leur Seigneur et de Son Livre Saint, celle d’un Créateur faible, soumis à la tyrannie de Ses créatures au point de ne pas intégrer dans Sa révélation coranique, la croyance fondamentale qu’est l’Imamat.

En effet, nous apprenions de la part des grands Ayatollah al-Sistani et al-Hakim que si Allah avait cité Ali et les Imams dans le Coran, alors les Compagnons auraient falsifié le Saint Coran… c’est la raison pour laquelle Ali et ses descendants n’ont pas été cités nommément dans le texte coranique.

Voici sans plus tarder, les propos de l’Ayatollah al-Khomeini, le père de la Révolution Iranienne, qui déclare exactement la même chose que les Ayatollah précités. Dans son ouvrage Kachf al-Asrar il déclare ceci :

آنکه ممکن بود در صورتی که امام را در قرآن ثبت می کردند آنهایی که جز برای دنیا و ریاست با اسلام و قرآن سر و کار نداشتند و قرآن را وسیلۀ اجرای نیات فاسدۀ خود کرده بودند، آن آیات را از قرآن بردارند و کتاب آسمانی را تحریف کنند و برای همیشه قرآن را از نظر جهانیان بیندازند و تا روز قیامت این ننگ برای مسلمانها و قرآن آنها بماند و همان عیبی را که مسلمانان به کتاب یهود و نصاری می گرفتند، عینا برای خود اینها ثابت شود
« Si le nom de l’Imam avait été mentionné dans le Coran, il aurait été probable que ceux qui ne croyaient pas à l’Islam et au Coran si ce n’est pour atteindre des choses de ce bas-monde et le pouvoir, et qui utilisaient le Coran comme un moyen pour réaliser leurs desseins corrompus, retirent des versets du Coran et ne falsifient le Livre Saint, et en fasse un livre inutile aux yeux des gens. Et ce Livre aurait été une honte pour les Musulmans jusqu’au Jour du Jugement, et la faute dont les Musulmans accusent les Juifs et les Chrétiens [Ndlr : celle d’avoir falsifié leurs ouvrages] se serait retournée contre eux-mêmes1.

khomeiniCoran

Que dire face à de tels propos si ce n’est qu’il n’y a de force et de puissance qu’en Allah…

Entre les savants de référence Chiites qui affirment que le Coran est clairement falsifié et les savants Chiites actuels qui tentent tant bien que mal de trouver une justification cohérente à l’absence de versets explicites au sujet de l’Imamat des douze Imams, dans les deux cas nous faisons face à une conception invraisemblable et pour le moins inquiétante d’Allah car Il est en somme incapable de protéger le dernier Livre qu’Il a révélé à Ses serviteurs et préfère les égarer plutôt que de leur apporter la guidée.

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